Avant de penser l’après coronavirus, il faut d’abord penser le pendant. Le choc induit par cette crise non prévue conduit à réfléchir sur les notions de crise et d’incertitude. Toute crise fragilise les organisations, mais peut aussi les renforcer si elles sont des motifs d’innovation. Cela oblige à dépasser les modèles mentaux et à s’adapter aux changements d’environnement. Entretien avec Philippe Silberzahn sur l’incertitude et le choc de la crise.
Philippe Silberzahn est professeur à l’EM Lyon business school. Il travaille sur l’étude de l’innovation de rupture et les transformations des entreprises face aux risques et aux modifications de leur environnement. L’économie a subi un choc qui a modifié les processus en engendrant une grande rupture. Les entreprises ont dû s’adapter, en un temps très court. Comment anticiper l’incertitude, comment adapter les modèles mentaux sans tomber dans le biais rétrospectif, comment utiliser les crises comme des sources d’innovation ?
C’est ce qu’essaye d’étudier cette émission en s’intéressant aux entreprises et aux conséquences géopolitiques que cela peut induire. Par exemple le cas du télétravail, qui n’est pas sans poser quelques questions managériales mais aussi géographiques.
Le télétravail suppose la délocalisation. Si cela peut se faire en Auvergne, pourquoi pas à Bombay ou à Casablanca ? Et comment maintenir l’échange qui, lui seul, est source d’innovation et d’invention ? Modèle mental, modèle d’affaires, c’est tout un sens rétrospectif qui sera donné à cette crise que nous sommes en train de vivre.
Après les accords de Bougival, quel est l'avenir de la Nouvelle-Calédonie ? Comment concilier la présence française et les revendications des indépendantistes ? La Nouvelle-Calédonie est un non pensée de la vision géopolitique française. Analyse par Éric Descheemaeker, professeur de...
Après cinq ans d’arrêt, le Mozambique relance le méga-projet gazier Mozambique LNG de TotalEnergies, suspendu après une attaque jihadiste meurtrière. Le Mozambique va relancer officiellement jeudi un méga-projet gazier dirigé par le géant énergétique français TotalEnergies, qui était...
Pendant plus d’une décennie, Vladimir Poutine a fait pression sur Xi Jinping pour qu’il approuve le projet de gazoduc de Gazprom connu sous le nom de « Power of Siberia 2 ». Pendant des années, Xi a tergiversé, préférant approfondir les relations de la Chine avec l’Iran, investir au Kazakhstan et dans d’autres pays d’Asie centrale, et injecter des fonds dans la production d’électricité nationale (solaire, éolienne ou nucléaire).