<i class='fa fa-lock' aria-hidden='true'></i> Le spatial africain : de grandes ambitions

2 février 2022

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Le spatial africain : de grandes ambitions

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L’année 2022 devrait voir l’Agence Spatiale africaine officiellement lancée. Aussi modeste que soit cet événement au regard des capacités et des avancées de nombreux acteurs spatiaux hors du continent, il n’en illustre pas moins la dynamique à l’œuvre dans le domaine spatial africain, et les progrès réalisés.

Léo Henquinet diplômé en sciences politiques et étudiant en Master de géopolitique à l’Institut Catholique de Paris. Ce texte est issu de son mémoire de recherche.

Autonomisation croissante de la conception et la gestion de satellites, adoption de politiques spatiales nationales et continentales ou encore diffusion des applications spatiales, les objectifs et moyens mis en œuvre par les acteurs spatiaux africains donnent à voir une Afrique innovante et pragmatique, tournée vers le développement.

Un continent particulièrement propice au développement de programmes spatiaux

Les besoins liés au développement du secteur spatial en Afrique sont nombreux. L’expansion démographique des dernières décennies[1] et la jeunesse des habitants du continent[2], couplées à l’urbanisation[3] et au développement économique[4], ont fait de l’Afrique une région singulièrement favorable au déploiement et à l’utilisation des nouvelles technologies de l’information et de la communication, pour laquelle la mise en orbite de satellites de télécommunications est primordiale.

La révolution du smartphone

L’utilisation du smartphone a été le moteur d’une véritable révolution dans les modes de communication en Afrique. Révolution quantitative, tout d’abord, de par la massification de l’accès aux communications que sa diffusion a engendré. Le cabinet Deloitte avait estimé en 2016 que le nombre de détenteurs de smartphones en Afrique doublerait en quatre ans pour atteindre, en 2020, 660 millions d’utilisateurs[5]. Cette interconnexion croissante, et inédite, a des conséquences dans tous les domaines de la vie économique et sociale des sociétés africaines[6] en intensifiant les échanges locaux, nationaux ou régionaux, et en permettant une diffusion élargie de l’information. Elle participe, à l’heure des grandes dynamiques continentales d’urbanisation et de migrations internes et externes (régionales ou extracontinentales), au maintien des liens économiques et interpersonnels entre les individus ayant migré et ceux restés « au village » ainsi qu’au développement de nouveaux réseaux d’échanges, aux échelles locales, nationales, régionales et globales.

Mais la plus grande révolution découlant de cette diffusion massive du smartphone en Afrique est qualitative. Tout d’abord, le smartphone est, pour la majeure partie des individus et des foyers, le seul moyen d’accès à Internet[7] et à des services essentiels à l’économie et à la vie moderne dont ils sont privés de par le manque de développement des infrastructures physiques. À cet égard, le cas du paiement par mobile est éclairant. En effet, en 2015 déjà, Deloitte estimait que 52% des transactions mondiales opérées via un paiement par mobile étaient réalisées en Afrique[8]. La pandémie de la Covid-19 a également accentué cette dynamique, en voyant le nombre de comptes augmenter de 12%, le nombre de transactions de 15%, et la valeur totale des transactions de 23%[9]. Le développement de ces services a permis à des millions d’Africains d’accéder à des services bancaires et financiers, d’impulser une digitalisation de l’économie et l’émergence de fintech africaines performantes et pourvoyeuses d’emplois qualifiés.

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Les applications spatiales en réponse aux défis du continent

Les grands enjeux, nationaux ou communs, définis notamment à l’échelle du continent dans l’Agenda 2063[10] visant à faire de l’Afrique une « puissance mondiale de l’avenir », ou encore dans l’Acte constitutif de l’Union africaine[11], sont autant d’objectifs pour lesquels l’utilisation du domaine spatial est, sinon indispensable, du moins pertinente.

L’exploitation des données spatiales est en effet particulièrement utile dans la prévention et la gestion de nombreux maux qui affectent ou menacent l’Afrique. De la santé (prévention et cartographie des épidémies, développement de la télémédecine)[12] aux catastrophes naturelles (prévention des risques, cartographie des zones sinistrées, communication d’urgence en cas d’infrastructures de communication terrestres endommagées…) en passant par les évolutions climatiques ou la sécurité, nombreux sont les enjeux majeurs pour l’avenir du continent pour lesquels des applications spatiales sont dédiées[13].

En outre, le potentiel économique[14] généré par le développement en Afrique du domaine spatial est, en plus de l’impact économique direct lié à l’émergence d’acteurs économiques[15] et scientifiques[16] tournés vers l’innovation technique et les productions à haute valeur ajoutée, un levier de croissance pour de nombreux secteurs. Les données issues de l’observation de la terre, le positionnement par satellite et les télécommunications sont en effet autant d’outils pouvant être mis au service des individus et des entreprises.

Ces services sont singulièrement propices dans des secteurs fondamentaux pour les économies africaines comme l’agriculture[17], la gestion des ressources en eau, les transports ou encore la prospection minière et des hydrocarbures. S’ils ne sont encore qu’au stade des balbutiements au regard de l’importance de l’utilisation africaine des applications spatiales dédiées aux télécommunications, ils sont néanmoins susceptibles de constituer à l’avenir des instruments à même de concourir au développement économique en Afrique.

Des programmes spatiaux nationaux

De plus en plus de pays concernés

Les premiers programmes spatiaux impliquant ou impulsés directement par des nations africaines étaient le fruit de contingences conjoncturelles : le régime d’apartheid sud-africain collaborant avec la NASA, la Zambie du Président Kaunda projetant d’envoyer 12 « afronautes » christianiser Mars, ou encore les lubies du Président zaïrois Mobutu et du Guide de la Révolution libyenne Mouammar Kadhafi, soldées par les échecs de leurs programmes développés en partenariat avec la société allemande OTRAG.

Mais depuis le lancement du premier satellite africain en 1998 par l’Égypte, onze autres pays[18] ont conçu et lancé plus d’une quarantaine de satellites en autonomie ou en partenariat avec des agences spatiales ou entreprises étrangères, dont plus de la moitié depuis 2015. Le nombre d’agences spatiales nationales a plus que doublé, portant à 13 le nombre d’États en disposant[19].

Du reste, la participation institutionnelle des nations africaines à des programmes spatiaux nationaux ne relève pas exclusivement d’agences spatiales gouvernementales dédiées, mais également, ou à défaut, des diverses administrations dont les prérogatives ont trait au financement, à la définition ou aux applications desdits programmes.

Des acteurs économiques privés africains sont également en mesure de concevoir et réaliser des programmes spatiaux sans aide d’État. Citons le cas de du programme de constellation de satellites de l’entreprise tunisienne Telnet, dont la conception et la fabrication du premier satellite a été entièrement réalisée sur le sol tunisien et qui n’a pas bénéficié de subvention.

L’utilisation de l’espace pour le développement national

Bien conscients des enjeux liés à l’importance pour leurs économies actuelles et futures des nouvelles technologies de l’information et de la communication, nombre d’États africains ont fait du développement des infrastructures de communication une priorité de leur action publique destinée au développement économique.

Des motivations budgétaires et de sécurisation des infrastructures en cas de crise ont naturellement désigné le développement de programmes spatiaux africains comme une nécessité structurelle afin d’étendre et consolider les réseaux de télécommunications et accompagner, par la mise en orbite de satellites, la digitalisation croissante de l’économie et de la société, en assurant aux Africains l’autonomie d’accès, à des coûts réduits, à des services traditionnellement proposés par des acteurs non-africains.

Le bouleversement du secteur du satellite artificiel depuis une quinzaine d’années, avec la diffusion des satellites miniaturisés[20], dont les délais et les couts de développement sont très inférieurs à ceux des satellites standards, a considérablement réduit les coûts d’accès à l’espace. Les entreprises et États africains, dont les capacités financières sont limitées, ont su profiter de cette révolution pour initier des programmes de conception, de lancement et de gestion de satellites, d’abord en partenariat avec des puissances spatiales extracontinentales, puis en tendant de plus en plus au développement de programmes autonomes.

Mais au-delà de l’utilitarisme, qui préside largement aux programmes spatiaux africains, des considérations de prestige national et de prestige politique pour les gouvernements sont également sous-tendues. Il n’est donc pas étonnant de retrouver les plus grandes puissances du continent et les États les plus dynamiques parmi les pays ayant déjà effectué un lancement de satellite.

L’acquisition de capacités spatiales et la constitution d’une puissance spatiale à l’échelle régionale est donc à situer dans le contexte particulier de l’émergence d’une puissance nationale et du déploiement de celle-ci dans les divers domaines qui contribuent à l’alimenter ou qui la symbolisent. Générateur d’innovation technologique et scientifique, créateur d’un écosystème industriel et économique, et symbole de dynamisme et de puissance, le secteur spatial africain rejoint particulièrement bien cette tendance à l’instrumentalisation nationaliste des progrès techniques partout observable dans les pays accédant à un certain niveau de développement ou d’ambition sur la scène internationale.

Un manque de capacités structurant

Néanmoins, le pragmatisme reste la règle dans les programmes spatiaux africains. L’essentiel des (faibles) budgets est affecté au déploiement de satellites de communication et d’observation, et donc à remplir des fonctions directement liées à l’activité et aux besoins terrestres.

Mais si les couts élevés des programmes demeurent un frein pour de nombreux pays du continent, malgré la miniaturisation des engins spatiaux, ils ne sont pas les seuls obstacles à l’utilisation du domaine spatial. La nature de ces programmes implique une vision à long terme, et donc une stabilité institutionnelle et financière. Le déficit de formation dans les sciences et technologies spatiales est également une contrainte à l’élaboration de politiques spatiales, qui supposent des investissements à long terme dans ce domaine.

Cependant, la dynamique à l’œuvre dans le secteur spatial africain laisse entrevoir des perspectives positives dans les actions mises en place pour pallier ces carences structurelles, à travers la mise en œuvre de politiques spatiales ambitieuses et pragmatiques, développées en autonomie ou en coopération.

Si la dualité de leur utilisation est une des caractéristiques des satellites, et donc que leur déploiement participe de la militarisation croissante de l’espace, une arsenalisation de l’espace est, à moyen terme a minima, hors de portée des États africains. Cela est pour eux un puissant moteur de coopération internationale dans le domaine spatial, l’espace n’étant pas un enjeu ou un terrain de conflictualité financièrement et techniquement abordable pour les États africains.

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La géopolitique de l’espace

Les coopérations au service de la montée en puissance des nations spatiales africaines 

Les enjeux du développement des capacités spatiales des pays africains et les difficultés pesant sur cette ambition ont fait des coopérations l’un des modes d’élaboration et d’exécution privilégiés des programmes spatiaux africains.

Des coopérations avec des acteurs du domaine spatial non africains

Dépourvus sur le continent des infrastructures de lancement nécessaires à la mise en orbite des satellites qu’ils conçoivent, les Africains ne peuvent s’en remettre qu’aux acteurs extra-africains du lanceur spatial, par le biais du marché ou bien de coopérations avec des puissances spatiales dotées de capacités de lancement.

Plus largement, ce sont les manques de financement et les déficits de formation et d’expérience dans les domaines de la recherche et de l’industrie spatiale qui motivent ces coopérations avec des puissances spatiales significatives ou des acteurs privés non africains. Par exemple, le programme GMES & Africa, issu d’une coopération entre l’Union européenne et l’Union africaine[21], est à ce jour le seul programme d’observation de la terre d’envergure continentale. De nombreux partenariats visent aussi à prodiguer à des Africains des formations scientifiques et techniques auprès des meilleures institutions.

Ces coopérations sont le fruit d’une volonté politique pragmatique visant à développer des capacités spatiales utiles aux applications spatiales terrestres, et, hormis le cas sud-africain, ne porte pas sur le développement de programmes relatifs à la conquête spatiale, ni n’est sous-tendu par des considérations de prestige.

L’Agence Spatiale africaine, vers une coopération spatiale continentale

La coopération dans le domaine spatial s’exerce également à l’échelle continentale. Si les objectifs de l’Agenda 2063 adopté en 2013 touchaient au domaine spatial et visaient expressément l’utilisation de l’espace comme un vecteur de développement, l’année 2016 aura marqué un tournant en voyant les chefs d’État de la Conférence de l’Union africaine adopter un texte intitulé « Politique et stratégie spatiale africaine »  afin d’impulser l’institutionnalisation d’une politique spatiale africaine.

La Conférence entérinera en 2018, par le vote d’un texte sur ses statuts, la création de l’Agence Spatiale africaine (AfSA)[22] afin de « promouvoir et coordonner la mise en œuvre de la politique et de la stratégie spatiales africaines et entreprendre des activités qui exploitent les technologies et applications spatiales pour le développement durable et l’amélioration du bien-être des citoyens africains », autour de quatre piliers : la navigation et le positionnement, les télécommunications, l’observation de la Terre, et l’astronomie et les sciences spatiales. Organe de la Commission de l’Union africaine, l’AfSA, qui devrait être opérationnelle en 2022, réunit donc les 55 États membres de l’Union, à la différence l’Agence Spatiale européenne qui est une agence spatiale intergouvernementale distincte de l’Union européenne (bien que mettant en œuvre le programme  spatial de l’UE).

En effet, outre de sa vocation première de coordination des politiques spatiales en vue notamment d’éviter les éventuels chevauchements des divers programmes et le gaspillage de moyens qui en découlerait, l’AfSA est un instrument qui devrait permettre à des pays dépourvus de capacités spatiales de pouvoir tirer profit de l’espace malgré une absence de politique spatiale[23], en particulier via l’élaboration de mécanismes visant à instituer des politiques de partage des données et des équipements, ou encore par le développement de structures ou programmes de formation comme l’institut des sciences spatiales de l’Université panafricaine au Cap, en Afrique du Sud. L’Université panafricaine, créée par la Commission de l’Union africaine, est par ailleurs soutenue par l’UE dans le cadre d’un partenariat avec l’UA[24].

Une portée encore inconnue

L’on peut penser que la coopération continentale à travers l’AfSA devrait s’articuler avec une coopération internationale approfondie et portant spécifiquement sur le développement des capacités africaines d’exploitation du domaine spatial, notamment via des partenariats renforcés avec des institutions gouvernementales, intergouvernementales ou privées non-africaines, sur le modèle de partenariats que l’Union africaine ou ses organes ont conclus dans de nombreux domaines.

Les instruments dédiés à la mise en œuvre d’une politique spatiale africaine, bien que s’inscrivant dans une réelle dynamique du secteur spatial sur le continent, devront néanmoins démontrer leur opérabilité dans la pratique. Les questions relatives au partage des données et à la mutualisation des capacités spatiales entre les États africains seront, selon l’ampleur de la coopération qui sera instituée, éclairantes quant à la portée de l’action de l’AfSA.

Du reste, le problème du financement de l’Agence est également une inconnue dont la levée permettra d’évaluer la hauteur des ambitions de l’Union en matière de politique spatiale.

Une vision originale de l’utilisation de l’espace

Essentiellement pragmatique et utilitariste, les politiques spatiales africaines ne laissent que peu ou pas de places aux rêves de conquête spatiale ou aux aspirations à percer les secrets de l’univers. En cela, l’approche africaine de l’espace se distingue nettement des approches « traditionnelles » des politiques spatiales héritées du XXe siècle, qui accordent une grande place à l’étude astronomique et à la conquête de l’espace, « nouvel horizon ». Elle se différencie également de l’approche « visionnaire »[25] de certains acteurs du New Space (au premier rang desquels Elon Musk) pour lesquels l’exploitation à grande échelle et la conquête habitée de l’espace, « nouvelle frontière », sont des perspectives proches.

Elle rejoint la vision « gestionnaire » contemporaine de l’espace comme lieu  « d’investissements ponctuels » visant à obtenir des « gains opportunistes »[26], notamment en lien avec le secteur des télécommunications. Elle diffère également des conceptions relatives à « l’espace utile » en ce que ces dernières se sont en partie forgées et déployées en réaction à un contexte dans lequel les approches traditionnelles étaient largement dominantes et dans une logique visant la préservation des intérêts propres de la communauté spatiale, en des temps où la poursuite de programmes colossaux (voire l’existence même de la Nasa) devait démontrer son utilité, aux vues des budgets consacrés et alors que la course à l’espace avait pris fin après le succès d’Apollo 11, puis lors des discussions relatives à la réorientation et au redimensionnement des programmes spatiaux américains consécutifs à l’effondrement de l’Union soviétique.

Enfin, sur continent et au-dehors, les réflexions et initiatives quant à l’implication des scientifiques, investisseurs ou entrepreneurs des diasporas africaines dans le développement du domaine spatial africain, bien qu’à un stade encore embryonnaire, n’en illustrent pas moins les ressorts pouvant être mis à l’œuvre afin de contribuer au secteur spatial africain. La pertinence des programmes spatiaux à venir et la bonne gouvernance des politiques spatiales seront une des clés pour permettre d’attirer des personnels compétents et motivés pour contribuer au développement de leur continent d’origine. Et si rapprocher les hommes à travers l’aventure spatiale africaine relevait également de l’utilitarisme et du pragmatisme ?

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[1] Entre 1960 et 2019, la croissance démographique annuelle a été en moyenne de 2,6% selon l’Insee (https://www.insee.fr/fr/statistiques/2381484#tableau-figure1)

[2]  40,6% des Africains ont moins de 15 ans en 2019, Insee (https://www.insee.fr/fr/statistiques/2381482#tableau-figure1)

[3] Les zones urbaines devraient absorber les deux tiers de la croissance urbaine du continent d’ici à 2050, soit 950 millions d’habitants supplémentaires (https://www.uclga.org/news-fr/la-dynamique-durbanisation-de-lafrique-en-2020-un-nouveau-regard-sur-les-realites-urbaines-du-continent/?lang=fr)

[4] La croissance du PIB du continent pendant la période 2000-2015 a été de près de 3% (2015, Banque africaine de Développement, Rapport sur le Développement en Afrique 2015, p20)

[5] https://www.lemonde.fr/afrique/article/2018/04/27/le-nombre-de-smartphones-explose-en-afrique_5291411_3212.html

[6] Une révolution mobile en Afrique subsaharienne ? Jean-Philippe Berrou, Kevin Mellet (https://www.cairn.info/revue-reseaux-2020-1-page-11.htm )

[7] 2015, Deloitte, La consommation en Afrique. Marché du XXIe siècle, p20 (https://www2.deloitte.com/content/dam/Deloitte/fpc/Documents/secteurs/consumer-business/deloitte_consommation-en-afrique_juin-2015.pdf)

[8] 2015, Deloitte, TMT Predictions, p18 (http://www.tustex.com/sites/default/files/TMT_Predictions_2015_Afrique%20Fr_TN%20vF.pdf)

[9] GSMA, State of the Industry Report on Mobile Money 2021 (https://www.gsma.com/mobilefordevelopment/wp-content/uploads/2021/03/GSMA_State-of-the-Industry-Report-on-Mobile-Money-2021_Full-report.pdf)

[10] Agenda 2063 de l’Union africaine : vue d’ensemble, site de l’Union africaine (https://au.int/fr/agenda2063/vue-ensemble)

[11] 2000, Acte constitutif de l’Union africaine (https://au.int/sites/default/files/pages/34873-file-constitutive_act_french-1.pdf)

[12] (http://www.medes.fr/fr/nos-metiers/les-applications-et-innovations-spatiales.html)

[13] Applications spatiales, Site des Nations Unies (https://www.un-spider.org/fr/applications-spatiales)

[14] L’African Space Industry estime le chiffre d’affaires du marché spatial africain en 2019 à plus de 7 milliards $, et projette qu’il atteindra 10 milliards $ en 2024.

[15] Space In Africa répertorie 282 entreprises du NewSpace en Afrique. (https://www.unoosa.org/documents/pdf/Space%20Economy/Africa_space_econ_Space_in_Africa.pdf)

[16] Space In Africa évalue à 8500 le nombre d’emplois directs dans le secteur spatial africain en 2019, dont 2000 dans des entreprises privées (Space in Africa, African space industry annual report, 2019 edition)

[17] (https://www.techniques-ingenieur.fr/actualite/articles/le-cnes-met-les-donnees-spatiales-au-service-de-lagriculture-97094/ )

[18]  L’Afrique du Sud, l’Algérie, l’Angola, le Ghana, l’Éthiopie, le Kenya, le Maroc, le Nigéria, le Rwanda, le Soudan et la Tunisie.

[19]  L’Afrique du sud, l’Algérie, l’Angola, l’ Égypte, l’Éthiopie, le Ghana, le Gabon le Kenya, la Libye, le Maroc, le Nigéria, le Soudan et le Zimbabwe (https://africanews.space/list-of-space-agencies-in-africa/ )

[20] Site du Centre spatial universitaire de Grenoble (https://www.csug.fr/menu-principal/csug/les-nanosatellites/les-nanosatellites-73899.kjsp#:~:text=Temps%20de%20conception%20%3A%20le%20d%C3%A9lai,euros%20pour%20les%20satellites%20standards)

[21] Site de l’Union africaine (https://africa-eu-partnership.org/fr/success-stories/gmes-et-lafrique-instaurer-un-developpement-durable )

[22] Statut de l’Agence Spatiale Africaine (https://au.int/sites/default/files/treaties/36198-treaty-statute_african_space_agency_f.pdf)  ,

[23] Ouedraogo, S. (2015). L’Agence Spatiale africaine : Vecteur de développement. Editions L’Harmattan.

[24] Site de l’Union africaine (https://africa-eu-partnership.org/fr/success-stories/des-instituts-regionaux-au-service-de-la-competitivite-mondiale-luniversite )

[25] Pasco, X. (2017). Le nouvel âge spatial. De la guerre froide au New Space. CNRS Editions.

[26] Pasco, X.(2017). L’espace comme simple outil ? Dans Le nouvel âge spatial. De la Guerre froide au New Space (p. 86‑89). CNRS Editions.

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Fondée en 2014, Conflits est devenue la principale revue francophone de géopolitique. Elle publie sur tous les supports (magazine, web, podcast, vidéos) et regroupe les auteurs de l'école de géopolitique réaliste et pragmatique.
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