<i class='fa fa-lock' aria-hidden='true'></i> L’ensemencement des nuages : faire pleuvoir sur commande ?

21 septembre 2025

Temps de lecture : 2 minutes

Photo :

Abonnement Conflits

L’ensemencement des nuages : faire pleuvoir sur commande ?

par

Face aux épisodes de sécheresse, aux incendies ou à la raréfaction de l’eau, certains recourent à la technique de l’ensemencement des nuages. Retour sur son fonctionnement

Qu’est-ce que l’ensemencement des nuages ?

L’ensemencement des nuages, aussi appelé modification artificielle du temps, est une technique visant à stimuler ou augmenter les précipitations dans un nuage. L’idée est de favoriser la formation de gouttelettes d’eau ou de cristaux de glace, pour qu’ils deviennent suffisamment gros et lourds… et tombent sous forme de pluie ou de neige.

Comment ça marche ?

La méthode consiste à introduire des substances chimiques dans des nuages contenant déjà de l’humidité, comme :

L’iodure d’argent, le plus utilisé : il imite la structure des cristaux de glace.

Le dioxyde de carbone solide (glace sèche).

Parfois, du sel est utilisé dans certaines régions humides.

Ces produits sont dispersés dans les nuages par :

des avions qui volent directement dans les masses nuageuses,

ou des fusées ou canons au sol qui envoient les substances vers le ciel.

Ces particules agissent comme des noyaux de condensation : elles aident les gouttelettes d’eau à se former ou à grossir, accélérant le processus naturel de précipitation.

Est-ce que ça marche vraiment ?

L’efficacité de l’ensemencement des nuages est encore débattue :

Certaines études montrent une augmentation de 5 à 15 % des précipitations dans des conditions favorables.

Mais les résultats sont très variables, car ils dépendent fortement du type de nuage, de l’humidité disponible, de la température, du vent, etc.

Il est difficile de prouver que la pluie est due à l’ensemencement et non à un processus naturel.

Quels sont les risques ou limites ?

Impact environnemental : l’iodure d’argent, à long terme, peut s’accumuler dans les sols et les eaux. Mais à faible dose, il est considéré comme peu toxique.

Coût élevé : entre la technologie, les avions et le suivi scientifique, c’est une méthode coûteuse.

Pas une solution miracle : cette technique ne crée pas de pluie à partir de rien. Elle ne fonctionne que si des nuages porteurs sont déjà présents.

Mots-clefs : ,

À propos de l’auteur
Revue Conflits avec AFP

Revue Conflits avec AFP

Voir aussi

Le PKK : bilan territorial d’un complexe terroriste

Le 12 mai 2025, le PKK (Parti des Travailleurs du Kurdistan) annonçait sa dissolution. La fin de cette organisation, fondée en 1978 et qui pratiqua la lutte armée depuis 1984 en Turquie et dans quelques autres pays voisins et européens, est un fait important qui est passé relativement inaperçu dans la sphère médiatique française. Pourtant, on a ici affaire à un complexe terroriste responsable directement ou indirectement d’environ 40 000 morts, et suscité des conséquences géopolitiques non négligeables tant au Moyen Orient qu’en Europe.

Les marines grecques antiques : emplois et stratégies

Narrant les événements de 374-373 avant J.-C., l’auteur athénien Xénophon place ce discours dans la bouche d’ambassadeurs de Corcyre (aujourd’hui Corfou) venus chercher de l’aide à Athènes, alors que leur île est victime d’une agression lacédémonienne : c’était l’intérêt d’Athènes de la secourir, car « Corcyre était avantageusement située par rapport au golfe de Corinthe et aux États qui touchent à ses rivages ; elle l’était également pour causer des dommages à la Laconie ; elle l’était mieux encore par rapport à l’Épire qui lui fait face et à la navigation de la Sicile au Péloponnèse » (Helléniques VI 2, 8-10). On ne s’étonne pas que la mer soit passée au premier rang de la pensée stratégique des Grecs : dès la première œuvre occidentale en prose, les Enquêtes d’Hérodote, est apparu le concept de thalassocratie, et le fait maritime est omniprésent dans le récit de Thucydide, qui voit dans la force navale le principal étalon d’une puissance politique et économique. À grands traits, retraçons le développement des stratégies navales en Grèce antique, un parcours d’environ six siècles.

Les relations Chine / États-Unis après l’annonce de Power of Siberia 2

Pendant plus d’une décennie, Vladimir Poutine a fait pression sur Xi Jinping pour qu’il approuve le projet de gazoduc de Gazprom connu sous le nom de « Power of Siberia 2 ». Pendant des années, Xi a tergiversé, préférant approfondir les relations de la Chine avec l’Iran, investir au Kazakhstan et dans d’autres pays d’Asie centrale, et injecter des fonds dans la production d’électricité nationale (solaire, éolienne ou nucléaire).