Négociations à Abu Dhabi : timide rapprochement entre la Russie et l’Ukraine malgré le statu quo sur le fond

13 février 2026

Temps de lecture : 2 minutes

Photo : Négociations pour l'Ukraine Ministry of Foreign Affa (Credit Image: © The Uae Ministry Of Foreign Affa/TASS via ZUMA Press)/20260204_zaa_t113_153/ZEUS/2602041558

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Négociations à Abu Dhabi : timide rapprochement entre la Russie et l’Ukraine malgré le statu quo sur le fond

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Si les dernières négociations entre Ukrainiens, Russes et Américains à Abu Dhabi ont abouti à l’échange de 314 prisonniers, les discussions entre les deux camps piétinent toujours sur le fond. De nouveaux pourparlers devraient avoir lieu dans les semaines à venir alors que le conflit s’apprête à entrer dans sa cinquième année.

L’issue des échanges qui se sont tenus dans la capitale émiratie a un air de déjà vu pour les belligérants du conflit dont la résolution se fait toujours attendre. « On veut avoir des résultats plus rapides » a appelé de ses vœux Volodymyr Zelensky a posteriori des pourparlers. Un vœu pieux ? Pas totalement.

Une « reprise » plus franche des efforts diplomatiques

Si aucune avancée n’a été constatée sur la question de l’occupation par les Russes d’⅕ du territoire ukrainien, enjeu central d’un éventuel accord de paix, les deux nations se sont toutefois accordées sur la libération et l’échange de 314 prisonniers. Une première depuis octobre 2025.

Un résultat dont se sont félicités les Émirats arabes unis (EAU), hôte de ces nouvelles négociations, portant à 4955 le nombre total de prisonniers échangés grâce à leur médiation depuis le début du conflit. Le ministère des Affaires étrangères émirati a d’ailleurs salué, dans un communiqué, la coopération des deux pays, y voyant une marque de « confiance accordée aux Émirats arabes unis et à leur rôle de soutien dans la résolution de la crise entre la Russie et l’Ukraine ».

L’influence grandissante d’Abu Dhabi dans les négociations de paix, au détriment de celle des Européens, illustre le succès d’une nouvelle diplomatie fondée sur le multialignement. Si au début de l’invasion russe en 2022, « tout le monde souhaitait que l’on prenne parti » rappelle Anwar Gargash, conseiller diplomatique du président des EAU, « notre position était claire : ce que nous voulons vraiment, c’est être utile ». Et de conclure que cette « neutralité active » est indissociable du besoin « de tenir le même discours en privé qu’en public » afin d’être perçu comme un médiateur cohérent auprès des parties impliquées.

Une nouvelle réunion dans un avenir proche

À quelques jours du quatrième anniversaire du conflit, le 24 février prochain, un nouveau round de négociations devrait avoir lieu dans les semaines à venir, selon le président ukrainien, « probablement aux États-Unis ».

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À propos de l’auteur
Etienne de Floirac

Etienne de Floirac

Étienne de Floirac est journaliste