<i class='fa fa-lock' aria-hidden='true'></i> Géopolitique de l’ordre Teutonique

28 mars 2014

Temps de lecture : 10 minutes
Photo : Chevaliers teutoniques entrant dans le château de Malbork (Pologne), de Carl Steffeck, 1883. Photo: wikipédia
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Géopolitique de l’ordre Teutonique

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Lorsque l’assemblée des princes d’empire et des prélats de Terre sainte réunie à Acre en 1198 transforma une petite communauté hospitalière allemande en ordre militaire, elle n’avait en tête que la défense des Lieux saints. Trente ans plus tard le nouvel ordre était appelé par un prince polonais pour garder la frontière nord du duché de Masovie contre les incursions des païens de Prusse, les Prutènes. Commença alors l’histoire d’un État territorial d’un genre nouveau, que les historiens appellent “Ordensstaat” (“Etat d’Ordre”), une principauté gouvernée par un ordre religieux.

 

La grande stratégie des Teutoniques s’est d’abord développée sur deux théâtres éloignés : ils continuaient leur action en Terre sainte, ils recevaient des terres et des droits en Allemagne et en Sicile notamment. L’Ordre s’était ainsi géographiquement implanté dans plusieurs royaumes, mais il ne construisit de principauté qu’en Prusse et dans la Livonie voisine (actuellement la Lettonie et le sud de l’Estonie).

Au cours de leur apogée, du XIIIe au milieu du XVe siècles, les Teutoniques connurent une histoire mouvementée, scandée par quelques dates importantes : arrivée en Prusse autour de 1230, annexion de l’Ordre militaire des Porte-Glaives qui entraîna l’incorporation de la Livonie au domaine de l’Ordre en 1237, fin de la conquête de la Prusse en 1283, annexion de la Poméranie orientale (dont la ville de Gdansk) entre 1308 et 1310, guerre de 1410-1411 marquée par la grande défaite de Tannenberg, guerre de Treize Ans (1452-1466) contre la Pologne suivie de la disparition de la principauté prussienne, la Livonie résistant quant à elle à la pression russe jusqu’en 1560. L’Ordre a été créé pour la défense des Lieux saints, pour la guerre, à l’instar des Templiers ou des Hospitaliers ; il a vécu de la guerre et celle-ci fut le moteur de son État construit près de la Baltique. Dès lors, la question de sa géopolitique se pose.

Quelles géopolitiques de l’Ordre teutonique ?

Une première perception géopolitique peut être menée à l’échelle de tous les territoires soumis à l’Ordre : la principauté de Prusse/Livonie, les bailliages et commanderies d’Allemagne, de Terre sainte et d’Italie. Il s’agit d’une réalité commandée par l’idée et la réalité de la défense de la Terre sainte. Elle est soumise aux impératifs militaires sur les différents théâtres des opérations et aux impératifs logistiques dans les commanderies plus éloignées, chargées de fournir l’argent – en quantités modérées au total – et des hommes recrutés localement et appelés à poursuivre leur carrière au sein de l’Ordre en allant combattre païens ou musulmans. À plus grande échelle, la dimension géopolitique est celle propre à la principauté prussienne-livonienne : un territoire entouré de païens à combattre ou à convertir et de voisins avec lesquels les relations devinrent vite identiques à celles d’États, oscillant entre amitié-coopération et conflits.

Plusieurs facteurs conditionnèrent ces deux aspects géopolitiques. Le cadre juridique tout d’abord. En Sicile, les Teutoniques détenaient des terres, administrées par des commanderies regroupées en bailliages. Ils y vivaient selon leur règle, développaient leur potentiel économique et servaient en somme de base arrière à leurs frères combattant en Terre sainte ou en Prusse. L’autonomie de la branche allemande ou des commanderies de Sicile fut longtemps limitée. Leur action internationale fut quasiment nulle. L’essentiel se jouait ailleurs comme le montre le fait que le grand maître de l’Ordre résida en Terre sainte jusqu’à la chute d’Acre en 1291 avant de rejoindre la Prusse en 1309. C’est en Prusse et en Livonie que les Teutoniques étaient chez eux, en « maîtres de la terre de Prusse » comme l’indiquaient leurs monnaies frappées sur place. La Prusse relevait en théorie de la papauté, c’est-à-dire qu’elle bénéficiait de la protection du Saint-Siège, mais elle n’était dans les faits soumise qu’à l’Ordre et n’était pas incorporée à l’empire. Une principauté nouvelle et d’un genre nouveau avait été créée en Europe.

À l’intérieur, le pouvoir se répartissait entre plusieurs centres, Elbing, Königsberg, Marienbourg, où résidaient de manière épisodique les plus importants dignitaires, le maréchal, le grand commandeur, le trésorier… Marienbourg, qui abritait le plus imposant des châteaux de l’Ordre, était la principale résidence du grand maître, non une capitale. Le plus haut dignitaire teutonique séjournait très souvent dans le centre de gravité de la Prusse constitué par le triangle Gdansk/Mewe/Elbing. Au Nord, la Livonie, dirigée par le maître de Livonie, vivait en quasi-autonomie, autour des cités de Riga et Leal et des forteresses de Windau, Fellin ou Wenden.

L’Ordre était le maître de la terre, créait à volonté des villes et des villages, développait l’agriculture et l’artisanat au sein de vastes domaines, contrôlait presque entièrement les échanges, dont le fructueux commerce de l’ambre et, peu à peu, devint un des principaux acteurs économiques du Nord de l’Europe, sans toutefois bénéficier d’une monnaie forte. Sa puissance économique lui permit au XIVe siècle, de produire d’importants surplus destinés à l’exportation.

La Prusse et la Livonie étaient totalement autonomes par rapport aux États contemporains. L’Ordre devait seulement prendre garde à conserver de bonnes relations avec les empereurs et la papauté, ce qu’il sut longtemps faire en jouant habilement de l’un contre l’autre, au point de mener une politique assez ambiguë. Les grands maîtres pratiquèrent une réelle « politique étrangère », nouant des alliances au près, avec les princes d’empire, comme au loin, plaidant ainsi leur cause aux cours de France et d’Angleterre après la défaite de Tannenberg. Aucun d’eux pourtant ne quitta après 1309 l’espace prussien, mais leurs émissaires couraient à travers l’Europe. Ces liens avec le monde extérieur étaient renforcés par les « voyages de Prusse », qui virent chaque année, du milieu du XIIIe siècle aux années 1410-1420, des nobles venir de toute l’Europe assister l’Ordre dans ses combats : des mois de voyages, quelques semaines d’affrontement ou de chasse, lorsque le temps le permettait. Ces expéditions devinrent une des étapes de la formation militaire de la noblesse occidentale et apportèrent aux Teutoniques un soutien précieux.

Une géopolitique où prédominent les aspects guerriers

L’Ordre fut en guerre continuelle : c’était sa mission tant qu’il y avait des païens refusant la conversion ; mais avant même que la christianisation fût achevée, les Teutoniques eurent à mener des guerres classiques, contre la Pologne en 1320, en 1410-1411, en 1453-1466. Guerres missionnaires et guerres politiques se mêlèrent, d’autant qu’à partir de 1386, date de l’Union de Krewo entre Pologne et Lituanie, le prince lituanien Jagiello accéda au trône de Pologne et se convertit au catholicisme ; mais l’Ordre refusa de reconnaître la conversion des Lituaniens et mit en doute le caractère chrétien des Polonais, ce qui lui permettait de continuer sa croisade.

De quelle armée disposaient les Teutoniques ? Les membres chevaliers de l’Ordre, 700 à 1 000 au maximum étaient aidés par des sergents et des valets d’armes ainsi que des mercenaires dont le nombre alla croissant au XVe siècle. Une armée professionnelle et permanente donc, signe de précocité, mais en dépit de ce caractère moderne une armée insuffisante qui peinait à recruter car s’engager dans l’Ordre était un sacrifice plus lourd que s’engager dans une armée royale : c’est faire don de sa personne à un ordre religieux, renoncer à faire souche et fortune, s’isoler – en partie – de son lignage. Les forces de l’Ordre sont en outre divisées : le maître de Livonie ne vient que rarement combatte en Prusse et la branche prussienne de l’Ordre ne se mêle guère aux combats de Livonie. S’y ajoutent les contingents urbains, les vassaux des évêques. Les réserves sont peu nombreuses, de qualité médiocre et beaucoup repose finalement sur l’aide de la noblesse européenne.

L’espace et le climat imposaient aussi leurs conditions, à vrai dire les mêmes pour tous les combattants, mais elles expliquent la permanence de la guerre liée à l’impossibilité d’emporter la décision : le jeu des distances terrestres et maritimes et les aléas des déplacements rendaient impossibles des campagnes de longue durée. On se battait dans d’épaisses forêts marécageuses propices aux embuscades, et les grandes batailles rangées furent rares. Ce fut une guerre de chevauchées, de razzias et de sièges. La guerre sur mer fut quasiment inexistante. L’essentiel des combats eut lieu sur terre, le long de lignes de front dispersées et mouvantes dans leur profondeur. L’Ordre fut obligé de cultiver une capacité de réaction rapide, de veiller à la mobilité de ses troupes. Ces éléments furent favorisés par le quadrillage des commanderies, un excellent service postal dont l’abondance des lettres conservées dans les archives donne une idée, et un bon réseau d’informateurs, cependant défaillant en 1411. L’Ordre a longtemps su maîtriser les deux éléments opposés de la guerre de mouvement et de la résistance autour des points d’appui d’un vaste limes complété par des forteresses installées à l’intérieur de ses terres.

Le sort des vaincus était marqué par la conversion au christianisme, la livraison d’otages, mais aussi les exécutions des prisonniers comme dans tous les conflits du temps. La conversion impliquait un radical changement du mode de vie et la sujétion à de nouvelles structures d’encadrement qui venaient s’ajouter aux anciennes : les chefs prutènes demeuraient au sommet de leur société mais tous devaient obéissance désormais aux commandeurs de l’Ordre, à ses dignitaires et au grand maître. Tous devaient aussi payer la dîme dans le cadre du nouveau ressort territorial qui encadrait la vie quotidienne : celui de la paroisse.

L’Ordre ne pouvait sortir de l’état de guerre. L’impossibilité était inscrite dans son code génétique, au point que, au XVe siècle, Polonais et Lituaniens, arguant de la disparition du paganisme dans la région, demandèrent à ce que l’on déloge les Teutoniques de leur terre de Prusse pour les envoyer combattre les Turcs. De fait, contre ses adversaires, l’Ordre signa des accords de paix qui ne furent jamais que des trêves. Les traités étaient comme la continuation de la guerre par d’autres moyens : ils sanctionnaient des rapports de force à un instant donné (Sallinwerder 1398, Raciaz 1404). Celui de Thorn en 1411, qui suit l’écrasante défaite de Tannenberg, revient quasiment au statu quo ante; l’Ordre ne perd que quelques terres et doit verser une indemnité.

Le territoire de la guerre

L’Ordre mena partout une guerre de frontières. En Terre sainte, ce fut un combat désespéré, marqué par une lente et inexorable asphyxie.

En Prusse, les Teutoniques se battirent pour dilater leur frontière intérieure (1230-1283) : les accords qui avaient fixé les conditions de sa présence (bulle impériale de Rimini en 1226-1235, bulle pontificale de Rieti en 1234) ne posaient pas de limite orientale à son expansion, bornée seulement par la Lituanie et les principautés russes. On sait qu’en 1242 Alexandre Nevski fixa un coup d’arrêt précoce à toute tentative dirigée à l’encontre du monde orthodoxe. Une fois la Prusse et la Livonie en mains, l’Ordre eut à protéger les frontières de son périmètre. Les guerres incessantes contre la Lituanie mesurent pour ainsi dire la capacité respiratoire de l’Ordensstaat.

Quels furent les enjeux territoriaux des combats ? À priori toute la Lituanie était un objectif, de même que la Prusse entière l’avait été. Dans les faits, la guerre imprégna les territoires frontaliers, Samogitie et « Wildnis » en d’incessantes chevauchées traversant et retraversant les régions frontalières, les dévastant au moins en partie, provoquant des déplacements de population et entravant l’essor économique. La domination de la Samogitie était un enjeu stratégique car elle aurait permis de réunir, bien mieux que par l’étroit cordon littoral de Memel, la Livonie et la Prusse. Quelques forteresses comme celles le long du Niémen, quelques territoires comme le corridor de Memel furent particulièrement menacés. Vilnius fut même prise momentanément en 1389. D’autres enjeux étaient constitués par le contrôle des voies fluviales (Vistule, Niémen) et l’accès à la mer Baltique, indispensable pour les liens avec les villes de la Hanse, le commerce de l’ambre, les relations avec la Flandre, l’Angleterre et la France. D’où la volonté de contrôler Gdansk, sensible dès les années 1235-1240, mais qui n’aboutit à la prise de la ville qu’en 1308.

La défense fut assurée par la nature et par les hommes. L’Ordre implanta un semis de forteresses entamé dès 1230 et sans cesse densifié et amélioré. Il imposa un modèle uniforme, en briques, reposant sur un plan quadrangulaire, dont les ailes servaient de logements et de bâtiments fonctionnels. Ces châteaux ressemblaient plus à des couvents fortifiés qu’aux habituelles forteresses médiévales.

La nature était un obstacle et une protection : zones d’accès difficile du « pays sauvage » où s’empêtraient les combattants, forêts marécageuses où l’on se perdait et où l’on guettait l’ennemi. Les fleuves, gelés en hiver, ou au contraire débordant de leur lit et inondant d’immenses territoires, pouvaient aussi bien favoriser l’accès aux zones de combat qu’interdire leur approche. Des nobles européens venus se battre en Prusse durent se contenter d’y chasser l’ours et autres animaux à fourrure faute de pouvoir se rendre en terre ennemie.

Géopolitique des mots et des signes

L’Ordre mena une guerre religieuse et culturelle. L’opposition était fondamentale entre chrétiens et païens de la Baltique que tout séparait : polythéisme, sacrifices animaliers, croyance aux esprits ou aux êtres surnaturels peuplant la nature, etc. L’antagonisme religieux se doublait d’une opposition culturelle (un monde urbain contre un monde presque sans villes) et linguistique (un monde germano-latin contre un monde sans écriture et de langue balte). Les modes de vie étaient aussi totalement opposés : à un ordre religieux soumis à sa règle faisaient face des populations paysannes, tolérant la polygamie et regroupées en tribus.

Tant que les païens refusaient la conversion l’Ordre n’avait nul besoin de justifier sa présence. Après la décision de Jagiello d’embrasser la foi chrétienne, il en alla tout autrement. La guerre contre la double couronne de Pologne-Lituanie, officiellement chrétienne, ne relevait plus de la mission des Teutoniques. Sauf à répandre partout en Europe la rumeur que la conversion de Jagiello était un leurre et que les Polonais eux-mêmes n’étaient que des hérétiques, chose difficile à faire admettre au pape ou à l’Empereur. La propagande de l’Ordre échoua dans cette tentative : les pamphlets outranciers de l’un de ses représentants au concile de Constance en 1414 furent condamnés par l’assemblée, qui fut convaincue par les arguments plus solides du juriste de Cracovie Paul Vladimir. L’Ordre perdit la guerre des mots.

L’autorité des Teutoniques sur leur terre reposa sur une « géopolitique des signes ». Leur puissance et leur légitimité étaient rendues manifestes par l’homogénéité du réseau des forteresses, par la diffusion de leurs monnaies qui portaient les noms des grands maîtres comme s’il s’agissait de princes d’une dynastie : on pouvait lire ainsi sur les pièces « Winrich Ier », « Conrad III », etc.

La littérature fut mise au service de la domination. Pierre de Dusbourg, vers 1330, narra la conquête de la Prusse, offrant en modèle aux membres de l’Ordre leurs prédécesseurs du XIIIe siècle. Le futur grand maître Luther de Brunswick composa entre 1313 et 1331 un poème biblique, inspiré des livres des Maccabées, tandis que d’autres auteurs mirent en vers des versions amplifiées des livres de Job, de Daniel, de Judith, forgeant une  « Marienbourg littéraire » (A. Mentzel-Reuters). Les Teutoniques étaient une nouvelle incarnation des héros bibliques, la Prusse et la Livonie étaient une nouvelle Terre sainte : la mission originelle de l’Ordre n’était pas perdue de vue, tout en étant transférée géographiquement.

Tout concourait ainsi à donner l’image d’une principauté dynastique, associant guerre et religion. Finalement, l’Ordensstaat ne fut pas autre chose, fondamentalement, qu’un État frontalier. Il s’est construit autour de la mission de garde de la frontière, ces frontières où l’on conserve la pensée de la guerre. La principauté de Prusse fut doublement exceptionnelle : elle associa continûment guerre et christianisme, elle fut l’unique réalisation politique médiévale (mise à part la Rhodes des Hospitaliers) d’un ordre religieux. La géopolitique de l’Ordre fut guerrière ; la paix n’était qu’un des instruments au service de l’amplification ou de la reconstitution du potentiel militaire.

En termes contemporains, où règne l’appauvrissant franglais, l’Ordre avait en partie le pouvoir de l’argent (gold power) grâce à son efficacité économique, ses monopoles ou ses liens avec la Hanse ; son pouvoir militaire (hard power) suffisant, voire triomphant au début, se trouva par la suite limité lorsqu’aux tribus païennes succédèrent des adversaires mieux organisés, le duché de Lituanie et le royaume de Pologne. En outre, cette armée permanente n’était au service que d’elle-même ; elle s’identifiait à la corporation qui tenait les rênes du pouvoir. Son identité religieuse empêcha l’Ordre d’avoir les ressources d’un État efficace à l’image de ceux qui se bâtirent en Europe occidentale aux XIVe et XVe siècles. Son pouvoir intellectuel et sa capacité d’influence (soft power) furent d’abord considérables, lorsqu’il put jouer de ses bonnes relations tant avec l’empire qu’avec la papauté, avant de devenir médiocre, insuffisant, anachronique : pas d’universités, des juristes qui ne soutenaient pas la comparaison avec ceux du roi de Pologne, une production d’œuvres littéraires de propagande ancrées dans le modèle biblique des rois juifs combattants et de moins en moins adaptés aux conditions modernes de la guerre et de la politique.

L’Ordre devint anachronique au temps des monarchies centralisées ; son statut de corporation religieuse en fit un corps étranger à la nation qui se constituait alors sur ses terres. Il avait perdu la maîtrise de son territoire et celle des esprits.

 

Légende :

Construite à partir de 1280, sans cesse renforcée, la forteresse de Marienbourg (« le fort de Marie ») devient la principale résidence du grand maître à partir de 1309 et le symbole de son austère philosophie guerrière.

 

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À propos de l’auteur
Sylvain Gouguenheim

Sylvain Gouguenheim

Agrégé d’histoire, Professeur d’histoire médiévale à l’ENS de Lyon, Sylvain Gouguenheim s’est spécialisé dans l’histoire du monde germanique au XIIIe siècle, en particulier celle des chevaliers teutoniques. Il s’intéresse aussi aux liens culturels entre le monde byzantin et l’Europe latine.
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