L’euro, une chance pour la France

8 avril 2019

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L’euro, une chance pour la France

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« L’euro nous apportera plus de choix dans nos achats, des prix plus bas, de nouvelles parts de marché, de nouvelles possibilités d’investissement et donc d’emplois » assurait le Président Chirac lors de ses vœux aux Français en 1998, avant que l’euro n’entre en vigueur le 1er janvier 1999. Il fallut néanmoins attendre janvier 2002 pour que la monnaie devienne obligatoire pour les pays de l’euro-zone. Il n’y avait donc que des aspects positifs à l’euro. La classe politique était quasiment unanime sur la mise en place de cette monnaie unique qui devait fournir la puissance, la prospérité et la paix ; rien de moins. Même la Grèce était intégrée à la zone euro, certes au prix de quelques aménagements avec sa comptabilité nationale et de quelques statistiques truquées. Tout cela pesait peu face au nouveau monde qui s’ouvrait à l’Europe : nouveau millénaire, nouvelle monnaie, nouveau destin…

Cette confiance gagnait le reste de monde. Les ouvrages se multipliaient qui prévoyaient des jours heureux pour l’Union européenne. Jeremy Rifkin, The European Dream : How Europe’s Vision of the Future Is Quietly Eclipsing the American Dream (2004). T.R. Reild, The United States of Europe : The New Superpower and the End of American Supremacy (2005). Mark Leonard, Why Europe Will Run the 21st Century (2005). Tous sont publiés au lendemain de la mise en place de l’euro et font preuve d’un optimisme qui ne s’est guère vérifié jusqu’à aujourd’hui.

À la recherche de la croissance perdue

L’euro devait donc apporter la croissance et l’emploi ; ce que démentent les données économiques : vingt ans plus tard, le bilan est globalement négatif. Mis à part le Japon, la zone euro est la lanterne rouge de la croissance mondiale. Pire, les pays européens qui n’ont pas adopté l’euro, comme le Royaume-Uni, la Suède ou le Danemark, sans parler des pays d’Europe de l’Est qui, pour la plupart, ont fait de même (Pologne ou Hongrie), ont des performances bien supérieures à celles de l’euro-zone. (…)

Jean-Baptiste Noé

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Photo : monument aux morts des miliciens UCK, Kosovo-Métochie. DR

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