Musée de la Marine : au centre de la mer

5 janvier 2025

Temps de lecture : 2 minutes

Photo :

Abonnement Conflits

Musée de la Marine : au centre de la mer

par

Rénové et réorganisé, le musée de la Marine (Paris) ouvre ses portes sur la mer, le commerce, l’art militaire. Un lieu de découvertes pour tous les âges.

Sa réouverture était très attendue et le résultat est à la hauteur des espérances. Après plusieurs années de travaux, le musée de la Marine vient de retrouver son lustre et ses atours sur la place du Trocadéro.

Le musée est articulé autour de plusieurs pièces, le rez-de-chaussée étant consacré au commerce et aux échanges et le sous-sol à l’art militaire. Là figurent des maquettes, des tableaux, des gravures et, nouveautés de la rénovation, des espaces vidéo et des films pour entrer dans le monde maritime et en découvrir toute la richesse. Fidèle à son histoire, ce musée est à la fois un lieu de découverte et de rêverie, où les enfants pourront s’initier à la richesse du monde maritime. On y retrouve les grands marins et explorateurs français, comme Lapérouse et son expédition autour du monde, des maquettes de navires de l’époque antique, de l’époque moderne et des bateaux d’aujourd’hui, comme ceux de la Marine nationale et de la CMA-CGM. Ceux qui ont connu le musée dans son ancienne version y retrouveront notamment les lentilles des phares qui permettent de comprendre le fonctionnement de ces outils d’orientation. La salle consacrée à la navigation et aux méthodes de repérage permet de découvrir la technique du sextant, aujourd’hui supplanté par le GPS, mais qui permet ainsi de mieux comprendre et d’appréhender les systèmes de navigation maritime.


Si le musée de Paris est très différent, dans sa conception et dans les pièces présentées, de celui de Toulon, il conserve la même idée et le même esprit, qui est de montrer la variété de la mer et l’importance du monde maritime pour le commerce international. On appréciera ainsi particulièrement les vidéos montrant les échanges, les parties consacrées au port du Havre ainsi que les maquettes de cargo qui permettent de mieux comprendre le rôle et l’importance des portes-containers.

Les vitrines consacrées à la chasse à la baleine ouvrent sur une autre époque, celle de Moby Dick et des baleiniers partant du Pays basque et de Normandie pour pêcher ces animaux en haute mer. Une activité qui a été supplantée par la découverte du pétrole, rendant caduque l’utilisation de l’huile de baleine. C’est bien évidemment un élément important dans l’histoire économique, qui permet de comprendre le passage d’une technologie à une autre et ainsi, ce qui a permis la sauvegarde de ces animaux marins.

Le musée de la Marine est ainsi fidèle à son histoire et à sa vocation, qui est de faire découvrir l’espace maritime dans toute sa profondeur. Situé au cœur de Paris, il permet aux petits, aux grands et à tous ceux qui aiment la mer, de rentrer de plain-pied dans ce monde fascinant.

Mots-clefs :

Vous venez de lire un article en accès libre

La Revue Conflits ne vit que par ses lecteurs. Pour nous soutenir, achetez la Revue Conflits en kiosque ou abonnez-vous !
À propos de l’auteur
Mathilde Legris

Mathilde Legris

Journaliste. Terroirs, histoires, voyages.

Voir aussi

Patrimoine en guerre. Le sauvetage du dépôt archéologique de Gaza, une opération militaire tactique

Été 2025, l’offensive d’Israël contre la bande de Gaza s’intensifie. Tsahal déclenche l’opération « chariots de Gédéon ». La guerre urbaine impose le contrôle des hauteurs : immeubles, minarets sont ciblés de manière délibérée. Pris dans ce chaos, l'édifice abritant le dépôt de fouille de l’École biblique et archéologique française (EBAF) est menacé de destruction. Contre toute attente, l’armée israélienne ordonne son transfert avant de déclencher la frappe. La somme de 30 années de recherche à Gaza, mais surtout un patrimoine millénaire, est évacuée in extremis.

L’Espagne de Kostan Zarian. Regard amoureux du Malraux arménien

Kostan Zarian, le Malraux arménien, a magnifié l’âme arménienne dans son itinérance à travers le monde et un XXe siècle charriant le fer et le sang. Les éditions Thaddée publient en traduction française un livre majeur qu’il avait consacré à l’Espagne qu’il a parcourue intimement entre 1934 et 1935. Il en sort un dialogue transcendant avec une Espagne intérieure exaltée et aimée, tel un miroir de l’âme arménienne.