Nigéria : vers une nouvelle guerre du Biafra ?

1 janvier 2026

Temps de lecture : 9 minutes

Photo : Les mafias nigérianes investissent l’Europe. (c) Conflits

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Nigéria : vers une nouvelle guerre du Biafra ?

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Le Nigeria est une fédération fragilisée par des clivages profonds. De nombreux mouvements indépendantistes menacent la cohésion de l’Etat.

Théo Thibaut

Le Nigéria, géant de plus de 236 millions d’habitants, est une fédération de 36 États fédérés. Cette mosaïque est traversée par de fortes lignes de fracture ethniques, religieuses et régionales. Le nord du pays est majoritairement musulman, tandis que le sud est à dominante chrétienne[1] – notamment marqué par le protestantisme évangélique et pentecôtiste né de l’influence des missions américaines, en rupture avec le christianisme colonial britannique. Entre les deux, la « Middle Belt » (ceinture médiane) abrite une grande diversité ethnoreligieuse où coexistent à peu près à parts égales chrétiens et musulmans. Officiellement laïc, l’État nigérian doit composer avec douze États du nord ayant incorporé la charia islamique dans leur système juridique depuis 1999. Neuf d’entre eux appliquent la charia pénale, introduisant des peines sévères contraires au droit fédéral, et laissant dériver des pratiques extrémistes – par exemple l’enlèvement et la conversion forcée de jeunes filles chrétiennes, mariées de force, phénomène documenté dans ces États du nord[2].

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Les tensions religieuses et communautaires se répercutent fortement sur le terrain. Dans le Nord-Est, le soulèvement djihadiste mené par le groupe Boko Haram (et sa branche dissidente affiliée à l’État islamique) a déclenché dès 2009 une insurrection sanglante. Cette rébellion islamiste a fait des dizaines de milliers de morts et plus de 2 millions de déplacés, ravageant le nord du pays. Plus récemment, la contagion djihadiste s’étend vers l’ouest : en octobre 2025, le groupe sahélien JNIM (affilié à Al-Qaïda) a mené sa première attaque sur le sol nigérian, dans l’État de Kwara, signe de son ambition de s’implanter dans le pays[3]. Parallèlement, ce ne sont pas seulement les idéologies qui divisent Nigérians du Nord et du Sud, mais aussi les ressources et le mode de vie. Dans les États agricoles du centre, on assiste à de véritables « guerres des champs » opposant éleveurs nomades peuls, musulmans, et cultivateurs sédentaires, majoritairement chrétiens[4]. Ces affrontements pour la terre et l’eau exacerbent les antagonismes identitaires : en décembre 2023, des attaques attribuées à des éleveurs peuls auraient ravagé plusieurs villages chrétiens du Plateau, ce qui aurait causé au moins 140 morts[5].

Les crises multiples ont mis l’État fédéral sous pression. La politique « America First » de Donald Trump n’a pas contribué à la stabilité du pays, bien au contraire. Washington a en effet gelé l’essentiel de son aide extérieure au Nigéria – qui avoisinait auparavant 700 millions de dollars par an – entraînant un effondrement des financements humanitaires et sécuritaires disponibles (apnews.com). Sous Trump, l’aide américaine annuelle est tombée à quelques dizaines de millions seulement, avant qu’un timide changement n’apparaisse en 2025 avec l’annonce d’une enveloppe ponctuelle de 32,5 millions de dollars pour lutter contre la faim dans le Nord[6]. La diminution drastique du soutien international a fragilisé les progrès réalisés en matière de développement et de lutte antiterroriste, dans un contexte où le Nigéria doit en grande partie compter sur ses propres moyens.

Un État assiégé sur tous les fronts

Sur le plan intérieur, l’armée nigériane est déployée sur la quasi-totalité du territoire pour tenter de juguler l’insécurité généralisée. En 2021, elle menait des opérations dans 35 des 36 États du pays,[7] signe d’une mobilisation hors norme. Depuis plus de dix ans, les Forces armées combattent les insurrections islamistes dans le Nord-Est (Boko Haram et affiliés). Elles sont également engagées dans le Delta du Niger, au Sud, où des groupes armés locaux sabotent régulièrement les oléoducs et prennent en otage des employés du secteur pétrolier[8] – un militantisme né de la colère contre la pollution et la pauvreté dans cette région riche en pétrole. À ces défis s’ajoute l’embrasement du Nord-Ouest et du Centre-Nord, en proie aux « bandits » (groupes criminels armés) et aux conflits entre éleveurs et agriculteurs, qui font des centaines de victimes chaque année. Les autorités peinent à contenir cette violence multiforme, souvent accusées d’inaction, voire de partialité.

Surtout, un vieux démon hante à nouveau la fédération : la poussée séparatiste au sud-est, dans la région igbo. Il y a un demi-siècle, cette zone majoritairement peuplée d’Igbos (3e groupe ethnique du Nigéria composant près de 18% de sa population) avait fait sécession sous le nom de République du Biafra. De 1967 à 1970, la tentative d’indépendance biafraise a déclenché une guerre civile d’une violence extrême, marquée par une famine qui a tué des centaines de milliers d’enfants. Le conflit du Biafra a fait au total plus d’un million de morts[9] et s’est soldé par la reddition des sécessionnistes et la réunification du pays. Ce traumatisme national est longtemps resté tabou, mais son héritage reste sensible. Les Igbos n’ont jamais oublié l’humiliation de 1970. Beaucoup d’entre eux estiment depuis lors être traités en citoyens de seconde zone au sein du « Nigéria unifié ». Ces griefs se sont ravivés sous la présidence de Muhammadu Buhari (2015-2023) : ce dernier, un général haoussa originaire du Nord, a été perçu comme défavorisant la région sud-est et fermé au dialogue avec ses leaders.

Le retour du séparatisme igbo

Dans ce terreau d’amertume, un nouveau mouvement indépendantiste igbo a vu le jour. En 2013 est fondé l’IPOB (Indigenous People of Biafra – « Peuple indigène du Biafra »), organisation prônant la sécession du Sud-Est. Son leader, Nnamdi Kanu, utilise les médias sociaux et Radio Biafra (station clandestine) pour diffuser une rhétorique enflammée contre le pouvoir central. L’IPOB rallie surtout une jeunesse igbo désenchantée par le chômage et les abus de l’État fédéral. Inquiètes de cette montée en puissance, les autorités d’Abuja ont choisi la fermeté : l’IPOB a été interdit et qualifié de groupe terroriste en 2017.  Nnamdi Kanu a été arrêté une première fois en 2015, puis relâché et finalement exfiltré de force depuis l’étranger en 2021 pour être à nouveau détenu et jugé pour trahison[10]. Malgré l’emprisonnement de leur chef, les partisans de la cause biafraise n’ont pas désarmé.

Les mafias nigérianes investissent l’Europe. (c) Conflits

Au contraire, la contestation s’est militarisée à la base. En décembre 2020, l’IPOB a annoncé la création d’une branche armée baptisée Eastern Security Network (ESN). Officiellement, ce « réseau de sécurité » entend défendre la population igbo contre les éleveurs peuls et les bandits, accusés de multiplier les exactions dans le sud-est sans protection de l’État. En réalité, l’ESN s’est rapidement heurté aux forces de l’ordre nigérianes. Début 2021, des affrontements meurtriers opposent l’ESN à l’armée dans la zone d’Orlu (État d’Imo) lors d’une vaste opération de ratissage[11]. Ces escarmouches coûtent la vie à plusieurs civils et forcent des milliers de villageois à fuir dans la brousse. Les militants biafrais radicaux ciblent également les symboles de l’État : commissariats, bureaux de la commission électorale, tribunaux… Entre fin 2020 et 2021, des dizaines d’attaques attribuées à des groupes pro-Biafra ont incendié des bâtiments officiels et entraîné la mort de policiers, selon des faits rapportés par l’AFP.

Face à cette agitation, le gouvernement fédéral a renforcé la présence militaire dans le Sud-Est. Mais la répression brutale n’a fait qu’envenimer les choses. Des organisations de défense des droits humains ont documenté l’usage d’une force excessive par l’armée et la police contre les manifestants pro-Biafra – plus de 150 militants pacifiques de l’IPOB auraient été tués en 2015-2016 lors de divers rassemblements. Le 30 mai 2016, jour anniversaire de la déclaration d’indépendance du Biafra, les forces de sécurité ont même ouvert le feu sur une procession commémorative à Onitsha, tuant au moins 60 personnes.Ces violences d’État ont radicalisé une partie de la jeunesse igbo, qui voit dans la lutte armée une réponse à la « tyrannie » du pouvoir central. Toutefois, il est important de noter que la plupart des organisations biafraises prônent toujours la non-violence. Un grand nombre de militants igbos continuent de revendiquer une plus large autonomie régionale par des moyens pacifiques – manifestations, désobéissance civile – pour dénoncer la corruption, la marginalisation économique et les brutalités infligées par les forces fédérales. En dépit de la propagande de certains chefs de milice promettant un soulèvement imminent, la contestation pro-Biafra actuelle reste de bien moindre ampleur que celle de la fin des années 1960.

Vers un nouveau conflit ouvert ?

La question se pose toutefois : l’aigle nigérian pourrait-il replonger dans une guerre civile en petite sœur de la guerre du Biafra ? Certains ingrédients d’un scénario de conflit sont bel et bien présents. Sur le terrain, la multiplication des incidents violents dans le Sud-Est rappelle le début de l’insurrection anglophone au Cameroun voisin en 2017 – un mouvement de protestation régional qui s’est mué en rébellion armée, puis en conflit prolongé contre Yaoundé. De même, l’émergence de l’ESN et la prolifération de milices locales échappant au contrôle de l’État nigérian qui peine à faire usage de son monopole de violence légitime étatique pourraient faire basculer la situation vers une lutte armée asymétrique. L’armée fédérale, déjà surengagée au Nord et affaiblie par des années de combats contre Boko Haram, aurait des difficultés à concentrer suffisamment de troupes pour mater rapidement une insurrection généralisée au Sud-Est. En outre, la tenue de l’élection présidentielle de 2023 n’a pas vraiment calmé le jeu dans la région : malgré l’importante mobilisation en faveur du candidat igbo Peter Obi, c’est un autre président issu de l’élite du Sud-Ouest (Bola Tinubu, un Yorouba musulman allié au Nord) qui a accédé au pouvoir. Pour beaucoup d’Igbos, le fait de n’avoir jamais eu l’un des leurs à la tête de l’État depuis 1970 illustre une injustice structurelle, ce qui alimente un ressentiment politique durable.

Des chasseurs se préparent à une offensive contre Boko Haram, en 2014 au Nigéria © Sunday Alamba/AP/SIPA AP22387457_000003

Néanmoins, plusieurs facteurs majeurs distinguent la situation actuelle de celle de 1967. D’abord, les séparatistes igbos sont relativement isolés sur la scène intérieure : aucune autre grande région du Nigéria ne soutient ouvertement l’idée de leur indépendance. Au contraire, les élites politiques du Nord comme du Sud-Ouest restent attachées au maintien de l’unité nationale – gage de leur accès au partage des rentes du pétrole et du pouvoir fédéral. Ensuite, la population igbo elle-même n’est pas unanime derrière l’option de la sécession. Le souvenir des massacres de la guerre du Biafra et du blocus ayant provoqué la famine freine encore bien des ardeurs. Beaucoup d’Igbos redoutent qu’un nouveau conflit armé sur leur sol n’entraîne à nouveau destructions, isolement économique et souffrances humaines à grande échelle. En outre, l’espace international n’est plus le même qu’en 1967 : à l’époque, le Biafra avait pu obtenir des soutiens (tacites ou directs) de certains pays, comme la France, la Côte d’Ivoire ou l’Afrique du Sud, dans un contexte de Guerre froide et d’intérêts pétroliers. Aujourd’hui, aucune puissance étrangère majeure ne semble prête à encourager ouvertement un démantèlement du Nigéria – lequel reste un partenaire stratégique incontournable en Afrique de l’Ouest (ne serait-ce que pour la sécurité régionale et les investissements économiques). Les dirigeants biafrais actuels opèrent surtout depuis la diaspora et sur Internet, sans reconnaissance diplomatique.

Enfin, le gouvernement fédéral nigérian conserve, malgré toutes ses faiblesses, un avantage militaire et logistique décisif. L’encerclement terrestre du Sud-Est par le reste du pays rend toute sécession territorialement difficile à tenir, comme l’a montré l’issue de 1970. Abuja dispose aussi de ressources considérables (industrielles, financières, humaines) comparées aux militants séparatistes, ce qui lui permet théoriquement d’étouffer un foyer rebelle si celui-ci ne bénéficie pas de soutien extérieur massif. Conscient de ces atouts, l’État central use néanmoins de prudence dans la gestion des crises régionales. Toute intervention musclée dans un État du Nord ou du Sud-Est risque d’être perçue au prisme communautaire et de mettre le feu aux poudres. En décembre 2023, une frappe de drone de l’armée ayant accidentellement tué 85 civils lors d’un rassemblement religieux près de Kaduna (Nord) a aussitôt provoqué un tollé : sur les réseaux sociaux, certains ont vu un acte délibéré contre la communauté musulmane, d’autres ont accusé le nouveau président de négligence criminelle envers les États du nord. Ce genre d’incident attise la méfiance entre composantes du pays. Le pouvoir central se retrouve donc face à un dilemme : sévir trop fort au risque d’enflammer la rébellion, ou temporiser au risque de la voir proliférer.

Prévenir plutôt que guérir

À ce stade, si l’agitation au Sud-Est est sérieuse, elle n’équivaut pas (encore) à la situation prévalant à la veille de la guerre du Biafra. En 2021, des analystes notaient que la crise biafraise actuelle était loin d’atteindre l’ampleur de celle des années 1960, malgré la désinformation propagée par certains extrémistes annonçant un conflit généralisé à brève échéance. La plupart des acteurs de la société civile igbo continuent de privilégier le dialogue et les moyens politiques pour faire valoir leurs droits au sein du Nigéria. Néanmoins, les germes d’une insurrection existent et pourraient croître si rien n’est fait pour apaiser les tensions. La marginalisation économique de l’Est, le chômage des jeunes, l’impunité des crimes commis par des groupes armés (qu’ils soient islamistes au Nord ou criminels dans le Sud) créent un sentiment d’abandon propice aux surenchères séparatistes. Le nouveau gouvernement de Bola Tinubu – conscient du danger – a promis d’être plus inclusif et de mieux représenter toutes les composantes du pays. Des projets d’investissement et d’autonomisation dans le Sud-Est, de même qu’un éventuel dialogue avec les chefs traditionnels igbos, pourraient contribuer à désamorcer la bombe à retardement.

Ces femmes font la queue pour voter dans une région soumise aux razzias de
Boko Haram. La démocratie peut-elle être un rempart contre les mafias ? (c) SIPA

En définitive, le Nigéria se trouve à la croisée des chemins. Le spectre d’une nouvelle guerre du Biafra n’est pas un simple fantasme : il reflète de réelles fractures nationales qu’il serait imprudent d’ignorer. Mais ce scénario du pire n’est pas inéluctable. Il dépendra de la capacité des dirigeants nigérians à restaurer la confiance de tous les citoyens dans le projet fédéral, en garantissant la sécurité et l’équité pour chaque communauté. La stabilité du Nigéria, première économie et pays le plus peuplé d’Afrique, est d’une importance capitale pour l’ensemble de la région. Empêcher que l’histoire tragique de 1967 se répète est un enjeu géopolitique majeur, qui requiert autant de fermeté contre les fauteurs de violence que d’intrigue politique pour réconcilier la nation. Le Nigéria a déjà survécu à une tentative de dislocation ; il lui appartient de montrer qu’il a tiré les leçons du passé pour éviter une nouvelle conflagration interne.

[1] https://www.opinionnigeria.com/the-confused-christian-south-and-the-moronic-muslim-north-a-politico-religious-rebuttal-to-religious-rubes-by-ismail-bello-el-ibrany/#google_vignette

[2] https://www.csi-int.org/news/nigeria-underage-christian-girls-forcibly-married-converted-to-islam/#:~:text=In%20the%2012%20northern%20Nigerian,majority%20Yobe%20State

[3] https://defenceweb.co.za/security/national-security/nigerias-new-terror-threat-jnim-is-spreading-but-its-not-too-late-to-act/#:~:text=JNIM%20continues%20to%20expand,Benin%2C%20Togo%20and%20Côte%20d’Ivoire

[4] https://fr.news.yahoo.com/au-nigeria-violence-endémique-ne-163945087.html

[5] https://apnews.com/article/nigeria-plateau-herdsmen-farmers-attack-9e9e9cf4615f6e31053881e8d2233bca#:~:text=Over%20the%20Christmas%20weekend%20in,over%2012%20hours%20for%20help

[6] https://apnews.com/article/nigeria-aid-hunger-usaid-insecurity-51c4c5c80eb6fddb261bbbbb383629e6#

[7] https://www.wathi.org/wathinote-securite-nigeria-2023/lunion-malheureuse-du-nigeria-comment-linsecurite-croissante-menace-lavenir-du-pays-the-humanitarian-april-2021/#:~:text=,toujours%20terrible%20et%20se%20détériore

[8] https://africacenter.org/fr/spotlight/les-diverses-menaces-envers-la-securite-du-nigeria/#:~:text=d’organisations%20de%20pirates%20sont%20liées,contrés%20par%20les%20compagnies%20pétrolières

[9] https://www.africaradio.com/actualite-81963-sud-est-du-nigeria-nouvelle-flambee-de-violences-et-des-ambitions-separatistes#:~:text=Il%20y%20a%20cinquante%20ans%2C,plus%20d%27un%20million%20de%20morts

[10] https://fr.africanews.com/2023/12/15/nigeria-la-cour-supreme-ordonne-le-maintien-en-prison-de-nnamdi-kanu/

[11] https://africacenter.org/fr/spotlight/les-diverses-menaces-envers-la-securite-du-nigeria/#:~:text=Les%20forces%20de%20sécurité%20nigérianes,ouest%20du%20Cameroun

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