Terrains escarpés, conditions climatiques rudes, difficulté du ravitaillement et des transmissions, la guerre de montagne est difficile pour les armées conventionnelles. Le colonel Cyrille Becker explique les conditions de cette guerre et retrace quelques grandes batailles de l’histoire, de l’Antiquité à nos jours.
Entretien conduit par Jean-Baptiste Noé
Diplômé de l’École militaire de haute montagne de Chamonix, docteur en histoire et ancien professeur à l’École de guerre, le colonel Cyrille Becker a été engagé dans les Balkans et en Afghanistan. Il a publié plusieurs ouvrages consacrés à l’histoire militaire en montagne, dont Les plus grandes batailles en montagne de l’Antiquité à nos jours, récit de 30 batailles paru chez Pierre de Tailllac.
Qu’est-ce qui fait la spécificité de la guerre en montagne, comment les armées se sont-elles adaptées au froid, au relief, aux difficultés des transmissions et du ravitaillement ? Les armées conventionnelles doivent aussi tenir et contrôler un terrain qui est difficile et sur lequel les partisans et les autochtones ont souvent une meilleure connaissance.
Le colonel Cyrille Becker revient sur son expérience de soldat mais aussi sur quelques grandes batailles militaires de l’histoire, comme la traversée des Alpes par Hannibal, le lac Trasimène, la campagne des Alpes du Général Olry en 1940, Turckheim et les batailles dans les Balkans.
Actuellement chef d’état major du Service militaire volontaire, il explique en fin d’émission l’originalité de ce Service et son travail d’insertion de la jeunesse française désœuvrée.
Le Français qui n’a pas entendu, à l’occasion de tel ou tel événement mettant en cause la jeunesse, « qu’un bon service militaire leur ferait les pieds ! », doit probablement vivre sur une île déserte ou dans un bunker isolé du monde extérieur. Ce livre se propose d’analyser la question du service militaire, sous l’angle historique et stratégique.
Essayiste et animateur de la vie intellectuelle au Québec, Étienne-Alexandre Beauregard analyse pour Conflits les enjeux philosophiques et politiques de l'organisation du Canada. Il revient également sur les défis posés à la civilisation...
L'histoire stratégique européenne ne progresse pas par ruptures soudaines, mais par avertissements successifs que les contemporains peinent à déchiffrer. Certains conflits ne constituent pas des anomalies : ils fonctionnent comme des révélateurs, exposant avec une brutalité anticipatrice les formes de la guerre à venir. La guerre d'Espagne, entre 1936 et 1939, en constitua une illustration magistrale. La guerre en Ukraine l'est aujourd'hui, avec une intensité comparable et des implications stratégiques potentiellement supérieures.