L’Afghanistan post-US : le futur rôle clé du Qatar

7 septembre 2021

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Photo : L’Afghanistan post-US : le futur rôle clé du Qatar. Crédit photo : Unsplash
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L’Afghanistan post-US : le futur rôle clé du Qatar

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Le départ d’Afghanistan des Etats-Unis laisse un vide que d’autres pays vont s’efforcer de combler. Parmi les prétendants, le Qatar n’est pas le moins bien placé. Plusieurs interventions officielles ont manifesté un intérêt du Qatar pour l’Afghanistan

Depuis la mi-août 2021, d’autres puissances tentent de se frayer un chemin pour résoudre la crise humanitaire tragique qui se déroule sous nos yeux et devant nos écrans. Alors que les États-Unis s’en vont avec perte et fracas, Russie et Chine « parient » sur les taliban et tentent déjà de combler le vide occidental[1], mais ce n’est pas le cas uniquement de grandes puissances régionales. Ainsi, le Qatar, qui a un rôle tout à fait particulier, depuis 2018, dans la reprise des négociations directes entre Afghans de tous bords et Américains à Doha, s’est propulsé en quelques jours au rang, non seulement de médiateur régional grandissant, mais également d’acteur humanitaire incontournable pour protéger des milliers de vies humaines.

En effet, afin de venir en aide à toutes les puissances impuissantes sur place à rapatrier leurs concitoyens ainsi que leurs employés afghans, Doha a mis en place une véritable opération aérienne inédite dans ce qui se présente déjà comme le plus grand pont aérien de l’histoire.

Preuve de ce succès : le président américain Joe Biden remerciait lui-même, le 21 août dernier, lors d’un appel à l’émir Tamim Al Thani[2], le Qatar pour son « généreux soutien » dans cette opération humanitaire sans précédent. La chancelière Angela Merkel formulait également ses remerciements pour le rôle de Doha dans l’évacuation des ressortissants allemands de Kaboul[3]. Idem pour le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, qui a salué les efforts de l’État du Golfe pour promouvoir le dialogue et diriger le processus de paix entre les factions belligérantes.

Fin août 2021, plus de 100 000 personnes avaient été évacuées depuis l’aéroport de Kaboul, dont la moitié uniquement par les forces qataries. Pourquoi une telle implication de l’émirat dans la crise afghane ? Quelle stratégie du gouvernement qatari ? Doha se voit-il désormais jouer un rôle incontournable dans la construction de l’avenir de l’Afghanistan post-américain ? Peut-il, à la croisée des partenaires de discussion et des pays étrangers, réussir là où les plus grands ont échoué depuis vingt ans à pacifier ce pays ? Autant de questions complexes auxquelles nous allons tenter de répondre dans cet article.

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En août 2021, en pleine atonie estivale, les événements se sont hélas succédé à un rythme effréné en Afghanistan face au retrait américain, une paralysie totale de la communauté internationale à empêcher la chute du régime afghan, et une arrivée en grande pompe de la Chine. Le tout pendant que des négociations multilatérales tentaient encore d’aboutir à Doha[4]. Alors que les combats faisaient rage sur le terrain, cet acharnement à vouloir parvenir non seulement à un cessez-le-feu, puis à l’enclenchement d’un véritable processus de paix, s’inscrivent pour Doha dans une stratégie à long terme de médiateur de crises internationales là où les grandes puissances occidentales et les Nations Unies peinent à y parvenir. C’est aussi pour le Qatar une volonté de réinscrire sa démarche dans le cadre du droit international, mais plus largement dans le cadre d’un multilatéralisme quelque peu en déroute depuis le mandat de Donald Trump à la Maison-Blanche.

Le Qatar a été accusé de financer le terrorisme, d’être le plus proche allié de l’Iran, de contribuer à la déstabilisation régionale en soutenant les Frères musulmans, de « contrôler » à grand renfort de pétrodollars l’économie des pays occidentaux. Pourtant, lors d’une énième réunion le 12 août dernier à Doha entre les belligérants, le Qatar, au milieu d’envoyés spéciaux des États-Unis, de la Chine, du Pakistan, des Nations-Unies et de l’Union européenne, a pu rencontrer de nouveau des représentants des talibans et du gouvernement afghan, afin de demander d’urgence une désescalade dans le pays. Mais cela ne veut pas dire que les Qataris sont « proches » des talibans de la manière qui est souvent interprétée. Rappelons-nous que l’origine des contacts avec les taliban pour le Qatar n’a jamais été un « soutien », mais une prise de conscience pragmatique que ces individus étaient un acteur important avec lesquels d’autres puissances voulaient avoir un canal de communication. De toute évidence, au fil des ans, des relations personnelles se sont construites, ainsi qu’une réputation parmi d’autres aux États-Unis (et un certain nombre de pays de l’UE tels que la Suisse et l’Allemagne) en tant qu’intermédiaire fiable et de bonne foi, et celles-ci sont maintenant exploitées.

Gerd Nönemann, professeur de relations internationales à l’Université Georgetown de Doha confirme : « Le calcul du Qatar au fil des ans incluait également que (1) il serait peut-être simplement possible de faciliter un accord avec les États-Unis et le gouvernement afghan, ce qui ne pourrait leur rapporter que de sérieux points ; et (2) comme aux États-Unis, en Suisse et en Allemagne (ainsi que quelques autres), il y avait toujours la probabilité que rester plusieurs années dans un logement agréable, en contact avec une foule cosmopolite de personnes et avec des diplomates et d’autres du monde entier, certains dirigeants talibans puisse s’adoucir – quelque chose qui semble effectivement s’être produit. »[5]

Dans une interview récente, le porte-parole des taliban à Doha, Suhail Shaheen, confirmait cela : « Nous remercions le Qatar. Il nous a aidé à faire avancer la question par des moyens pacifiques et le dialogue entre nous, l’administration de Kaboul, les Américains. Pas seulement maintenant, mais depuis un an et demi. Je pense qu’ils ont un grand rôle dans la résolution de la question afghane. »[6] Évidemment, la « question » est loin d’être réglée, mais le processus est en cours. Comme le dit Nader Nadery, responsable des négociations au Qatar pour l’État afghan pendant dix-huit mois à Doha : « Alors que les Américains avaient déjà échoué, les Qataris nous ont accueillis pour d’ultimes négociations. Malheureusement, l’Afghanistan, tel que je l’ai connu, c’est fini. Mais le Qatar aura essayé et peut encore peser »[7].

Il est vrai que depuis des années, le Qatar a tour à tour été accusé de financer le terrorisme international, d’être le plus proche allié de l’Iran, de contribuer à la déstabilisation régionale en continuant de soutenir les Frères musulmans dans les pays en transition démocratique du monde arabe, de s’ingérer à grand renfort de pétrodollars dans l’économie des pays occidentaux pour les “contrôler”. Beaucoup pour un seul homme, mais il y a surtout une grande part de propagande derrière tout cela venant de ses éternels ennemis régionaux. Certes, il y a des années, les États-Unis ont demandé au Qatar d’héberger un certain nombre de responsables talibans cantonnés dans un espace contrôlé à Doha, mais pour des raisons purement géopolitiques et certainement pas idéologiques.

Ce qui est plus intéressant à nos yeux, c’est la part du chef qu’essaie de se tailler Doha depuis quelques années pour s’approprier un rôle déterminant de médiateur de crises au Moyen-Orient. Ça, c’est plus nouveau. Il se trouve que le Qatar, de par ses alliances complexes et sa position de “go-between” potentiel au milieu des “Grands”, peut jouer un vrai rôle comme il le fait actuellement en mettant en face depuis des mois Américains et taliban, que tout sépare. Peu importe le peu de résultats effectifs (mais qui y est parvenu auparavant?), vu le contexte explosif dans la région, mais l’expérience et la détermination peuvent  inscrire Doha au cœur de l’échiquier mondial en la matière.

Il y a quelques mois, le Qatar avait apporté son soutien au processus politique international de transition démocratique de la Libye, qui visait à sortir la nation nord-africaine d’une décennie de conflit. A l’image de ce que le Qatar tente entre les États-Unis et les taliban, pour résoudre ce conflit sans fin depuis l’invasion de 2001, Doha propose désormais son concours dans la résolution d’autres crises. En accord avec la législation internationale, les officiels qataris n’avaient pas manqué de se positionner face à une situation confuse qui n’a que trop duré en Libye: « Nous soutenons le processus politique parrainé par l’ONU dans l’espoir qu’il préserve l’intégrité territoriale de la Libye et empêche toute ingérence étrangère dans ses affaires », avait déclaré le ministre qatari des Affaires étrangères, Cheikh Mohammed bin Abdulrahman Al Thani, lors d’une visite dans la capitale libyenne, Tripoli pour la réouverture de l’ambassade du Qatar[8].

C’est une fois de plus la preuve que Doha fait le choix du droit international, en dehors des rapports de force et de la realpolitik du moment, et que son soutien pragmatique à certains courants, contre le chaos, peuvent renforcer sa légitimité comme en Palestine, il y a aussi quelques mois, avec le Hamas, dans une négociation “one to one” avec Tel-Aviv. Il en est de même dans l’absolu avec les taliban. On ne fait pas la paix avec ses amis, mais avec ses ennemis, donc il faut pouvoir avoir une crédibilité, une capacité d’écoute et de négociation même avec les pires partenaires politiques, plutôt que les rejeter et faire leur jeu. Toute l’agilité de la politique du Qatar, et les bénéfices à tirer d’un tel engagement, résidera dans son pragmatisme, son recentrage au cœur des Puissants, la préservation de sa relation avec les USA et son rapport à la Chine, et sa capacité à ménager des alliés stratégiques du moment comme l’Iran et la Turquie, qui élargissent leur zone d’influence non sans mal, tout en condamnant certaines de leurs actions dès l’instant qu’il n’est pas d’accord. Face au déclin des intermédiaires traditionnels occidentaux, et à la complexification des crises régionales, c’est aussi ça le rôle d’un médiateur et c’est une école.

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Les opérations d’évacuation de Kaboul des ressortissants étrangers de fin août, mais également de leurs familles, se sont multipliées à tour de gros porteurs après la reprise de l’Afghanistan par les taliban. Et le gouvernement du Qatar a proposé son aide à un certain nombre de chancelleries, mais également d’organisations non gouvernementales et de rédactions de grands médias internationaux.

Poursuivant son engagement au-delà des rounds de négociations impossibles entre les États-Unis, les Nations unies, l’Union européenne, l’ancien gouvernement afghan et les talibans, Doha a usé de sa force aérienne, et notamment ses 8 avions C-17, afin de rapatrier des centaines de personnes prises dans l’urgence absolue. Son ambassade restée ouverte à Kaboul assure la logistique et le management de crise. Près de la moitié des personnes évacuées depuis quinze jours l’ont été grâce aux forces aériennes militaires qataries. Lors d’un entretien donné à Fox News fin août 2021, le ministre des Affaires étrangères qatari, Mohammed bin Abdulrahman bin Jassim Al Thani, déclarait que le Qatar assumait désormais « l’entière responsabilité de l’évacuation des civils afghans et des étrangers d’Afghanistan dans le cadre d’une prise de contrôle du pays par les talibans. Nous les emmenons à l’aéroport et veillons à leur sécurité tout au long du processus. Nous essayons de permettre à d’autres pays qui n’y ont pas accès d’atteindre les personnes qui sont là sur le terrain »[9].Pendant trois semaines, les acteurs régionaux comme les Émirats arabes unis (qui servent de plateforme aux évacuations de la France) et le Qatar se sont démenés pour sauver le plus grand nombre de vies. Alors que la crainte était réelle pour tous les personnels qui ont travaillé avec les États étrangers, Doha cherche depuis des années à s’inscrire dans une stratégie à long terme, dans le cadre du droit international et du droit humanitaire, situation de guerre ou non, mais plus largement dans le cadre d’un multilatéralisme pris dans la débâcle depuis le mandat de Donald Trump à la Maison-Blanche.

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Ce qu’il se passe actuellement est tout à fait inédit : avec l’accord de plusieurs gouvernements, des Nations unies et de Washington, Doha rapatriait des diplomates, des journalistes, des traducteurs, des assistants, mais également des membres d’associations humanitaires qui travaillaient en Afghanistan depuis des années et dont la tâche risquait d’être de plus en plus compliquée, au moins dans les premiers mois du retour des taliban. En coordination avec la société civile afghane, les pays et les parties sur le terrain, les forces armées du Qatar se sont employées à évacuer des centaines de civils afghans, notamment des familles, des enfants, des étudiantes, des professeurs et des journalistes internationaux. Par exemple, plusieurs membres d’une équipe de robotique de filles afghanes sont arrivées saines et sauves au Qatar et resteront finalement à Doha pour poursuivre leurs études. En ce qui concerne les personnels travaillant avec les journalistes, le New York Times, avec le Washington Post, a fait appel au gouvernement qatari (avec l’aval du Pentagone) pour, dans le chaos de Kaboul et particulièrement à l’aéroport international, rapatrier les collaborateurs afghans de ces médias, ainsi que leurs familles encore coincées là-bas. Et ce, afin d’éviter d’hypothétiques représailles de la part des talibans. Il est dit que l’ambassadeur de Doha à Kaboul lui-même accompagnait personnellement les convois à l’aéroport pour assurer un passage en toute sécurité.

Il ne faut pas oublier que l’évacuation a eu lieu au milieu de la pandémie mondiale et de la propagation de la variante delta. Le Qatar a fourni aux arrivants à Doha des tests PCR, un accès à la quarantaine, aux établissements de santé et à la vaccination, afin de protéger leur santé et la santé publique de l’ensemble de la population. Les réfugiés se trouvent à l’heure actuelle encore à Doha, sur la base militaire d’Al-Oudeid ou dans des campements ou des hôtels à Doha, avant d’être transférés vers leur destination finale ; et ce en accord, avec les futurs pays hôtes. Plus de 500 Afghans évacués ont été placés dans des logements temporaires dans un complexe au Qatar, avec des familles et des étudiants placés dans des villas séparées. Des activités quotidiennes ont été organisées pour les enfants du complexe, y compris le football, les arts et l’artisanat et bien plus encore. Certains réfugiés pourraient même postuler à un emploi et à la résidence au Qatar conformément aux règles et réglementations qataries normales. Le Qatar a convenu avec les États-Unis d’accueillir temporairement 8 000 ressortissants afghans tandis que les Émirats arabes unis et le Koweït en accueilleraient 5 000.

L’avenir de l’Afghanistan post-américain : une opportunité pour le Qatar 

Depuis la prise de pouvoir du pays par les taliban, l’Émirat du Qatar travaille avec les Nations Unies, les États-Unis et d’autres partenaires internationaux pour assurer la sécurité du peuple afghan. Dans une interview à Doha News, Lolwah al Kather, porte-parole du ministère des Affaires étrangères qatari, revient sur cette opération unique dans l’histoire du pays… et de celle de l’Afghanistan : « Maintenant, personne ne peut dire qu’ils étaient prêts pour ça, une évacuation à cette échelle, à ce niveau. Ce que nous devions faire était de réagir et d’agir le plus tôt et le plus rapidement possible. Et c’est bien ce que nous avons fait. Nous l’avons fait bien sûr avec l’aide de nos partenaires internationaux. Et je devrais également féliciter de nombreuses organisations non gouvernementales au Qatar. Je veux dire que, la Qatar Charity joue un rôle, le Croissant-Rouge du Qatar joue un rôle, la Qatar Foundation organise également de nombreux programmes ici pour les enfants. Nous ne nous attendions pas à ce nombre d’enfants d’ailleurs et à ce nombre de femmes. Nous faisons de notre mieux pour faciliter les choses pour nos frères et sœurs qui évacuent l’Afghanistan. Et nous continuerons à le faire aussi longtemps qu’il le faudra. »[10]

Mais cela va au-delà de l’urgence du moment : Doha est fermement convaincu que seul un règlement politique global apportera la stabilité et la sécurité en Afghanistan et cela ne sera possible que par la diplomatie et le dialogue. C’est aussi pour cela qu’il s’était engagé dans les négociations entre toutes les parties depuis Doha.  La stabilité doit être établie le plus rapidement possible en Afghanistan, tout en préservant les acquis et en s’appuyant sur les progrès réalisés notamment dans les domaines des droits civils, des droits des femmes et des minorités. Ce qui risque d’être très compliqué à mettre en pratique. Mais à ce jour, Doha jouit non seulement d’une écoute auprès des taliban, qui remerciaient les Qataris pour son action en faveur de la paix, les Américains, les Nations Unies et les anciens dirigeants afghans également assis à la table des négociations.

Gerd Nönemann, professeur de relations internationales à la Georgetown University à Doha donne déjà quelques éléments de réponse : « Pour le Qatar, le fait de jouer un rôle central en Afghanistan n’est pertinent que dans la mesure où d’une part cela renforce sa réputation de fournisseur pragmatique fiable de « bons offices » et d’intermédiaire utiles ; et ensuite d’obtenir des félicitations des États-Unis (et d’autres États qui voulaient qu’ils facilitent une ligne de communication avec les talibans). L’établissement du bureau des talibans à Doha est venu en réponse à une demande des États-Unis (et de la Suisse), il y a plus de dix ans. »

 En résumé : en cas de succès, cela ne peut qu’aider l’objectif global du Qatar de gagner les félicitations internationales et renforcer son soft power. Au-delà et en cas d’échec, le Qatar n’a en effet pas d’intérêts stratégiques majeurs à y défendre et en restera là. Car rien hélas de tout cela ne garantit le succès en fin de compte, mais à la fois dans les spécificités et en termes d’objectifs globaux de la « marque » du Qatar, tout cela était parfaitement logique. La couverture médiatique dont ils bénéficient, ainsi que les déclarations formelles d’un certain nombre de pays jusqu’à présent, semblerait déjà bien confirmer la sagesse de leurs calculs. Le Qatar a de toute façon assurément gagné en pragmatique, réactivité, capacité de médiation, et crédibilité humanitaire, militaire, donc politique.

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[1] https://www.lexpress.fr/actualite/monde/asie/afghanistan-apres-la-victoire-des-talibans-la-chine-et-la-russie-avancent-leurs-pions_2156803.html

[2]https://www.whitehouse.gov/briefing-room/statements-releases/2021/08/20/readout-of-president-joe-bidens-call-with-amir-tamim-bin-hamad-al-thani-of-qatar/

[3] https://www.qatar-tribune.com/news-details/id/219014/merkel-thanks-amir-for-qatar-s-huge-efforts-in-afghanistan

[4] https://www.reuters.com/world/asia-pacific/taliban-committed-doha-negotiations-afghan-govt-demands-mediator-al-jazeera-2021-08-10/

[5] Interview réalisée en août 2021

[6] https://www.dohanews.co/exclusive-one-on-one-with-suhail-shaheen-taliban-spokesperson/

[7] Interview réalisée en août 2021

[8] https://fr.africanews.com/2021/05/24/libye-tripoli-attend-la-reouverture-de-l-ambassade-du-qatar//

[9] https://www.foxnews.com/media/qatari-foreign-affairs-minister-watching-situation-afghanistan

[10] https://www.dohanews.co/exclusive-mass-evacuation-of-afghans-draining-afghanistan-of-its-brains-qatars-lolwah-al-khater-says/

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À propos de l’auteur
Sébastien Boussois

Sébastien Boussois

Sébastien Boussois est docteur en sciences politiques, chercheur en relations euro-arabes associé au CECID (Université Libre de Bruxelles), à l’UQAM (OMAN- Université de Montréal) et au CPRMV (Montréal), enseignant en relations internationales, conférencier et consultant en stratégie politique et communication, pays du Golfe, terrorisme et radicalisation, Moyen-Orient et questions euro-méditerranéennes. Intervenant régulièrement dans les médias, il a écrit plusieurs ouvrages sur ces sujets d’expertise.
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