<i class='fa fa-lock' aria-hidden='true'></i> Envisager la guerre en coalition bilatérale ou resserrée

28 septembre 2021

Temps de lecture : 11 minutes
Photo : Du 10 au 12 mars 2021, les ofiiciers élèves et leurs cadres sont projetés à terre à Arta, Djibouti dans le cadre de l'exercice de Manoeuvres Tactiques d'Infanterie Avancées (MTIA).
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Envisager la guerre en coalition bilatérale ou resserrée

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Alors que la guerre en coalition est devenue la règle pour les puissances occidentales, l’expérience de la Combined Joint Expeditionary Force (CJEF) franco-britannique a fait ressortir la spécificité de l’approche du combat dans un cadre restreint à quelques nations. L’occasion, au travers de regards croisés français et britannique, d’éclairer les conditions d’une planification fructueuse tendue vers un but commun malgré des cultures stratégiques différentes, et donc des lectures nuancées de l’« approche globale » de la guerre.

François-Joseph Fürry sert comme officier d’état-major et conseiller politique auprès du Général commandant le Corps de Réaction Rapide France (CRR-FR), basé à Lille, en vue de l’année d’alerte Nato Reaction Force 2022. Diplômé d’HEC et de l’université Paris 1, il enseigne à Sciences Po Lille.

Après une formation de pilote dans la Royal Air Force et un master d’économie politique des conflits de l’Université de Birmingham, Dominic Morris est désormais « Stability Advisor » du Général commandant l’Etat-Major interarmées britannique. Il a contribué à la première « stabilisation cell » en réunissant les conseillers civils.

 

Depuis la fin de la guerre froide et l’annonce par George H. W. Bush d’un « nouvel ordre mondial », défini comme « une période historique de coopération » permettant l’avènement d’« un monde dans lequel les nations reconnaissent la responsabilité partagée de la liberté et de la justice »[1], l’intervention armée en large coalition semble s’être imposée comme une norme prégnante. Tant du point de vue de la légitimité juridique internationale ou politique que de la nécessaire mutualisation des moyens capacitaires et donc budgétaires, il est devenu quasiment impossible aux puissances occidentales de penser une guerre menée isolément, hors de toute alliance ou coalition, les cadres d’actions divers se multipliant voire se combinant (ONU, OTAN, UE, coalitions ad hoc…).

Mener la guerre ensemble : une contrainte désormais incontournable

Dans un contexte où l’hypothèse d’un affrontement majeur avec un ennemi paritaire sur le territoire national était exclue, les opérations expéditionnaires de rétablissement ou maintien de la paix, stabilisation, contre-insurrection se sont multipliées. Elles visaient d’abord à résorber la violence plus qu’à défendre des intérêts stratégiques propres à des nations identifiées : l’union la plus large faisait la force, au profit d’un but universellement valable. Partant, l’inflation du nombre de nations impliquées a pu apparaître comme gage de la légitimité de la cause défendue, avalisée dans l’idéal par une résolution du Conseil de Sécurité de l’ONU. Cette légitimité fut parfois couplée à celle issue de dispositifs spécifiques à des alliances ou institutions régionales. Enchevêtrant divers cadres institutionnels, furent ainsi réunies les coalitions les plus larges possibles : 35 pays pour l’opération Desert Storm au Koweït qui inaugura ce « nouvel ordre mondial ». En Bosnie-Herzégovine, l’IFOR réunit en 1995 membres et non-membres de l’OTAN dans une coalition sans précédent, tandis que la SFOR rallia 38 nations contributrices. En Afghanistan de 2001 à 2014, ce furent 45 Etats qui armèrent l’IFAS.

La coalition contre le proto-État islamique mobilise depuis 2014 quatorze nations tandis que sur le même théâtre mésopotamien, dépourvue de tout mandat multilatéral et péniblement légitimé ex-post par la résolution 1483, la coalition alignée par les États-Unis pour envahir l’Irak en mars 2003 détint le record de 48 nations participantes ! Enfin, l’initiative bipartite franco-anglaise en Libye fut rapidement relayée par l’appui de 14 nations de l’OTAN et 4 hors OTAN dès la fin mars 2011, tandis que l’opération Serval fut annoncée comme concomitante à la mission européenne EUTM Mali. La France n’a de cesse depuis d’adjoindre de nouveaux alliés à l’opération Barkhane ou à la « task force »Takuba (8 nations).

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Face à cette tendance lourde de recherche constante de multilatéralité ou, à défaut, de multinationalité, l’annonce, lors du dixième anniversaire des accords de Lancaster House, par la ministre des Armées et son homologue anglais, de la pleine capacité opérationnelle de la force expéditionnaire commune interarmées (CJEF) peut paraître intempestive. Elle n’a pourtant rien d’incongru dans l’environnement actuel. Bien au contraire, ce jalon significatif prend acte des retours d’expérience opérationnelle et des débats qui sont apparus lors des opérations d’Afghanistan et d’Irak, opposant conceptuellement légitimité multinationale et efficacité d’une coalition. Plus profondément, Olivier Schmitt[2] a su montrer comment l’opposition conceptuelle entre l’intégration des forces armées d’origines variées d’une part et le souhait d’autonomie politique des nations contributrices sur les buts de guerre d’autre part éclairait davantage les tensions qui apparaissaient avec l’enlisement des opérations. La délicate articulation politico-militaire entre institutions, groupements politiques variés et États au niveau de puissance et d’implication fort variables au sein d’une même coalition, tend à devenir l’enjeu majeur d’une opération.

La CJEF, « conçue pour être une force d’intervention capable d’effectuer des opérations d’entrée en premier et de court terme »[3], disposant d’une capacité d’environ 10 000 hommes et mobilisable à court préavis, incarne la tentative de mise en place d’une coalition pérenne et resserrée, entre des alliés géographiquement proches, équilibrés en puissance, aux valeurs et visions du monde similaires ou compatibles, pour défendre des intérêts stratégiques communs précis. Il s’agit de dépasser l’opposition stérile entre légitimité et efficacité, de cumuler les bénéfices de l’intégration et de l’autonomie politique. La première est cultivée grâce à des échanges de nombreux officiers depuis dix ans et de multiples exercices forgeant l’interopérabilité. La seconde est protégée par la parité d’un duo de partenaires qui se sont mutuellement choisis, mais aussi de puissances économique, politique (siège au Conseil de Sécurité) et militaire comparables, « seules puissances nucléaires européennes »[4] assumant leurs responsabilités exprimées une première fois lors des accords de Saint-Malo (1996) et conservant seules en Europe un modèle d’armée complet.

Loin de se substituer aux alliances et coalitions auxquelles la France et l’Angleterre prennent déjà part, la CJEF a vocation à compléter la palette de leurs engagements bilatéraux ou menés « au travers de l’OTAN et des autres enceintes multilatérales, telles que l’Initiative européenne d’intervention (IEI) ». La potentielle articulation de son déploiement avec d’autres cadres multilatéraux, ONU, OTAN ou européen est d’ailleurs affirmée, à la main des deux États : « elle sera en mesure, le cas échéant et sous réserve d’accords bilatéraux, d’intégrer au niveau tactique inférieur des équipements ou des personnels de pays tiers ». La mention de l’IEI et des coalitions restreintes qu’elle autorise n’est pas anodine et participe d’une commune ambition stratégique relevée, fondée sur une communauté européenne de destin malgré le Brexit[5]. Enfin, l’interopérabilité visée par le volet opérationnel des accords de 2010 s’adosse sur leur pilier industriel et capacitaire. De façon essentielle, les progrès accomplis lient encore davantage les intérêts français et anglais par-delà la Manche en plus d’affirmer la dimension technique de l’interopérabilité : filière commune de missiles complexes, moyens anti-mines marines, communications satellitaires, ogives nucléaires embrassées par l’accord Teutates. Si s’allier militairement demeure une contrainte, la CJEF dessine un complément aux engagements multilatéraux des deux puissances, voire une alternative aux coalitions pléthoriques au sein desquelles la responsabilité politique de la guerre et des buts poursuivis a tendance à être diluée par multiplication des acteurs à concilier, ou soumission aux buts propres de la nation-cadre.

Des visions stratégiques spécifiques, mais complémentaires

On rappelle régulièrement l’importance pour Sun Zi de la connaissance de soi et de celle de l’ennemi[6], et moins le prérequis de la connaissance intime des buts de ses alliés : « Qui ignore les objectifs stratégiques des autres princes ne peut conclure d’alliance »[7]. Cette compréhension mutuelle entre alliés sur les plans linguistique, culturel, politique, mais aussi stratégique est un prérequis absolu. La CJEF n’y échappe pas. La lecture comparée de quatre documents essentiels prenant acte du nouveau contexte géostratégique et des enjeux opérationnels qui l’accompagnent, publiés concomitamment des deux côtés de la Manche, y contribue opportunément : l’actualisation de la revue stratégique de 2017[8] en février 2021 et de l’« Integrated review »[9] britannique un mois plus tard, précédées de quelques mois par les ultimes versions des concepts d’emploi des forces pour chaque nation respective[10]. On y décèle à la fois les convergences dans l’analyse des menaces, mais aussi les compréhensibles spécificités issues de l’histoire longue et des biais stratégiques culturels.

Les revues stratégiques se projettent toutes deux vers 2030, conviennent d’un constat initial actant la fin de la suprématie incontestée de l’Occident, et regrettent le délitement de l’ordre multilatéral et le risque de « ruptures technologiques » si n’intervient pas un réinvestissement rapide dans l’outil de défense sur un large spectre. La nouvelle donne signe d’abord le retour de la « compétition stratégique » ou « systémique » entre nations, marquée par sa globalisation. Géographique d’abord, avec la résurgence d’anciennes puissances comme la Russie ou la Chine, mais aussi l’« enhardissement de puissances régionales » tels la Turquie ou l’Iran. Cette globalisation est également marquée par « l’extension des champs de confrontation, en particulier dans les domaines qui se prêtent aux agressions ambiguës. ». La prolifération nucléaire et des capacités NRBC, les rivalités croissantes dans le cyber, l’espace exo-atmosphérique, l’influence, la désinformation et la mise à profit d’asymétries et dépendances économiques complètent le désormais classique recours à l’« hybridation » par supplétifs interposés. Ces dimensions constituent « des champs assumés de rivalité stratégique permanente » où l’attribution de l’acte hostile est délicate malgré des adversaires désinhibés. Dès lors, elles tendent à abolir la frontière entre paix et guerre et propagent les zones grises établissant un « continuum paix-crise-guerre ». L’actualisation française se démarque par un point de vue de puissance européenne continentale concernée par l’instabilité au sud et à l’est du continent, assumant que « l’hypothèse d’un affrontement direct entre grandes puissances ne peut plus être ignorée ». Il est ainsi nécessaire de se préparer à « un engagement de haute intensité menaçant éventuellement le territoire national » et de renouer avec une masse critique suffisante de moyens conventionnels notamment, et au-delà d’un réinvestissement sur tout le spectre de moyens capacitaires. Côté britannique s’impose le triptyque « souveraineté-sécurité-prospérité ». Prime ainsi la sécurisation, par les voies maritime et aérienne davantage que par des moyens terriens, mais aussi pour la première fois depuis 30 ans par un renfort net de la défense nucléaire de l’intégrité insulaire. Mais aussi de ses dépendances et voies d’approvisionnement, de son « ouverture » au monde désormais libérée des entraves européennes, et de la liberté de se mouvoir et de commercer dans l’optique du rayonnement retrouvé du « Global Britain ». Ce rayonnement se propage jusqu’en Asie-Pacifique dont est rappelée l’importance renforcée, en cohérence avec la demande d’adhésion à l’accord commercial transpacifique CFTPP initié en 2016 par B. Obama et ratifié en janvier 2018.

La Russie incarne dans cette perspective « la menace directe la plus aigüe » pour Londres, tandis que Paris revendique une « réponse équilibrée » et la restauration « d’un dialogue lucide » avec Moscou. Le cas de la Chine est délicat pour les deux nations : si son réarmement à marche forcée, l’arraisonnement terrestre par la « Belt & Road Initiative », l’audace en mer de Chine et la rivalité avec les États-Unis sont largement commentés, l’importance des échanges commerciaux empêche de la réduire au simple statut d’adversaire. Elle se révèle ainsi « rival systémique pour l’UE, tout en demeurant un compétiteur économique et parfois un partenaire ». Les deux nations réaffirment leur engagement contre le terrorisme, en Afrique dans leurs zones respectives d’influence, Syrie et Irak, avec l’annonce d’un centre d’opérations britannique commun à ses organismes de renseignement. L’allié américain est pour chacun le premier partenaire, même si le point de vue français, fidèle à l’impulsion donnée à l’« autonomie stratégique » souhaitée pour l’Europe, pointe les désengagements relatifs en Irak et en Afghanistan et le « pivot » amorcé vers le Pacifique. Enfin, la CJEF figure de part et d’autre en tête des partenariats bilatéraux, avec dans cet environnement riche de menaces diverses « un spectre étendu de mission, allant de la simple assistance aux populations après une catastrophe naturelle aux opérations de combat de haute intensité les plus complexes ».

L’Intégration pour maître-mot :  deux approches de l’« approche globale »

Les visions stratégiques convergent et la volonté politique d’élaborer des outils communs est réelle. Quant à la méthode d’analyse de l’environnement et de planification d’une éventuelle opération commune, les procédures et normes OTAN prévalent. Les officiers issus des états-majors interarmées, de leur corps de réaction rapide (ARCC et CRR-FR) ou divisions respectifs sont familiers de la Comprehensive Operations Planning Directive (COPD)[11], par laquelle le Commandement Suprême Allié pour l’Europe depuis le sommet de Bucarest (2008) traduit l’« approche globale » de l’environnement multidimensionnel d’une campagne, déjà pragmatiquement déployée dans les opérations en Bosnie et au Kosovo puis en Afghanistan. Cette approche[12] est également désignée par l’ONU depuis 2000[13] puis par l’UE sous le vocable d’« approche intégrée ». Elle fut inaugurée lors de l’intervention au Liberia (2003) sous une direction unique de tous les moyens militaires, civils, mais aussi non-gouvernementaux. Cette notion d’« intégration » est retenue comme fil conducteur tant du Concept intégré d’emploi des forces britanniques que du Concept Inter-Armées d’emploi des forces françaises[14]. L’intégration multi-domaines (Air-Terre-Mer élargis aux Espace et Cyber), interministérielle, multi-acteurs s’enracine dans l’idée formulée par Marcel Mauss que la guerre est un « fait social total »[15], mobilisant des sociétés dans leur globalité. Dès lors la solution à une crise requiert la synergie des moyens politiques, diplomatiques, économiques, humanitaires en plus de l’action militaire pure.

Ce concept d’intégration observe pourtant des déclinaisons anglaise et française différentes, qu’il importe d’identifier pour mieux les faire dialoguer. L’intégration britannique s’opère à l’échelon interministériel par le rattachement direct depuis 2009 de la « stabilisation cell » au National Security Council britannique, le secrétariat d’État à la défense devant composer avec les ministères des Affaires étrangères, de l’Économie et de l’aide au développement notamment dans une logique d’inter-agences. Cette intégration « au sommet » dénommée « fusion » est issue d’une longue tradition d’approche stratégique indirecte, mais aussi de l’expérience de la deuxième guerre d’Irak, et des conclusions du rapport Chilcot[16] qui a sévèrement critiqué le déclenchement de l’opération sur un prétexte fallacieux, mais aussi la mécompréhension de l’environnement politique et sociologique lors de la planification, et l’alignement hâtif sur les buts de la nation-cadre. La mission d’enquête parlementaire sur l’opération en Libye[17] a renforcé cette tendance, dans un régime parlementaire où le Parlement seul vote la guerre. En France, où la guerre est décidée par le Président de la République puis débattue au Parlement, seule la prolongation d’une opération fait l’objet d’un vote, permettant une chaîne de décision plus courte et réactive de la tête de l’exécutif via l’État-Major des Armées au COMANFOR. Ce dernier dispose de plus dans son État-Major d’un groupe de conseillers pour les enjeux extra-militaires à l’échelle du théâtre. Ils lui sont hiérarchiquement rattachés.

Enfin, fidèles à une longue tradition d’intégration de conseillers civils remontant à l’époque de la conquête de l’Inde[18] et à l’invention du Political officer par la Compagnie des Indes orientales, les états-majors britanniques ont démultiplié auprès du général commandant une opération les conseillers au-delà de ceux requis dans la doctrine OTAN. En plus du Political advisor que la France a adopté pour la première fois lors du conflit en Bosnie, des conseillers juridiques ou « communication stratégique », apparait le Fusion and Stabilisation advisor qui coordonne les différentes agences gouvernementales en plus de veiller à la sécurisation des populations civiles sur théâtre, et les conseillers développement humanitaire, genre, culture. Enfin, un conseiller évaluation a le rôle essentiel de mesurer les progrès du plan déployé sur tous les enjeux non militaires. Cette compréhension mutuelle interalliée des spécificités institutionnelles, politiques et culturelles est essentielle à une réelle interopérabilité des états-majors en planification et conduite. Elle a de plus permis une fertilisation réciproque par l’émulation et des ajustements marginaux de doctrine, comme la coordination des structures de décisions politico-militaires, ou l’insertion d’experts civils français issus de l’AFD, d’organisations humanitaires sur les thématiques alliées jugées essentielles dans les états-majors projetés pour une meilleure intégration des effets.

Le retour bienvenu du Politique

Au fond, le processus patient et fructueux de certification de la force expéditionnaire interarmées franco-britannique a révélé, au-delà du caractère essentiel de la connaissance mutuelle, profonde et multi-champs entre alliés paritaires, l’essentiel réinvestissement du Politique qu’autorise et exige la coalition resserrée. Le retour du tragique dans l’Histoire et un environnement stratégique signant la résurgence des puissances y contribuent indéniablement, de même qu’un format d’alliance prémunissant contre les buts de guerre par trop abstraits, méconnaissant le milieu humain, réduit au plus petit dénominateur commun ou à l’intérêt sous-jacent d’un hegemon, tous menant irrémédiablement à ce qu’Olivier Entraygues nomme les « guerres sans finS »[19], dépourvues de finalité cohérente et, partant, sans horizon temporel. Gageons que l’« approche globale » ici incarnée, ensemencée par des histoires et cultures stratégiques complémentaires au lieu de trop souvent se substituer à la recherche d’une véritable stratégie, saura donner du sens à la guerre. La réalisation de ce levier interallié essentiel qu’est la CJEF nous rappelle en tous cas « d’avoir à l’esprit en permanence le principal objet de la guerre, non en se basant sur le point de vue du soldat ou celui de l’administrateur ou du politicien, mais bien sur celui de la politique qui devrait réunir tous les intérêts ».[20]

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[1] George H. W. Bush, “Address Before a Joint Session of Congress,” Speech, Washington, DC, Sept. 11, 1990.

[2]Olivier Schmitt, L’union ou la force ? Les défis des opérations multinationales contemporaines, IFRI Focus stratégique, n°55, Paris, mars 2015

[3] https://www.defense.gouv.fr/actualites/articles/dix-ans-des-traites-de-lancaster-house-declaration-conjointe-de-la-ministre-des-armees-et-du-secretaire-d-etat-a-la-defense-britannique

[4] Ibid.

[5] Ibid., « France et Royaume-Uni […] ne concevaient pas de situation dans laquelle les intérêts vitaux de l’un des deux pays ne soient menacés sans que les intérêts vitaux de l’autre ne le soient aussi. »

[6] Sun Zi, L’Art de la guerre, Paris, Flammarion, 1972, ch III v. 17

[7] Ibid, ch VII

[8] https://www.defense.gouv.fr/dgris/presentation/evenements/actualisation-strategique-2021

[9] https://www.gov.uk/government/collections/the-integrated-review-2021

[10]https://assets.publishing.service.gov.uk/government/uploads/system/uploads/attachment_data/file/922969/20200930_-_Introducing_the_Integrated_Operating_Concept.pdf

 

[11] https://www.cmdrcoe.org › download.cgf.php

[12] WENDLING Cécile, L’approche Globale dans la gestion civilo-militaire des crises, analyse critique et prospective du concept, Cahier de l’IRSEM n°6, Paris, 2010.

[13] UN Secretary-General’s Note of Guidance on Integrated Missions, 2000.

[14] Concept interarmées, Centre interarmées de concepts, doctrines et expérimentations, Paris, 2020

[15] MAUSS Marcel, Essai sur le don : Forme et raison de l’échange dans les sociétés archaïques, PUF, coll. « Quadrige Grands textes », 2007, 248 p.

[16] https://www.gov.uk/government/publications/the-report-of-the-iraq-inquiry

[17] https://publications.parliament.uk/pa/cm201617/cmselect/cmfaff/119/119.pdf

[18] TRIPODI Christian, Edge of Empire: The Political Officer and British Tribal Control on the Western Frontiers of India 1877-1947, London, 2011, 268p.

[19] ENTRAYGUES Olivier, Regards sur la guerre : L’école de la défaite, Paris, Astrée, 2020, 275p.

[20] FULLER John Frederik Charles, La Conduite de la guerre de 1789 à nos jours, Paris, Payot, 2007.

 

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François-Joseph Fürry et Dominic Morris

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