Terrains escarpés, conditions climatiques rudes, difficulté du ravitaillement et des transmissions, la guerre de montagne est difficile pour les armées conventionnelles. Le colonel Cyrille Becker explique les conditions de cette guerre et retrace quelques grandes batailles de l’histoire, de l’Antiquité à nos jours.
Entretien conduit par Jean-Baptiste Noé
Diplômé de l’École militaire de haute montagne de Chamonix, docteur en histoire et ancien professeur à l’École de guerre, le colonel Cyrille Becker a été engagé dans les Balkans et en Afghanistan. Il a publié plusieurs ouvrages consacrés à l’histoire militaire en montagne, dont Les plus grandes batailles en montagne de l’Antiquité à nos jours, récit de 30 batailles paru chez Pierre de Tailllac.
Qu’est-ce qui fait la spécificité de la guerre en montagne, comment les armées se sont-elles adaptées au froid, au relief, aux difficultés des transmissions et du ravitaillement ? Les armées conventionnelles doivent aussi tenir et contrôler un terrain qui est difficile et sur lequel les partisans et les autochtones ont souvent une meilleure connaissance.
Le colonel Cyrille Becker revient sur son expérience de soldat mais aussi sur quelques grandes batailles militaires de l’histoire, comme la traversée des Alpes par Hannibal, le lac Trasimène, la campagne des Alpes du Général Olry en 1940, Turckheim et les batailles dans les Balkans.
Actuellement chef d’état major du Service militaire volontaire, il explique en fin d’émission l’originalité de ce Service et son travail d’insertion de la jeunesse française désœuvrée.
Peuple russe, expéditions navales, cartes secrètes. Aperçu des livres de la semaine Pierre-Alain Coffinier, Le malaise russe. Carnets d’un agent de l’étranger dans la Russie de Poutine, Le Cerf, 2025, 24 € Consul général de France à Ekaterinbourg, Pierre-Alain Coffinier fut aux...
Le Conseil de sécurité de l’ONU a approuvé un plan de paix soutenu par Washington pour Gaza, incluant une force internationale et un comité de transition présidé par Donald Trump. Une résolution controversée, saluée par ses partisans mais critiquée par le Hamas, la Russie et Israël,...
Sous Louis XIV, les canons français affichent la devise : Ultima ratio regum – le dernier argument des rois. À partir de la Seconde Guerre mondiale, ce rôle d’arme ultime revient à l’aviation. Mais ce ne fut pas sans mécomptes ni désillusions.