Des mots pour guérir les maux – Guillaume Villemot
Monseigneur Michaeel Najeeb est dominicain de rite chaldéen. Il a récemment été publié dans « Des mots pour guérir les maux » qui recueille ses échanges avec Guillaume Villemot. La justesse et la mesure des mots de Michaeel Najeeb marquent particulièrement. Dans un contexte où rien ne le permet, l’archevêque de Mossoul ne s’exprime pas en théologien mais en témoin direct d’une réalité contemporaine : celle de reconstruire et d’animer les communautés chrétiennes marquées par le conflit.
Le style reste relativement décousu ; par souci de garder ces entretiens sous la forme la plus authentique possible, la structure est donc assez originale puisqu’elle reste dans un format brut, mais elle donne ainsi un côté intimiste au récit. L’auteur reste bref, ses questions étant les plus ouvertes possible pour laisser le plus de place au récit de Michaeel Najeeb.
Les sujets abordés vont de questions très personnelles et individuelles à des questions plus sociétales. Tant par le rapport au débat que par le devoir de mémoire, chaque pan de la société irakienne y est disséqué au cours de leurs échanges ; l’auteur et Najeeb voient la situation changer en Irak, ce qui permet aussi une analyse dans le temps.
Quand les services secrets avaient raison – Maurin Picard
Maurin Picard propose ici une analyse historique des différentes analyses des services de renseignement sur plusieurs époques et pays. Le livre présente 18 études de cas s’étendant de la Seconde Guerre mondiale au 7 octobre.
Depuis 1940, si les attaques foudroyantes frappent l’opinion publique de stupeur, espions, militaires et diplomates en ont toujours révélé les signes avant-coureurs et ont tenté d’alerter leurs supérieurs, le plus souvent en vain. L’aveuglement des dirigeants, les préjugés idéologiques, la sous-estimation de l’adversaire ou le déni du retour de la guerre ont joué un rôle déterminant dans le succès des assaillants.
Le livre profite de la richesse de la période qu’il couvre. On y voit les grandes révolutions qui ont modelé le renseignement actuel : la fin de la guerre froide, la révolution numérique, l’émergence du terrorisme. Il met également en parallèle des philosophies de renseignement issues de différents pays avec des situations de victoires comme de défaites.
Il comporte une limite relative dans l’absence d’exemples entre 1980 et 2001 qui auraient pourtant pu mettre en lumière les changements radicaux qui ont marqué les services occidentaux à cette époque.
Les Compagnons de Jeanne d’Arc – Valerie Toureille
Les
Le livre se distingue par la diversité des portraits qu’il dresse. En choisissant des profils contrastés, l’auteure parvient à restituer la complexité d’une guerre qui dépasse largement la seule figure de Jeanne, et à montrer comment des destins aussi dissemblables ont pu se croiser et se lier autour d’une cause commune.
Le livre se développe également dans une seconde partie après l’exécution de Jeanne d’Arc, en se centrant moins sur des figures individuelles. L’ouvrage aborde cette fois les dernières phases de la guerre de Cent Ans, offrant ainsi une perspective plus large sur les recompositions politiques et militaires qui ont conduit à l’issue du conflit. Cette double articulation, entre portraits singuliers et tableau d’ensemble, constitue l’une des forces de l’ouvrage.












