<i class='fa fa-lock' aria-hidden='true'></i> Sahel : recrudescence des attaques et de l’insécurité

22 octobre 2025

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Photo : (c) AFP

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Sahel : recrudescence des attaques et de l’insécurité

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Mali : recrudescence de la violence dans le cadre du blocus imposé par le JNIM sur Nioro du Sahel et Kayes

Début septembre, le groupe Jama’at Nusrat al-Islam wal-Muslimin (JNIM), affilié à Al-Qaïda, a imposé un blocus sur Kayes et Nioro du Sahel, dans la région de Kayes. Le groupe a annoncé un embargo sur le carburant et le transport commercial et a pris pour cible les usagers de la route qui ne respectaient pas le blocus. Il a également attaqué ou enlevé des dizaines de civils et de transporteurs, dont six chauffeurs sénégalais. En conséquence, la violence politique à Kayes a atteint son plus haut niveau depuis que l’ACLED a commencé à enregistrer des données en 1997.

Dans le cadre du blocus de la région occidentale de Kayes au Mali, le JNIM a également lancé une campagne d’attaques coordonnées dans les régions de Koulikoro, Ségou et Sikasso, principalement le long des principaux axes de transport reliant les villes de Kayes et Sikasso à la capitale Bamako. Les convois de carburant, y compris ceux escortés par l’armée, ont été particulièrement visés. Le 14 septembre, des militants ont notamment tendu une embuscade à un convoi de plus de 100 camions-citernes, tuant ou capturant plusieurs soldats et incendiant 51 véhicules. Le JNIM a ensuite publié des images des camions détruits et des armes saisies, réitérant ses menaces contre toute activité de transport liée à l’État.

Le gouvernement a réagi par une vague de frappes aériennes et de raids héliportés à Diema, Nioro du Sahel, Madina et Kita. Les forces militaires ont également renforcé leurs patrouilles le long des routes touchées et ont affirmé avoir tué des dizaines de militants. Les effets de l’embargo se font déjà sentir bien au-delà de Kayes. Des pénuries de carburant et de fortes hausses de prix ont été signalées dans le centre et le sud du Mali, notamment à Mopti, Kayes, Koulikoro, Ségou, Sikasso et Bamako.

La carte ci-dessous montre une très nette dégradation de la sécurité au Sahel. Depuis six ans, les groupes djihadistes ne cessent de se déployer et de s’étendre. La violence s’accroît et se déploie sur des pays de plus en plus nombreux.

(c) AFP

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