Qu’y a-t-il de si difficile à quitter l’Afghanistan ?

20 avril 2021

Temps de lecture : 10 minutes
Photo : Afghan security force members take part in a military operation in Imam Sahib district of Kunduz province, northern Afghanistan, April 10, 2021. A Taliban militants' attempt to gain ground outside Kunduz city, the capital of northern Kunduz province, has been foiled, provincial government spokesman Esmatullah Muradi said. (Photo by Ajmal Kakar/Xinhua) - Ajmal Kakar -//CHINENOUVELLE_1750003/2104111811/Credit:CHINE NOUVELLE/SIPA/2104111815 (210411) -- KUNDUZ, April 11, 2021 (Xinhua) -
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Qu’y a-t-il de si difficile à quitter l’Afghanistan ?

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Au cours des trois dernières semaines, c’est à deux reprises que le président Joe Biden a évoqué publiquement la difficulté du retrait d’Afghanistan de tout le personnel non diplomatique américain avant la date limite stipulée dans l’accord entre les États-Unis et les talibans. « Il va être difficile de respecter la date limite du 1er mai », a-t-il déclaré lors de sa première conférence de presse, « rien qu’en termes de raisons tactiques, il est difficile de faire partir ces troupes. » La durée des opérations de combat américaines en Afghanistan, en Irak, en Syrie et ailleurs illustre les difficultés politiques qu’occasionne, pour la Maison-Blanche, un désengagement complet des efforts de lutte contre le terrorisme à l’étranger. Toutefois, en l’occurrence, c’est aux difficultés logistiques que fait allusion le président des Etats-Unis. Pourquoi est-ce si difficile sur le plan logistique ? Quelles sont ces « raisons tactiques » auxquelles Biden fait référence ?

 

Ryan Baker et Jonathan Schroden, War on the Rocks

Traduction Alban Wilfert pour Conflits

Les retraits militaires de grande ampleur sont des opérations complexes, en particulier ceux qui nécessitent une évacuation totale des troupes et des équipements du théâtre des opérations. Repli des troupes et de leur équipement dans un environnement peu sûr, transfert ou destruction du matériel et des installations en trop, transport de tout le reste hors du théâtre d’opération… il faut du temps et des efforts pour effectuer tout cela de manière ordonnée. En Afghanistan, des contraintes géographiques, diplomatiques et juridiques viennent encore compliquer ce processus. Les États-Unis pourraient retirer leurs forces au cours des prochaines semaines, mais cela serait difficile et extrêmement coûteux. Il faudrait sans doute, pour cela, aller chercher des ressources de transport et de logistique en place pour d’autres missions dans le monde, abandonner un tas d’équipements en parfait état en Afghanistan, signer des contrats coûteux pour arriver à une capacité de transport rapide, laisser les forces alliées et partenaires en Afghanistan dans l’incertitude et, potentiellement, faire courir un plus grand risque aux troupes américaines sur le terrain pendant le retrait. Si les États-Unis ne sont pas disposés à payer ce prix (et, visiblement, Biden ne l’est pas), il leur faudra probablement bien des mois, et non des semaines, pour arriver à un retrait complet d’Afghanistan.

La posture actuelle des forces américaines en Afghanistan

Les États-Unis ont actuellement entre 2 500 et 3 500 soldats sur le terrain en Afghanistan, aux côtés d’environ 7 000 soldats de leurs alliés de l’OTAN, soit un total d’environ 10 000 soldats à retirer. Théoriquement, les États-Unis pourraient laisser les forces de l’OTAN livrées à elles-mêmes, mais cela semble peu probable compte tenu de l’objectif de l’administration Biden d’arranger les relations entre les États-Unis et l’OTAN et de la récente déclaration du secrétaire d’État Anthony Blinken, qui a assuré que les États-Unis et l’OTAN « partiraient ensemble ». Si l’on ajoute les contractors, employés de sociétés militaires privées, dont l’accord entre États-Unis et talibans stipule qu’ils doivent également quitter l’Afghanistan, le nombre total de personnes à retirer se situe entre 15 000 et 20 000.

La grande majorité de ces personnes sont logées dans une douzaine ou une quinzaine de bases, où se trouvent des quantités considérables d’équipements, militaires et non militaires, nécessaires pour subvenir à leurs besoins essentiels et à leurs opérations quotidiennes. Dans chacune de ces bases, on trouve entre autres des assortiments de véhicules à roues polyvalents à haute mobilité, de véhicules protégés contre les mines et les embuscades et de véhicules tout-terrain connexes utilisés pour les opérations de combat, ainsi que des véhicules plus petits tels que des M-Gators et des voiturettes de golf renforcées utilisées pour se déplacer dans les bases elles-mêmes. Il y a des piles de conteneurs maritimes, dont certains sont des unités de logement et des bureaux, et d’autres sont remplis de fournitures, d’équipements et de matériel militaire. Et certaines bases disposent d’aéronefs, des drones et des hélicoptères, qui ne peuvent quitter l’Afghanistan par leurs propres moyens.

Dans l’absolu, l’armée américaine dispose des moyens nécessaires pour évacuer tout ce monde d’ici au 1er mai. Un seul C-17 peut transporter 188 passagers, ce qui signifie qu’il faut 80 à 106 sorties pour retirer 15 000 à 20 000 personnes d’Afghanistan. Même à un rythme modéré de huit sorties de C-17 par jour, environ deux semaines suffiraient à faire partir tout ce monde. L’armée américaine dispose, au total, de 223 C-17. Mais bien sûr, cette capacité brute ne se traduit pas directement par le retrait « dans l’ordre et la sûreté » que Biden a promis s’il décide de partir. Un tel objectif de réduction sûre et méthodique de la présence des États-Unis et de l’OTAN nécessite une planification sophistiquée à haut niveau et un séquençage des opérations logistiques, et tout cela prend du temps.

Dans son excellent livre sur l’expérience américaine dans la vallée de Pech en Afghanistan, The Hardest Place, paru récemment, l’auteur Wesley Morgan décrit de la sorte le retrait tactique de quelques compagnies de l’armée américaine (plusieurs centaines de soldats) d’une demi-douzaine d’avant-postes de combat dans la tristement célèbre vallée de Korengal en Afghanistan :

Evacuer tout le monde et tout le matériel (notamment un quart de tonne d’équipements) des avant-postes devait nécessiter quatre jours, à raison de vingt vols d’hélicoptère par jour. Des rangers américains et une compagnie de commandos afghans étaient également censés veiller, en vol, à l’évacuation, pour plus de sécurité.

Quoique court et seulement tactique, cet exemple illustre plusieurs des défis physiques à relever en vue du retrait des forces d’Afghanistan. Il montre, entre autres, l’ampleur requise des efforts de retrait (et de la planification pré-mission associée) par rapport au nombre de troupes de combat impliquées. Il illustre également les coûts supplémentaires imposés par l’exigence de sécurité permanente des troupes et des équipements sur le terrain. Il s’agit notamment des coûts réels et des coûts d’opportunité des moyens militaires (y compris le déploiement de troupes supplémentaires) utilisés pour couvrir le retrait plutôt qu’à des opérations offensives. Et cela suppose des positions sûres vers lesquelles déplacer les personnes et les équipements ainsi retirés.

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La logistique d’un retrait complet

Bien entendu, les États-Unis ont déjà retiré des forces et des équipements d’Afghanistan, notamment pendant l’année 2014. Si les États-Unis ont sans doute tiré de cette expérience des leçons qui les aideront pour un retrait définitif, il y a toutefois d’importantes différences entre le retrait de certaines troupes et de certains équipements d’un théâtre de conflit et le retrait de toutes les troupes et de tous les équipements. Comme suggéré plus haut, si les analystes prennent souvent les niveaux de troupes comme référentiel, leur retrait est généralement beaucoup plus simple et rapide que celui de leur équipement. Celui-ci, et en particulier les véhicules, est lourd et encombrant, et il faut bien plus de temps pour le nettoyer et le préparer au transport inter-théâtre qu’il n’en faut pour le personnel. En outre, des contraintes juridiques empêchent les forces américaines de se débarrasser simplement des équipements et des installations qu’elles préféreraient ne pas rétrocéder. Seules certaines catégories d’équipements peuvent être transférées au gouvernement afghan, par exemple. Et pour détruire une pièce d’équipement encore en bon état de fonctionnement, l’armée américaine doit certifier qu’il n’y a aucun moyen de la réutiliser ou de la transférer ou que la destruction est l’option la plus rentable, comparaison des coûts à l’appui. Le respect de telles exigences suppose de très grands efforts et une importante coordination entre les multiples couches de la bureaucratie militaire.

Dans le cadre d’un retrait partiel, il est fréquent que l’armée retire rapidement un ensemble de troupes pour atteindre le niveau de troupes souhaité, tout en laissant une part disproportionnée de l’équipement derrière elle, que la force résiduelle peut soit démilitariser soit rétrograder. La technique de retrait privilégiée, celle du retrait « en étoile », qui fut utilisée avec succès par les forces américaines lors du retrait de 2014 où les États-Unis ont déplacé les personnes et les équipements des petites bases désormais fermées vers les grandes bases qui restaient en place (à l’instar des aérodromes de Bagram et de Kandahar), se prête naturellement à cette approche. Mais lorsqu’il s’agit de ne plus avoir de troupes (et de contractors) avant une certaine date limite, les militaires perdent la flexibilité que procure une force résiduelle, ce qui altère forcément la façon dont ils planifient et exécutent le retrait, et rend la phase finale presque systématiquement « difficile ».

Pour quitter le théâtre d’ici au 1er mai, les États-Unis devront retirer rapidement leurs troupes et une grande partie de leur équipement. S’ils ont récemment fait l’expérience d’un retrait rapide, le retrait d’Irak en 2011, ils avaient alors la capacité de conduire et de transporter les derniers hommes et leur matériel par voie terrestre jusqu’à des bases au Koweït, où ils ont eu le luxe de disposer d’installations sécurisées pour traiter les derniers équipements retirés. Dans le cas de l’Afghanistan, les États-Unis ne seront pas en mesure de conduire le reste de leur personnel et de leur matériel dans un pays voisin. Par conséquent, le redéploiement à partir de l’Afghanistan impliquera que les troupes et le matériel se déplacent sur différentes lignes d’approvisionnement avec différents modes de transport, à des rythmes différents et avec des exigences différentes en termes de transit. Lorsque les États-Unis ont retiré leurs forces d’appoint d’Afghanistan en 2014, la plupart des troupes ont été transportées par avion directement hors du pays vers des escales régionales et vers leur station d’origine peu après. Leur équipement, en revanche, a été retiré en combinant le transport aérien au-dessus du Pakistan vers des bases américaines dans les pays du Golfe, le transport par camion à travers le Pakistan vers divers ports de ce pays, et des combinaisons d’expéditions par train et par camion à travers les États d’Asie centrale vers divers ports sur les mers Caspienne, Noire et Baltique. Ce processus, naturellement, était beaucoup plus lent et devait être soigneusement chorégraphié pour éviter de laisser des personnes ou des équipements exposés à des forces hostiles sur le terrain.

En raison de l’insécurité de l’environnement afghan, l’armée américaine ne peut pas se permettre de laisser des troupes sur le terrain sans équipement, ni de l’équipement sans troupes. Par conséquent, pour être vraiment sûr et ordonné, le retrait pourrait même nécessiter une augmentation temporaire de troupes et d’équipements supplémentaires, ralentissant encore le retrait. Lors du retrait d’Afghanistan en 2014, le 1st Theater Sustainment Command a déployé des brigades logistiques dans chacune des zones de commandement régionales pour faciliter le retour en arrière (ce qui s’est avéré être un moyen efficace de mettre en œuvre l’expertise logistique de ces unités). Un retrait rapide des forces en Afghanistan requerrait probablement, au minimum, une augmentation du personnel de maintenance aéronautique et de soutien au sol pour gérer l’afflux de sorties d’aéronefs qui serait nécessaire pour respecter le délai. Ces forces, bien entendu, doivent être protégées lors de leurs déplacements et de leurs opérations dans le pays, ce qui augmente les exigences en matière de sécurité et de soutien sur le terrain.

Plusieurs aspects de la situation actuelle en Afghanistan contribuent à complexifier encore davantage une opération de retrait. Etant donné le niveau de violence, les unités doivent conserver une capacité suffisante pour se protéger et protéger leur équipement pendant la majeure partie du processus de rétrogradation, ce qui impose des contraintes au sujet de ce qui peut être emballé et quand, et de ce qui peut être séparé de l’unité et quand. Si les « annexes secrètes » de l’accord américano-taliban stipulent que les talibans n’attaqueront pas les forces des États-Unis et de l’OTAN, ces derniers ne feront probablement pas confiance aux unités talibanes locales pour adhérer complètement à cet accord lors du retrait, sans compter le risque d’attaque par Daesh et d’autres groupes terroristes. Le fait que l’armée américaine fournisse un soutien, notamment logistique, à ses alliés et aux forces partenaires dans le pays signifie également que le rythme et l’ordre du retrait devraient tenir compte des besoins distincts de ces forces. Parmi elles, les forces de l’OTAN s’attendront probablement à recevoir une certaine aide des États-Unis lors de leur retrait. C’est également le cas des forces afghanes, qui devront probablement prendre le contrôle des bases et de tout équipement résiduel que les États-Unis et leurs partenaires de l’OTAN laisseront derrière eux, et qui devront adapter leur posture et leurs opérations pour tenir compte du départ de capacités habilitantes essentielles telles que les conseillers, l’appui aérien et l’appui-feu, ainsi que les responsables de la maintenance et les logisticiens sous contrat. Si l’on ne tient pas compte des besoins de ces forces partenaires, elles pourraient s’effondrer, accroissant le risque pour la sécurité du personnel américain encore présent dans le pays, et entraînerait des coûts importants en termes de diplomatie et de réputation. Et, bien entendu, la géographie éloignée et enclavée de l’Afghanistan et son infrastructure sous-développée compliquent le déplacement rapide de grandes quantités d’équipements et de personnel. A défaut, il faudrait consentir à des coûts énormes et obtenir la coopération des États voisins de l’Afghanistan, dont il est peu probable que le moindre s’avère aussi accommodant que le Koweït l’a été lors du retrait américain de l’Irak en 2011.

La complexité des retraits à grande échelle montre qu’aller vite est coûteux, en termes de coûts en dollars, de coûts d’opportunité et de coûts de réputation. La compression des délais de retrait augmente également le coût des contrats sur lesquels l’armée américaine s’appuie pour une partie de ses opérations logistiques, puisqu’elle sollicite davantage les actifs des entreprises contractantes. Le raccourcissement des délais signifie également que l’U.S. Transportation Command doit consacrer une plus grande partie de ses ressources disponibles au retrait, c’est-à-dire effectuer le plus grand nombre possible de sorties d’avions en peu de temps. La modification de sa posture accroît le risque qui pèse sur les autres intérêts américains dans le monde, en réduisant la capacité du commandement à soutenir d’autres opérations militaires. Un retrait rapide signifierait également que des retards et des contretemps, qui, autrement mineurs, seraient amortis lors d’un processus de retrait normal, pourraient au contraire entraîner la nécessité de détruire ou de démilitariser des équipements qu’il aurait été rentable de ramener chez soi. Ainsi, alors qu’elle avait l’avantage d’une force résiduelle, l’armée américaine a tout de même détruit pour plus de 7 milliards de dollars d’équipement militaire en Afghanistan pendant le retrait massif de 2014. Plier bagages en quelques semaines laisserait par ailleurs peu de temps aux États-Unis pour la coordination avec leurs alliés et partenaires, afin de s’assurer que le retrait ne les laisse pas dans une position intenable ou inutilement dangereuse.

Quand le seuil d’impossibilité d’effectuer un retrait organisé d’ici au 1er mai sera-t-il franchi par les Etats-Unis ? Compte tenu des complexités décrites ci-dessus, il n’y a pas de rupture nette dans le calendrier entre un retrait « dans l’ordre et la sûreté » et un retrait « désordonné et périlleux ». Au contraire, les retraits à grande échelle deviennent de plus en plus difficiles, chaotiques et coûteux à mesure que le temps imparti à leur mise en œuvre diminue. Par conséquent, le temps nécessaire au retrait des troupes et des équipements restants d’Afghanistan dépend in fine de ce que les États-Unis sont prêts à payer pour les faire partir, en termes de dollars, de coûts d’opportunité, de coûts de réputation et de risque géopolitique.

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Conclusion

 

L’armée américaine a la capacité brute de retirer tout le personnel restant d’Afghanistan en quelques semaines seulement. Peut-elle le faire sans abandonner un grand nombre d’équipements coûteux, sans laisser ses alliés de l’OTAN se débrouiller seuls, sans retirer des ressources du Commandement des transports des États-Unis de missions ailleurs dans le monde, et même sans exposer les troupes américaines sur le terrain à des risques importants en privant de priorité les considérations tactiques pendant le retrait ? Rien n’est moins sûr. Ce sont là des coûts et des risques réels, qui expliquent en grande partie pourquoi il est si difficile de quitter l’Afghanistan dans un délai court, que cela signifie pour le 1er mai ou dans quelques mois. Les « raisons tactiques » citées par M. Biden lors de sa conférence de presse ne sont donc pas des raisons liées à la capacité logistique, à proprement parler. Il s’agit plutôt de savoir combien il est prêt à payer, et à risquer, pour surmonter les difficultés logistiques et les coûts associés à un retrait sûr et ordonné. Compte tenu des commentaires du président à ce jour, il semble qu’il préfère un délai de plusieurs mois, et non de plusieurs semaines, pour se retirer de l’Afghanistan.

Auteurs

Ryan Baker, titulaire d’un doctorat, est chercheur au Brute Krulak Center for Innovation and Creativity de la Marine Corps University. Il est l’auteur d’une thèse sur la relation entre la logistique et la puissance militaire. Il est également officier de réserve dans le corps des Marines des États-Unis et possède une expérience du service actif dans le domaine de l’approvisionnement et de la logistique, notamment à l’étranger. Les opinions exprimées ici sont les siennes et ne représentent pas forcément celles du Marine Corps, de la Marine Corps University, du ministère de la Défense ou de toute autre institution. On peut le trouver sur Twitter à @ryanbaker51.

Jonathan Schroden, titulaire d’un doctorat, dirige le programme Countering Threats and Challenges de la CNA Corporation, un organisme de recherche et d’analyse non partisan et à but non lucratif basé à Arlington, en Virginie. Son travail à la CNA a porté sur les activités de contre-terrorisme et de contre-insurrection dans une grande partie du Moyen-Orient et de l’Asie du Sud, y compris de nombreux déploiements en Irak et en Afghanistan. Les opinions exprimées ici sont les siennes et ne représentent pas forcément celles de l’AIIC, du ministère de la Marine ou du ministère de la Défense. On peut le trouver sur Twitter à l’adresse @jjschroden.

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