<i class='fa fa-lock' aria-hidden='true'></i> Quatre « villes de la liberté »

30 juillet 2020

Temps de lecture : 10 minutes
Photo : Vue du château de Prague de nuit (c) Pixabay
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Quatre « villes de la liberté »

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 « L’air de la ville rend libre ». Ce vieux dicton allemand du XIIIème siècle (concernant les serfs déguerpis recherchés par leur seigneur) a inspiré les maires des quatre capitales des pays du Groupe de Visegrad (Bratislava, Budapest, Prague et Varsovie) pour signer ensemble, le 16 décembre 2019, dans une mise en scène très médiatisée dans les locaux de l’ancienne Université d’Europe Centrale de Georges Soros, un « pacte des villes libres ». Que disent-ils ? Qui sont-ils ? Que représentent-ils ?

Le manifeste des quatre maires

Le « Pacte des villes libres » de Pologne, Hongrie, Tchéquie et Slovaquie, est une profession de foi, une revendication et une déclaration de guerre. Le 16 décembre, dans la salle de l’ex-« université de Soros » à Budapest, les quatre jeunes maires ont présenté aux médias leur texte et posé pour la photo. Sourire aux lèvres, ils ont juré leur pacte par un geste solennel de superposition des trois mains droites et la gauche du maire de Prague (pour la visibilité de leurs quatre figures), évoquant le serment des Horaces ou celui des trois premiers cantons suisses confédérés en 1291. Le texte du pacte (en anglais) affiché dans la salle a été signé par les quatre devant les caméras. Quel est le contenu de cette opération de communication internationale ?

Après une référence aux « liens historiques et au patrimoine culturel communs » qui unissent leurs villes, ainsi qu’à « l’histoire partagée de l’oppression communiste et des mouvements pro-démocratie», ils invoquent trente ans de transformations sociale et économique et quinze d’appartenance à l’Union Européenne » (2004), puis ils proclament leur adhésion aux « valeurs de la dignité humaine, de la démocratie, de la liberté, de l’égalité, de l’Etat de droit et des droits de l’homme ancrés dans les traités de l’Union Européenne » ; « le besoin de protection contre la discrimination de tout individu ou groupe social, ethnique, ou minorité, inscrit dans la Charte des droits fondamentaux de l’UE ». Ils y ajoutent « la justice sociale, la tolérance et la diversité culturelle, ainsi que « les défis des crises du climat, de l’inégalité et du logement, le vieillissement de la population, la stratification sociale et le tribalisme politique ». Un composé d’humanitarisme, d’égalitarisme, et de morale sociale et politique.

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Tous ces termes sont des éléments de langage empruntés (souvent copié-collé) aux déclarations des grandes organisations internationales (ONU, Pacte de Marrakech, UNESCO), aux déclarations et directives de l’Union Européenne, à la thématique des nombreuses ONG transnationales humanitaristes (Human Rights Watch, Amnesty International, Freedom House), financées entre autres par Bruxelles, les Etats européens, ou des fondations privées comme Rockefeller, Carnegie ou l’Open Society Foundation du milliardaire philanthrope d’origine hongroise George Soros. Ce dernier a pu implanter son organisation à Budapest dès 1984, en pleine période communiste, et en 1991 son Université de l’Europe Centrale (« bête noire » de Viktor Orban, qui lui-même y a étudié), puis en 1988 à Varsovie, en 1991 à Prague et en 1992 à Bratislava. Les thèmes récurrents sont « la liberté » contre « l’autorité », « l’autonomie » contre la « centralisation », « la bonne gouvernance » et les « bonnes pratiques » contre les mauvaises, « la démocratie » contre « le populisme », « l’ouverture » (aux influences extérieures et aux migrants) contre « le repli », « l’inclusion » contre « l’exclusion », « la diversité culturelle » contre la « discrimination » et le « racisme », etc… La déclaration est une adhésion claire aux valeurs occidentales institutionnalisées actuellement en vigueur.

 

En conséquence, les maires, en revendiquant pour leurs villes un « rôle régional pour la promotion de l’innovation, de la croissance économique et le bien-être », fondé sur « leurs meilleures pratiques en gestion urbaine intelligente » pour « une planification urbaine soutenable », recourent au jargon technocratique des textes élaborés à Bruxelles par l’Union Européenne à laquelle ils s’adressent pour obtenir subventions et pouvoirs.

Comment situer ce corpus d’idées et d’intentions ? La posture idéologique se fonde sur un sentiment de supériorité politique et morale, une prétention pédagogique et progressiste, une dose d’arrogance envers les sentiments, les valeurs et les préoccupations du reste du pays, qui vote différemment (province, petites villes, villages et campagnes), jugé attardé, obscurantiste, réactionnaire. Elle vise leurs gouvernements nationaux (conservateurs, nationalistes, centralisateurs, chrétiens, réfractaires à une politique d’immigration laxiste, critiques vis-à-vis de la conception de l’Europe représentée par la Commission de Bruxelles et la majorité du Parlement européen de Strasbourg), qualifiés de « populistes » (élus au suffrage universel). La mission d’une nouvelle élite, avant-garde éclairée, pour un progrès politique, moral, écologique.

Le Pacte demande à l’UE des subventions directes aux villes et des changements structurels renforçant les pouvoirs politiques de celles-ci. L’argumentation est simple : l’affiliation politique et idéologique. Ils « partagent les mêmes valeurs ». Ces bénéfices devraient aller aussi « à d’autres villes et dirigeants d’Etats tiers qui partagent nos valeurs et travaillent à réaliser nos objectifs politiques », mais pas aux gouvernements de leurs Etats respectifs (Pologne, Hongrie, Tchéquie, Slovaquie), auxquels, les accusant de « corruption et de politisation », les quatre maires ont déclaré la guerre.

 

Le mouvement d’autonomisation des villes par rapport aux Etats auxquels ils appartiennent n’est pas né avec le Pacte à quatre de Budapest. Il est originaire des Etats-Unis, où il s’est développé dans les années 2000 (le financier Michael Bloomberg, ancien maire de New York), et s’est répandu dans l’Union Européenne dans des villes en rupture avec leur gouvernement national (Londres rétive au Brexit) ou pour rehausser leur statut international par une coopération par-dessus les Etats et développer une « diplomatie des villes » concurrente de celle des Etats nationaux.

Dans le texte, les maires des quatre capitales élus récemment (2018-2019) ne citent pas explicitement leurs gouvernements, mais ils visent directement le Premier ministre hongrois Viktor Orban, chrétien-démocrate conservateur national (dont le parti FIDESZ a été « suspendu » par le Parti Populaire Européen du Parlement de Strasbourg-Bruxelles), Jaroslaw Kaczynski (qui n’est pas au gouvernement, mais chef du PiS, parti majoritaire conservateur, catholique et national, qui gouverne la Pologne), Peter Pellegrini (Premier ministre slovaque, du Parti Social-démocrate-Smer de l’ancien Premier ministre Fico, qualifié de « populiste de gauche »), et Milos Zeman et Andrej Babis (Président de gauche et Premier ministre libéral tchèques, classés eux aussi « populistes »).

Ils accusent leurs gouvernements de « piller » les fonds européens, de « financer l’autocratie et les oligarques » (maire de Budapest), de « se désintéresser de la politique climatique » (maire de Varsovie). Les idées et les mots sont littéralement repris des éléments de langage des ONG et des textes de doctrine émanant de Bruxelles ou du Parlement de Strasbourg, qui critiquent les gouvernements polonais, hongrois, tchèque et slovaque. Ils affirment leur esprit de résistance et leur solidarité : « Nos voix ne pourront plus être étouffées, ni à l’intérieur, ni en Europe. Si l’un d’entre nous est réduit au silence, les autres élèveront la voix pour lui » (maire de Budapest). « Nos villes veulent rester ouvertes, progressistes, tolérantes, et le plus important, européennes » (maire de Varsovie). « Ensemble, nous pouvons être forts (…) Si nous échouons, cela signifiera une nouvelle vague de populisme qui n’apportera aux problèmes qu’une réponse simpliste et fausse » (maire de Prague). Ils appuient les réformes sociétales réclamées par les groupes féministes et LGBT, et prônent une « démocratie participative » animée par des associations militantes, « initiatives civiques », manifestations, susceptibles de doubler ou contourner le vote.

En février 2020, les quatre maires, dans une lettre aux trois dirigeants des organes de l’UE (von der Leyen, Michel et Sassoli), adhérant à ses projets (« Green Deal », « Initiative urbaine » et « Horizon Europe ») déclarent que « le combat contre le changement climatique sera gagné ou perdu dans les villes », et réclament « des pouvoirs renforcés » et « des fonds directement accessibles » pour « muscler une politique verte ». Elle a été signée par 30 autres villes (11 capitales, dont Berlin, gouvernée par une coalition Rouge-Rouge-Verts).

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Leur action va dans le sens du contournement de l’Etat national et de la diabolisation de leurs gouvernements, de la collaboration avec les réseaux d’ONG et les institutions supra- et trans nationales. Ils veulent une Europe qui réduise les souverainetés nationales. Le citoyen urbain libre ou libertaire s’oppose à l’Etat, renie une part de l’identité nationale, s’identifie à une « élite » mondiale associant politiques, technocrates, grandes entreprises, d’esprit et d’objectifs transnationaux.

Quatuor parfait : origines différentes, valeurs conformes, combat commun

Ils sont jeunes et ambitieux, ils ont fait des études, souvent à l’étranger (Paris, Rome, Oxford, New York, Taiwan). Leur début de carrière est centriste, libéral ou socialiste. Ils sont actuellement libéraux, progressistes, orientés à l’Ouest, pro-UE, écologistes, anti-corruption ; ils ont des liens avec les grandes sociétés internationales (l’ingérence politique du « capitalisme mondial » dénoncée par le FIDESZ) et les ONG. Un seul vient de la société civile (Vallo), les trois autres ont un début de carrière politique derrière eux.

Le maire de Varsovie Rafal Trzaskowski (1972), a fait des études de droit, il a été député européen (PO) et ministre (numérique) dans le gouvernement Tusk. Il a été élu en novembre 2018, avec le soutien du parti d’opposition centriste (PO) et de la gauche, il a remporté une nette victoire au premier tour sur le candidat du PiS (54,1%-30,9%). Sauf de 2002 à 2006 (PiS , avec Lech Kaczynski, le frère jumeau du chef actuel du parti), la ville a toujours été dirigée par le PO. La maire précédente (PO aussi) a dû renoncer à cause d’un scandale de corruption. Le nouveau maire a adopté la Charte LGBT (« anti-discrimination ») en 2019.

Le maire de Budapest Gergely Karacsony (1975), spécialiste des systèmes électoraux, a un passé politique (socialiste, Vert, libéral de gauche). Il était déjà maire d’un arrondissement privilégié de l capitale (jeune, ouvert aux migrants). En octobre 2019, il a remporté (51%) une (courte) victoire-surprise avec le soutien du centre, de la gauche et du Jobbik (ex-extrême-droite recentrée), en battant (45%) le candidat de Viktor Orban (c’est le premier échec électoral du FIDESZ depuis dix ans). La mairie avait été centre-gauche de 1990 à 2010, et Fidesz de 2010 à 2019.

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Le maire de Prague Zdenek Hrib (1981), médecin, manager, consultant pour le secteur privé et public  de la santé, membre du Parti Pirate (libertaire, pro-UE, affilié aux Verts), a été aussi maire d’arrondissement, avant d’être élu maire de la ville (15 novembre 2018) par une coalition de trois forces égales. Il a promis « un million d’arbres ». Il a reçu un représentant de Taiwan, provoquant la rupture du jumelage avec Pékin. Le zoo de Prague n’aura pas de pandas. La mairie avait été centriste de 1990 à 2014, libérale-populiste de 2014 à 2018 (parti du Premier ministre actuel Babis).

Le maire de Bratislava Matus Vallo (1977), musicien, architecte, et militant urbain, a été élu en novembre 2018 avec l’appui de partis anti-corruption, libéraux et progressistes. Il a fait campagne sur les transports et les parkings. Dans le passé, la mairie a changé à chaque élection (démocrates-chrétiens, gauche, centre).

Avant-garde, fracture, ou épiphénomène ?

Le succès des quatre maires résulte d’une mobilisation d’une grande partie de l’électorat urbain contre la politique de leurs gouvernements nationaux, avec le projet de constituer un contre-pouvoir. Il traduit l’adhésion d’une partie des classes urbaines à une forme particulière de démocratie et à une idéologie : modernité, progressisme, ouverture, dans l’air du temps dans les villes de l’ouest comme de l’est de l’Europe. Il traduit aussi un type de mentalité de ces couches nouvelles citadines : esprit jeune, conformité morale, appartenance au camp du bien ; mépris du rural, du villageois, du provincial ; rejet des frontières, citoyenneté du monde ; fascination pour le modèle occidental « moderne » ; haine de la tradition, du conservatisme, de l’autorité ; confort de l’antifascisme.

Autant de valeurs enseignées dans les écoles et les universités depuis la chute du communisme en 1989, comme en Europe de l’Ouest depuis 1945. Les capitales sont des lieux de manifestation, devant des caméras bienveillantes. Elles sont le siège d’associations venues de l’Ouest, écologistes, anti-corruption, pro-migrants, elle offre des possibilités de militantisme et de carrière, des lieux de formation (instruction juste suffisante) et d’emplois avec de bons salaires (ONG, institutions et grandes sociétés nationales, étrangères, européennes et internationales), qui, ajouté au soutien de Bruxelles, d’autres capitales de l’UE, des institutions américaines (Département d’Etat, CIA, Freedom House, Human Rights Watch, Open Society Foundation de Soros), entraînent une dépendance financière et idéologique.

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Le phénomène a néanmoins des limites. La capitale n’est pas le pays, mais une fraction non représentative au plan national: Varsovie (1,780000 habitants sur 37,8 millions), Prague (1,3 sur 10,6 millions), Budapest (1,750000 sur 9,8millions) et Bratislava (470000 sur 5,4 millions). L’instabilité des appartenances politiques dans les villes et la fragilité des coalitions ad hoc (tous contre le gouvernement national), y sont plus fortes que dans le reste du pays. Prague et Bratislava surtout, Budapest et Varsovie en partie, et les grandes villes, sont maintenant des bastions libéraux qui se démarquent du reste du pays, mais en Pologne et en Hongrie, le PiS et le FIDESZ ont consolidé leurs positions ailleurs. Le parti de la présidente slovaque, élue en 2019 à la suite du scandale du meurtre d’un journaliste politique, et qui a soutenu Vallo à Bratislava, n’a eu aucun député aux législatives de 2020, où les deux partis nationalistes ont progressé.

Les quatre capitales sont plus riches, plus « libérales », plus « ouvertes », que le reste du pays. Plus hétérogènes aussi, sur un espace restreint : elles ont des quartiers « cools », pour étudiants, pour touristes ; des quartiers aisés, ceux de l’ex-nomenklatura communiste et des nouveaux riches actuels ; d’autres pour les ouvriers, les retraités modestes, ou les marginaux (drogue et criminalité), milieux de vie bohême, alternative, anarchiste, antifasciste, et bases de manifestations parfois violentes. Les catégories pauvres y sont plus soucieuses de mesures sociales et d’ordre que d’expériences progressistes.

Ces villes ont une certaine cohésion ethnique et culturelle. Après avoir été multiculturelles jusqu’au XIXème siècle au temps des Empires russe et austro-hongrois, elles sont devenues quasi homogènes (magyare pour Budapest, slave pour les trois autres) depuis leur indépendance, les échanges de populations et la disparition des Juifs et des Allemands. Elles ont très peu d’immigrés extra-européens. Varsovie accueille 8,5% d’étrangers (surtout des voisins, Slaves de l’Est) ; les trois autres n’ont qu’un nombre insignifiant de migrants extra-européens. Si Prague est très déchristianisée (6% de catholiques), Varsovie (66%) et Bratislava (56%) sont encore très majoritairement catholiques, et Budapest a près de 60% de chrétiens déclarés. Toutes les quatre ont un patrimoine national et chrétien brillants dont les signes se voient et se vivent partout dans la ville.

Varsovie, Prague, Budapest et Bratislava n’appartiennent pas qu’à leurs habitants. Elles sont des capitales historiques d’Etats nationaux (1918 pour les trois premières, 1939-1945 et 1993 pour la dernière). En dépit des révoltes et des révolutions qui ont émaillé leur histoire, les villes des quatre maires n’ont jamais été des « villes libres » comme il y en a eu en Allemagne et en Italie, ayant été villes de résidence et de couronnement, puis capitales d’Etats-nations. Elles participent matériellement et culturellement à l’identité forte des « petits peuples » attachés à leur indépendance, les quatre villes ayant été sous domination étrangère avant 1918 (Habsbourg et Empire russe), occupées par l’Allemagne nazie de 1939 à 1945.

Elles sont le siège du gouvernement, des assemblées, des partis, des institutions culturelles. En 2018, le gouvernement hongrois a réussi à faire partir de Budapest l’Université d’Europe Centrale de George Soros (elle a été accueillie à Berlin). Elles sont aussi des lieux de la mémoire nationale (châteaux royaux, églises des saints patrons du pays, statues des souverains, des saints, des héros et des victimes de leur histoire, musées de l’Insurrection de Varsovie en 1944, de la Révolution hongroise de 1956, et musées de l’Holocauste). Les fêtes religieuses donnent lieu à des processions dans la ville. Les fêtes nationales mobilisent les patriotes et les nationalistes dans des défilés grandioses. L’organisation allemande Pegida (Patriotes européens contre l’islamisation de l’Occident) a organisé en 2015-2016 des manifestations dans les quatre villes.

Sur les cartes électorales, Varsovie, Prague, Bratislava et Budapest sont souvent des îlots politiques dans l’espace national. Il y a peu de chances que ces capitales fassent sécession (comme cela fut évoqué pour Londres, après le Brexit). Il y a matière à conflits entre les villes-capitales et les gouvernements nationaux ; mais aussi à l’intérieur de ces villes. L’issue du conflit est difficile à prévoir, mais elle dépendra largement de l’ancrage et de la stabilité des valeurs représentées par l’un ou l’autre camp.

À propos de l’auteur
Thierry Buron

Thierry Buron

Ancien élève à l’ENS-Ulm (1968-1972), agrégé d’histoire (1971), il a enseigné à l’Université de Nantes (1976-2013) et à IPesup-Prepasup. Pensionnaire à l’Institut für Europaeische Geschichte (Mayence) en 1972-1973. Il a effectué des recherches d’archives en RFA et RDA sur la république de Weimar. Il est spécialisé dans l’histoire et la géopolitique de l’Allemagne et de l’Europe centre-orientale au XXe siècle.
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