Pékin : un défilé qui impressionne

3 septembre 2025

Temps de lecture : < 1 minute

Photo : (Credit Image: © Ethan Hunter/Nexpher Images via ZUMA Press Wire)/SIPA60054528_000002/ZEUS/2509031551

Abonnement Conflits

Pékin : un défilé qui impressionne

par

Une démonstration de force et de puissance. Le défilé militaire de Pékin a marqué le monde, tant par la masse que par la technologie. La Chine est prête à la guerre : elle dispose d’une armée et d’alliés.

Le défilé de Pékin a été une immense démonstration de force, comme en témoigne les extraits vidéos ci-dessous.

La masse, le nombre, mais aussi la technologie, avec des drones militaires et des robots soldats. La guerre technologique n’est plus un horizon, c’est une réalité.

Vêtu en costume Zhongshan, porté avec lui par Mao, Xi Jinping a accueilli ses hôtes, notamment Vladimir Poutine et le dirigeant nord-coréen. Il s’agissait de montrer un bloc uni, face à l’Occident, disposant d’une lourde armature militaire et de nombreuses alliances.

Il y a bien évidemment une logique de communication et d’intoxication dans ce défilé et cette démonstration de force. Mais la puissance chinoise est réelle et ce serait une faute de l’ignorer. C’est bien ce qu’a voulu démontrer Xi Jinping, face à ses alliés et face à ses adversaires potentiels.

Mots-clefs :

Vous venez de lire un article en accès libre

La Revue Conflits ne vit que par ses lecteurs. Pour nous soutenir, achetez la Revue Conflits en kiosque ou abonnez-vous !
À propos de l’auteur
Revue Conflits

Revue Conflits

Fondée en 2014, Conflits est devenue la principale revue francophone de géopolitique. Elle publie sur tous les supports (magazine, web, podcast, vidéos) et regroupe les auteurs de l'école de géopolitique réaliste et pragmatique.

Voir aussi

La Chine déploie sa marine

En moins de dix jours, la marine chinoise a successivement admis au service actif le 5 novembre le Fujian, son premier véritable porte-avions, et commencé le 14 novembre les essais à la mer du Sichuan, le plus grand porte-hélicoptères/drones au monde. En parallèle, l’APL-M poursuit la construction d’au moins deux porte-avions à propulsion nucléaire. Si la flotte chinoise a dépassé en nombre de coques son opposant de référence, l’US Navy, depuis 2016, elle est toujours en retard en termes de tonnage. C’est la raison pour laquelle elle s’active efficacement à combler ce manque de bâtiments de combat puissants auxquels Henry Kissinger faisait référence quand il disait qu’« un porte-avions, c’est 100 000 tonnes de diplomatie ».

Tokaïev entre Washington, Moscou et Pékin : la diplomatie multivectorielle du Kazakhstan à l’œuvre

Depuis juin 2025, le président kazakhstanais Kassym-Jomart Tokaïev a multiplié les déplacements de haut niveau : une séquence ouverte par des échanges bilatéraux avec Pékin, suivie d’un sommet à Washington puis d’une visite d’État à Moscou. En apparence disparates, ces visites dessinent en réalité une ligne claire : celle d’un Kazakhstan déterminé à s’affirmer au cœur des recompositions géopolitiques eurasiennes sans s’aligner entièrement sur aucun camp. Elles illustrent une fois encore la constance d’Astana dans sa diplomatie multivectorielle.