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Barack Obama, un grand président

Chaque numéro de Conflits ouvre une réflexion sur un sujet controversé en s’appuyant sur un article engagé dont le ton invite à réagir. Vous pouvez réagir dans les commentaires sous l'article. Tous les messages sont soumis à modération.

Barack Obama, un grand président

Barack Obama, un grand président

Thomas Snégaroff

Thomas Snégaroff

Thomas Snégaroff est directeur de recherche associé à l'IRIS. Spécialiste des États-Unis, son travail l'a conduit à approfondir la politique étrangère américaine, notamment envers l'Union européenne, les questions de défense mais aussi la figure présidentielle autour de la notion d'incarnation en politique. Il travaille également plus largement à la notion de puissance, qui donne lieu à un cours à Sciences Po "Hard, soft et smart power". Thomas Snégaroff travaille également sur la dimension géopolitique du sport - son DEA portait sur les J.O. de Paris de 1924. Agrégé d'histoire et titulaire d'un DEA d'histoire contemporaine, Thomas Snégaroff enseigne à Sciences Po Paris, en classes préparatoires aux grandes écoles de commerce et à IRIS Sup’. Il est "distinguished professor" de géopolitique de Grenoble École de Management. Il participe régulièrement au rapport de géopolitique Antéios (PUF) et rédige le chapitre "Amérique du Nord" de l'Année Stratégique depuis l'édition 2013.
Twitter : twitter.com/thomassnegaroff
Thomas Snégaroff

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Chaque numéro de Conflits ouvre une réflexion sur un sujet controversé en s’appuyant sur un article engagé dont le ton invite à réagir.

La mode est au « Obama bashing », le dénigrement systématique du président américain. L’homme qui avait reçu le prix Nobel de la Paix à peine élu, en octobre 2009, fait l’objet aujourd’hui de critiques parfois contradictoires, mais toutes acerbes : mou, irrésolu, bravache contraint à la reculade en Syrie, cynique qui conserve Guantanamo, espionne ses amis et a déjà lancé sur ses ennemis (ou à côté d’eux…) dix fois plus de drones que George Bush.

La critique vient surtout des républicains américains, cela ne surprendra pas. En janvier 2012, sa directive stratégique de défense (Defense Strategic Guidance) leur a fait craindre une « politique impérialiste de bon marché », tant les dépenses militaires américaines sont appelées à baisser dans les dix prochaines années.

Il n’en est rien. Obama signe la fin d’une vision périmée des enjeux géostratégiques américains tels que les envisageaient les néo-conservateurs. Barack Obama a pris conscience que le monde avait changé. Que la parenthèse exceptionnelle ouverte par la fin de la guerre froide, qui a fait parler d’« hyperpuissance américaine », s’est refermée. Que l’Amérique ne dispose plus des moyens économiques et humains d’être les gendarmes du monde. Qu’elle doit réinventer les modalités de son interventionnisme.

En soldant les deux guerres héritées de l’époque Bush, Obama a réalisé son premier objectif. En annonçant la fin de la guerre contre le terrorisme – « cette guerre, comme toutes les guerres, doit se terminer » a-t-il dit en mai 2013 – il réalise le second. Il sort ainsi d’un carcan idéologique et stratégique qui avait paralysé l’Amérique. En annonçant récemment que plusieurs modèles démocratiques peuvent coexister dans le monde, il a clairement envoyé un message aux démocraties naissantes au sud de la Méditerranée : nous ne vous imposerons pas un modèle de démocratie libérale occidentale.

L’Amérique a nettement plus à gagner d’un monde pacifié, et nous avec. Obama a toujours pris soin de ne jamais empoisonner plus que de raison les relations avec les grands émergents. De même, sa grande modération à l’encontre de la Syrie, pourtant largement brocardée, traduit une vision géopolitique plus mature et moins idéologique. La porte de sortie trouvée avec Moscou ayant abouti au programme de destruction des armes chimiques, sans pour autant armer des rebelles peu fréquentables, est l’illustration de l’efficacité des menaces d’abord proférées par Washington. De même, comment ne pas apprécier à sa juste valeur la main tendue à l’Iran ? Les États-Unis ont parfaitement compris qu’ils ont beaucoup plus à gagner d’un rapprochement avec les chiites, quitte à s’éloigner de l’Arabie saoudite et à en finir ainsi avec une alliance largement contre-nature.
Pour autant, en usant (et en abusant aussi) des drones, Obama s’est donné les moyens d’agir ponctuellement au Pakistan ou au Yémen sans pour autant y envoyer des hommes. Et avec la NSA, de lutter efficacement contre le risque terroriste.

En cela, le président démocrate se fait l’expression d’une opinion publique fatiguée par l’interventionnisme à tout crin. Une opinion publique qui pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale pense (à 52 %) que l’Amérique ferait mieux de s’occuper de ses problèmes que des problèmes du monde.

Ainsi, alors que beaucoup souhaitaient voir en Obama un nouveau Carter, ne doit-on pas parler d’un nouveau Nixon, un chef d’État capable de saisir les mutations d’un monde et de s’y inscrire harmonieusement ?

Crédit photo : suzymushu via Flickr (cc)

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37 commentaires

  1. Renaud D.
    Renaud D.28 mars 2014

    Si on compare Obama à Bush et à tous ses échecs, on peut effectivement faire d’Obama un grand président. Mais le déclin de l’Amérique s’est poursuivi depuis 2008. Ce qui est vrai, c’est qu’Obama fait preuve de plus de réalisme que son prédécesseur. Il est loin cependant de redresser son pays

    • Yves
      Yves28 mars 2014

      Obama un grand président ? Mais il poursuit la même politique que tous ses prédécesseurs. En particulier il veut diviser l’Europe, et la dresser contre la Russie. Alors un grand président ? Pour qui ? Certainement pas pour les Européens.

      • AA
        AA29 mars 2014

        Pas pour les européens, probablement, puisque c’est le président des États-Unis d’Amérique… L’état profond américain dont parle Aymeric Chauprade est une réalité, quelle que soit la couleur politique de leur président. Quand on veut savoir ce qu’ils pensent de l’Europe, il suffit de se rappeler du “fuck the ue” de Victoria Nuland en février dernier.

        • millesime
          millesime10 juin 2014

          Obama à comme mentor depuis fort longtemps Sbigniew Brzezinski, lequel fut le conseiller du président Carter, et ce fameux Sbig est très certainement le principal conseiller de cet “Etat profond US” .dont Obama en est la marionnette.
          Du temps de l’ URSS nos étions dans un monde “bipolaire” , puis il y avait la possibilité de s’orienter vers un monde “multipolaire”, mais les événements d’ Ukraine nous font nous retourner vers ce monde “bipolaire” (hélas) avec en perspective une nouvelle guerre froide, qui cette fois est décidée par les occidentaux. La marionnette Obama est “aux ordres”..!

      • DENIS
        DENIS3 avril 2014

        100% d’accord avec vous

      • Europe
        Europe4 avril 2014

        Il est vrai que la tentative de main mise sur l’Europe par les USA et l’OTAN est pesant…. Sans évoquer la servilité de certains chefs d’états européens comme Sarkozy ou Hollande aujourd’hui….

        Mais, c’est aux dirigeants européens et aux peuples européens de savoir dire non et de s’imposer…. De toutes façons les américains sont en train de perdre leur leadership mondial face à la Chine et la Russie en particulier…

        Nous devons franchement choisir la grande Europe de Brest à Vladivostok comme le disait déjà De Gaulle en son temps…..

        • Anglebert
          Anglebert6 avril 2014

          Le traité transatlantique en cours avec l’UE que tous les médias taisent dans toutes les langues est le piège ultime que les US nous tendent et qui changera radicalement notre manière de consommer.

        • millesime
          millesime10 juin 2014

          hélas, la moitié de nos gouvernants sont des Youngs Leaders

      • James
        James17 décembre 2014

        Tout à fait d’accord avec vous. Obama s’est révélé (et peut-être qu’on peut bien comprendre pourquoi) un président sans charisme, sans du vrai leadership ni courage pour faire face aux pièges tendus par les Républicains. Si l’on compare à un Poutine, par exemple, c’est comme parler de la lune et du soleil.

  2. Claude hangen
    Claude hangen28 mars 2014

    Monsieur Obama comme tous ses prédecesseurs défent les intérêts géostratégiques des USA selon une perception qui lui est propre.

  3. Vincent
    Vincent29 mars 2014

    Concrètement, je ne vois pas trop comment l’Amérique pourrait s’empêcher d’intervenir partout dans le monde comme elle le fait depuis des décennies. C’est une doctrine politique. Leurs intérêts sont sur tous les continents. Cesser de les défendre (de manière préventive, comme ils le font), et c’est son arrêt de mort.

    • millesime
      millesime10 juin 2014

      Il y a plus de 700 bases américaines de par le monde..!

  4. Yves Lejeune
    Yves Lejeune29 mars 2014

    Mondialisation oblige, les intérêts des nations ne se limitent plus au pré carré géographique tel qu’il pouvait encore exister au 19è siècle ou au début du 20è avec Woodrow Wilson. Les économies sont imbriquées les unes dans les autres, interdépendantes les unes des autres. A moins d’une crise majeure ne leur laissant pas le choix (ce qui pourrait être le début d’une véritable “démondialisation ?”), je vois mal les Etats-Unis renoncer au rôle de gendarme du monde qu’ils se sont attribués depuis la Charte de l’Atlantique en 1941.

    • millesime
      millesime10 juin 2014

      Les Etats-Unis sont sur le déclin, tout comme l’ensemble du monde occidental, ils font partie de ce l”on pourrait appeler “le monde d’avant”… le monde d’après” étant celui des BRICS et bien d’autres pays émergents, mais nos dirigeants ont fait le “mauvais choix” (hélas) en étant les vassaux des US
      Disraéli ( ancien premier ministre de sa Majesté) disait:
      “le monde est dirigé par toutes autres personnes que ceux qui nous gouvernent”
      (en référence à Aymrique Chauprade)

  5. Xénia
    Xénia30 mars 2014

    Obama, pas Obama. Cela ne change rien, parce que :

    “…Les Etats Unis se doivent de propager la démocratie et les valeurs américaines dans le monde entier… ”
    “… Nous voulons associer le reste du monde du choix que nous avons fait. Il est indispensable d’offrir à toutes les parties du monde la même possibilité de choisir que celle qui nous a rendus meilleurs et plus forts…”

    Kerry – 2014

    C’est bien là tout le problème !

    • Anglebert
      Anglebert6 avril 2014

      Exactement ! On croirait des missionnaires fanatiques !

  6. David
    David5 avril 2014

    De nombreux points intéressants et crédibles dans cette analyse. Hélas, il semble que la lucidité et l’intelligence de Barack Obama s’arrête aux frontières de la Russie. Et d’une manière plus générale, il serait bien que ce grand président permette à l’Europe de s’émanciper de la tutelle américaine. Pour peu que celle-ci accepte enfin de devenir une véritable puissance.

    • MaxV
      MaxV6 avril 2014

      Au pays des bisounours, ça pourrait se passer comme vous dites… Le fait est que – puissance contestée par des pays émergents, l’Amérique devient paranoïaque. Leur motto : “Plutôt détruire les autres que de se retrouver en fin de course”.

  7. Anglebert
    Anglebert6 avril 2014

    Un grand président … L’Amérique est ruinée, des villes américaines sont en faillite (on ne parle jamais que de Détroit) et les autres ? Les gens ne savent toujours pas se soigner, il espionne ses alliés, il veut conserver l’ hégémonie des US au lieu de promouvoir les échanges win-win; s’il est conscient que les temps ont changé, il agit toujours dans le sens du passé. L’ordre par le chaos.
    Il n’a rien d’un grand président Le Diable séduit mais ne construit pas, il détruit !

    • Clerbois
      Clerbois25 novembre 2015

      Vous avez vu juste Mr Anglebert. Faite un tour sur les villes américaines, bien plus de maison en ruine que de nouvelles. Les demeure luxueuse des stars et des politiciens ne sont que du tape à l’œil pour détourner de la vérité.
      Sur le net des milliers de ruines actuelles, pas des photos de guerre.
      Regarder la Louisiane et les restes de ruine encore bien nombreux du cyclone qui la ravagea.
      Contraignant des milliers de pauvres où devenu pauvre depuis à vivre dans des squats. C’est cela le résultat d’un grand Obama, pas le courage pour aller jusqu’au bout des réformes, des promesses alors que des millions espéraient du réel. Vivement pour l ‘Amérique un président qui sage agir vrai et non pas faire de beau discours.

      • Revue Conflits
        Revue Conflits30 novembre 2015

        Bonjour, notre charte exige une orthographe correcte lorsque vous laissez des messages ou des commentaires sur le site internet.
        En vous remerciant par avance,
        Conflits

  8. MaxV
    MaxV6 avril 2014

    Question à Thomas Snégaroff : pensez-vous vraiment qu’en matière de politique extérieure américaine, le président ait une quelconque influence et que sa couleur politique change grand chose ? On a vu des démocrates déclencher des guerres, comme des républicains. La politique extérieure américaine semble suivre une sorte de fil directeur ininterrompu, certaines alliances variant au gré des circonstances, le cas iranien est en effet typique : il ne faut pas oublier que l’Iran était le premier allié des États-Unis dans la région avant la chute du shah. Cordialement.

  9. Alain
    Alain6 avril 2014

    Intéressant de constater que ce qui se présente comme une revue de géopolitique critique commence par une ode a peine voilée au nouvel ordre mondial. Cet article naïf aurait pu s’intéresser aux catastrophes économiques et sociales qui sapent aujourd’hui les fondements de la société américaine, comme aux liens de la politique étrangère d’Obama avec les intérêts de la puissance financière de la City. Quand a la reculade de Obama en Syrie, nous la devons a la stratégie subtile de Poutine, idem pour la Crimée. Issue de ligne mondialiste de Sciences Po, cette “analyse critique” ne constitue en fin de compte qu’une éloge de la destruction programmée des nations au profit de l’oligarchie de la finance. Faut-il s’en étonner? Oui, parque l’on aurait pu attendre de Pacal Gauchon une approche plus libre.

    • Revue Conflits
      Revue Conflits7 avril 2014

      La page “polémique” est destinée à faire réagir les lecteurs en développant une thèse qui peut surprendre, en tout cas qui ne va pas dans le sens des idées reçues. Les idées exposées ne sont pas obligatoirement celles de Conflits.

      Aux États-Unis Barack Obama fait l’objet de vives attaques de la part des néo-conservateurs qui lui reprochent sa mollesse et son inefficacité. C’est le sens du papier de Thomas Snégaroff qui se réjouit du réalisme du président américain. Chacun est libre d’en penser ce qu’il souhaite et la réaction d’Alain est tout à fait légitime. Elle rate cependant sa cible, me semble-t-il, qui est bien les néo-conservateurs. Nul doute qu’eux seraient intervenus en Syrie, aurait poussé la confrontation avec l’Iran plus loin et se seraient beaucoup plus engagés en Ukraine. A chacun de juger quels sont les intérêts de la France et de l’Europe, puisque de toute façon les États-Unis existent et qu’ils restent la première puissance mondiale. Une politique américaine plus agressive donc voyante, ou une politique plus conciliante que l’on peut juger de pure hypocrisie ?
      J’ajoute que nous avons placé ce numéro sous le signe de la géopolitique critique. La vraie critique, la critique intelligente, commence par la critique de ses propres opinions. C’est pourquoi Conflits, qui a sa ligne définie par notre manifeste, s’efforcera de présenter des points de vue divers et divergents. Notre géopolitique critique est aussi une géopolitique autocritique.
      Pascal Gauchon

      • michelm
        michelm25 octobre 2015

        ” …une thèse qui peut surprendre, en tout cas qui ne va pas dans le sens des idées reçues. ”

        Heu… Vous semblez bel et bien faire un contre-sens, là, car les idées reçues que vous évoquez, ce sont bien plus celles qui sont diffusées à l’envi par les médias institutionnalisés (puisque financés par l’État), soit par à peu près 80% (90% ?) d’entre eux !
        Qu’on les retrouve ici peut en effet un tantinet perturber vos lecteurs…

        Le problème de la polémique que vous souhaitez lever dans ce site, c’est qu’elle n’a guère d’intérêt, puisque si l’on se pointe ici, c’est pour ne pas retomber sur ces ” idée reçues ” justement !
        La teneur des commentaires semble d’ailleurs me donner raison…

        Pour le reste, votre revue m’a fait l’effet d’un vivifiant bol d’air lorsque je suis tombé sur le premier numéro (Vladimir Putin en couverture et arborant un visage sympathique, il fallait le faire en pleine hystérie ” Putler ” comme avait osé le traité la grande démocrate (et diplomate) Hillary Clinton !). Vivifiant au point que je m’y suis illico abonné, pardi !

        Bien cordialement,
        mm

  10. Vladimir Vladimirovich
    Vladimir Vladimirovich7 avril 2014

    Cet article présente les replis américains récents pour des mouvements de grande vision stratégique. C’est de la langue de bois.

    Obama restreint l’interventionnisme américain parce qu’il a besoin d’argent pour ses politiques socialistes. Pas parce qu’il pense que l’interventionnisme est mauvais. La preuve : il continue les bombardements de drones a tout va (lesquels sont juste moins chers qu’un corps expéditionnaire), et les entreprises de déstabilisation (comme en Syrie, ou en Ukraine).

    Sa position “modérée” sur la Syrie n’est que le résultat de l’échec total de la politique ultra-agressive de renversement du pouvoir locale, qu’il avait mené jusqu’alors. Sans l’intervention russe, il aurait d’ailleurs réussi. Le revirement sur l’Iran montre tout autant l’échec des US en général a imposer leurs vues dans cette région, mais il est difficile de parler de “rapprochement avec les chiites” quand on suit les événements de Syrie.

    Quand a la politique “d’apaisement généralisé”, quand on voit les récent événements d’Ukraine et l’acharnement absurde d’Obama contre la Russie, on est en droit d’en douter.

    Décidément, Obama n’est certainement pas un grand stratège, et ses échecs ne sont aucunement assimilables a un repositionnement intelligent. Un repli forcé, dans le meilleurs des cas !

  11. Pound
    Pound17 avril 2014

    Obama a du courber l’échine devant la diplomatie russe pour la Syrie, et ainsi comme on le voit aussi en Ukraine, il est apparemment préférable d’engendrer du chaos(soutien aux groupes fascistes de Maïdan par exemple), plutôt qu’œuvrer à quelque chose de plus constructif (“Fuck the EU” de Nuland) c’est un échec en matière d’affaires étrangères (reste à voir au Venezuela…), il va vouloir substituer cela par des actions sur le plan intérieur, peut être seront t-elle plus productive que tout ce vent brassé à l’étranger. Une politique de fuite en avant se conclura par sa fin (politique)

  12. AA
    AA8 mai 2014

    Le temps permet d’y voir plus clair : http://www.liberation.fr/monde/2014/05/07/obama-veut-priver-la-russie-de-certains-avantages-commerciaux_1012870 Quelle différence d’avec Bush ? Aucune. La politique étrangère US reste absolument la même. Monde pacifié comme dit l’auteur… selon les exigences de la Pax Americana !

  13. stefcor
    stefcor8 mai 2014

    quand l’article dit USA: Est-ce la CIA, la NSA, le FBI, la City ou les lobbies? quand au président des USA, vous supposez qu’il contrôle l’ensemble, c’est un peu ridicule.

  14. Macacao
    Macacao21 mai 2014

    La politique d’un chef d’État étant avant tout locale, il conviendrait peut-être mieux d’évaluer la grandeur de M. Obama sur ses politiques locales. Or, pour connaître assez bien les USA, je peux vous assurer que votre texte ferait bien rigoler là-bas. Si vous posiez la question aux Américains, mêmes aux démocrates, il s’en trouverait bien peu pour partager votre point de vue.

    Même que chez nous, une nouvelle expression est née.

    Se barackobamiser: placer les attentes tellement hautes qu’elles deviennent inatteignables. La déception s’ensuit généralement.

    Quant à la scène internationale, je ne vois pas trop ce qui tourne à l’avantage de la politique américaine en ce moment. La stratégie d’Obama mord la poussière partout. Certes elle est plus réaliste quant à la capacité de déploiement américaine, ce qui est moins catastrophique pour le contribuable US. Le résultat? Poutine se moque des USA, le régime syrien a franchi allègrement la prétendue ligne rouge, les provocations chinoises se multiplient en mer de Chine. Tout n’est pas de la faute d’Obama bien entendu mais de là à en faire un grand président…

  15. Alain Cavaillé
    Alain Cavaillé12 août 2014

    Si Obama était “un grand président”, il ne suivrait pas la politique de ses prédécesseurs en ne changeant que l’étiquette et la couleur de peau. Et pourtant les “Bush&son” n’ont pas été tellement brillants, loin s’en faut ! La politique américaine est surtout le fait de grands groupes de pression et de lobbies. Parmi les plus introduits il y a la communauté juive qui tient les cordons de la bourse. On peut également penser que les conseillers et les grandes institutions de l’État tiennent tout le reste. Il est cependant notoire que la CIA commet parfois ( souvent ? ) des bourdes énormes et impliquent le pays par leurs erreurs.
    Paradoxalement, je trouve qu’il n’y a eu que deux présidents qui fussent de véritables “Chefs d’État” : Kennedy et Reagan. L’un et l’autre ont géré la guerre froide avec lucidité et efficacité.

  16. Robert Huet
    Robert Huet3 novembre 2015

    Messieurs, il serait temps de boycotter cette revue de géopolitique et son site internet, car le conformisme au déterminisme-narativiste du système est total dans leurs textes.

    • Revue Conflits
      Revue Conflits3 novembre 2015

      Cher Monsieur, de quelle revue et de quel site parlez-vous ?
      Conflits

      • Robert Huet
        Robert Huet3 novembre 2015

        Ceux qui ne sont pas enfermés dans le conformisme du déterminisme-narativiste du système ont bien compris mon message. Les autres peuvent rester prisonniers dans leur conformisme envers le déterminisme-narativiste du système, c’est la seul liberté que le système leur permet s’ils veulent conserver leurs privilèges.

        • Revue Conflits
          Revue Conflits4 novembre 2015

          Cher Monsieur, soit vous n’avez pas compris l’article, soit vous n’avez pas compris la raison pour laquelle nous avons publié cet article (qui est pourtant dûment explicitée en introduction), soit les deux ? “Déterminisme-narrativistement” vôtre (avec 2 -r).
          Conflits

  17. charlot
    charlot11 novembre 2015

    Obama ne peut appliquer que la politique que l’empire, qui l’a fait élire, lui dicte….Je pense qu’il n’a pas(ou peu) le choix. La plupart des gouvernements élus de par le monde, ne servent que de paravent démocratique..pour “amuser” le peuple afin de lui faire croire qu’il est maître de son destin….La dictature financière mondialiste impérialiste et ses satellites (CIA et autres officines aux ordres) régissent tout en arrière plan, et gare aux pays qui ne se soumettent pas…leur destin est tracé soit: l’abdication, la soumission, et la collaboration ou bien la destruction. On ne peut qu’espérer que la Russie et ses alliés parviennent à affaiblir l’empire….et pourquoi pas libérer les EU….?

  18. guernico
    guernico10 février 2016

    Obama est effectivement un grand président. Les européens devraient se féliciter qu’il soit à la tête des USA.

    Evidemment, les anti-américains professionnels exhaleront leur haine de l’impéralisme US, là ou l’asservissement de notre Patrie à la Grande Allemagne (patent en France au moins depuis Mitterrand le “Franciscain”, et accru depuis Sarkozy et Hollande) les ravit.

    N’empêche, Obama a soldé les derniers comptes de la Guerre Froide (Cuba, Vietnam…) et ceux de l’Ere Bush (désastreuse pour l’Occident), avec notamment le retour en grâce de l’Iran.

    Bravo ! L’Europe, ce machin germanisé et libéral ferait bien de prendre exemple sur les States et retrouver le sens de la puissance.

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