<i class='fa fa-lock' aria-hidden='true'></i> À l’assaut de l’Afrique. Stratégie des drones turcs et chinois

29 juillet 2025

Temps de lecture : 2 minutes

Photo : Un drone Bayraktar TB2 de fabrication turque (c) Sipa AP22409284_000001

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À l’assaut de l’Afrique. Stratégie des drones turcs et chinois

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Les drones turcs et chinois se déploient en Afrique. Un déploiement militaire qui témoigne de l’accroissement de la présence de ces deux pays

Un déploiement massif auprès des armées africaines

Les drones armés Bayraktar TB2 et Akıncı ont été acquis par plusieurs pays africains, notamment le Burkina Faso, le Mali, le Niger, le Nigeria et la Somalie. La Turquie s’affirme comme le principal fournisseur de drones MALE (moyenne altitude, longue autonomie), dépassant désormais la Chine. Cette montée en puissance s’explique par des conditions d’exportation plus souples, une logistique efficace et des coûts inférieurs à ceux des États occidentaux.

(c) AFP

Les drones chinois CH‑4, Wing Loong I/II sont utilisés par des forces comme celle du Nigeria, ou encore lors de conflits libyens soutenus par des acteurs externes. Bien que la Chine soit derrière la Turquie aujourd’hui, ses systèmes étaient auparavant largement exportés, notamment vers le Sahel et le Nigeria.

Domaines d’emploi et modalités d’usage

Les drones turcs apportent des capacités essentielles de surveillance et d’attaque à des régimes confrontés à des menaces terroristes ou des insurrections : le Bayraktar TB2 s’est montré déterminant dans les offensives du Mali contre des zones rebelles comme Kidal en 2024. En Somalie, les TB2 et Akıncı sont utilisés pour neutraliser Al‑Shabab, sous supervision turque depuis 2021-2025.

Les drones chinois servent à la fois à la surveillance et aux frappes ciblées, comme au Nigeria avec des modèles CAIG Rainbow CH‑4 et Wing Loong II, utilisés notamment contre Boko Haram.

Conséquences pour les civils : des dommages répandus

Un rapport de Drone Wars UK (Death on Delivery) relève près de 1 000 décès civils dus à des frappes de drones entre 2021 et 2024, dont 490 rien qu’en Éthiopie.

Plus largement, la prolifération rapide sans régulations suffisantes accroît le risque de dommages collatéraux dans des zones en conflit ou mal cartographiées.

L’usage des drones turcs et chinois en Afrique illustre une transformation profonde des conflits locaux : des technologies abordables et rapides à déployer apportent des gains opérationnels considérables… au prix d’un bilan humain lourd, notamment en zones civiles. La domination turque dans les ventes de drones armés repose sur souplesse et démonstration sur le terrain, tandis que la Chine continue d’apporter des systèmes solides via ses réseaux. Mais sans cadre réglementaire international, les risques de dérives et de souffrances civiles restent élevés.

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Revue Conflits avec AFP

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