-
Fondateur de l’école française de géographie, Vidal de la Blache pense la discipline comme la science autonome des combinaisons à la surface du globe, attentive aux liaisons plutôt qu’aux causes isolées.
-
Le paysage est pour lui une « synthèse vivante » où relief, eau, vivant et œuvres de l’homme deviennent indissociables, espace ni purement naturel ni purement artificiel.
-
Sa thèse fondamentale, que la postérité a nommée possibilisme : la nature ouvre des possibles, l’homme les actualise lentement par ses « genres de vie ».
« Aucune contrée civilisée n’est l’artisan exclusif de sa propre civilisation. Ou du moins elle ne peut engendrer qu’une civilisation bornée, comme une horloge qui, après quelque temps de marche, s’arrête court. »
P. Vidal de la Blache, Tableau de la géographie de la France, 1903
Introduction
Fondateur de l’école française de géographie, Paul Vidal de la Blache (1845-1918) a légué moins un système qu’une manière de regarder la terre. Ses grands articles méthodologiques — Des caractères distinctifs de la géographie (1913), Les conditions géographiques des faits sociaux (1902), De l’interprétation géographique des paysages (1908) — et le célèbre Tableau de la géographie de la France (1903) dessinent une conception cohérente, où la géographie n’est ni une annexe de la géologie ni une servante de l’histoire, mais une science autonome de la combinaison des phénomènes à la surface du globe. Cette conception engage une réponse originale à trois questions qui ne cessent de revenir sous sa plume : qu’est-ce que la géographie ? que sont les paysages ? et comment s’articulent la nature et l’action humaine, le poids du milieu et la liberté des sociétés ?
On voudrait ici suivre ces trois fils à partir des textes eux-mêmes. Ils conduisent à une thèse que la postérité a résumée — au prix d’un mot que Vidal de la Blache n’a pas employé — sous le nom de possibilisme : la nature propose, l’homme dispose, et le paysage est le lieu visible de ce dialogue.
À lire également : Traditions géographiques. Reclus, Vidal de la Blache, de Martonne
La géographie, science de la combinaison et des lieux
Vidal part d’un constat : l’idée même de géographie est obscurcie par des « malentendus ». Rattachée « sans nul doute » au groupe des sciences naturelles, elle « tient une place à part »[1]. Le reproche qu’on lui adresse de « vivre d’emprunts » l’oblige à préciser ce qui la distingue. Sa réponse est nette : « En réalité, comme nous verrons, la géographie a bien un domaine qui lui est propre. L’essentiel est de considérer quel usage elle fait des données sur lesquelles elle s’exerce. »
Ce domaine repose d’abord sur un principe : l’unité terrestre. Hérité des géographes de l’Antiquité puis de Humboldt et Ritter, ce principe pose « l’idée de correspondance, de solidarité entre les phénomènes terrestres ». La géographie ne morcelle pas le réel ; elle le saisit dans ses liaisons. De là sa mission propre, que Vidal formule en empruntant au climatologue Hann :
« La géographie, s’inspirant comme les sciences voisines de l’idée d’unité terrestre, a pour mission spéciale de chercher comment les lois physiques ou biologiques qui régissent le globe, se combinent et se modifient en s’appliquant aux diverses parties de la surface. »[2]
Le mot décisif est combinaison. « Cette combinaison est la forme même sous laquelle les phénomènes s’offrent partout dans la nature », écrit-il, citant Buffon — « la plupart des effets dépendent de plusieurs causes différemment combinées » — et Henri Poincaré. La géographie n’étudie donc pas des causes isolées mais leurs « enchaînements » et leur « corrélation ». Ce point lui permet de récuser l’antinomie, courante de son temps, entre une « géographie générale » qui serait seule scientifique et une géographie « descriptive » des contrées : « De quelque côté qu’on les envisage, ce sont les mêmes faits généraux, dans leurs enchaînements et leur corrélation, qui s’imposent à l’attention. »
Le terrain de cette combinaison, c’est la surface. Vidal de la Blache lui donne une définition restée fameuse :
« Le champ d’étude par excellence de la géographie, c’est la surface ; c’est-à-dire l’ensemble des phénomènes qui se produisent dans la zone de contact entre les masses solides, liquides et gazeuses qui constituent la planète. »[3]
Cette surface n’est pas un état figé mais le résultat d’une histoire : « L’aspect de la surface solide se décèle ainsi comme le résultat de modifications sans cesse remaniées d’âge en âge ; il représente une suite, et non un état une fois donné et atteint d’emblée. » Les formes actuelles « ne sont intelligibles que si on les envisage dans la succession dont elles font partie ». La géographie vidalienne est ainsi profondément temporelle, mais d’un temps, celui de la nature, qui n’est pas celui de l’histoire humaine.
De là découle une double définition de la discipline. Elle est une science « essentiellement descriptive » : « Décrire, définir et classer, pour de là déduire » ; mais d’une description raisonnée qui mène à l’explication. Et elle est avant tout une science de l’espace, non de l’homme : « La géographie est la science des lieux et non celle des hommes »[4]. Cette formule, souvent citée, ne chasse pas l’homme de la géographie ; elle indique l’angle sous lequel celle-ci le considère, comme habitant et transformateur des lieux, non comme sujet de l’histoire.
Reste la notion qui fait la jonction entre la nature et la vie : le milieu. Vidal de la Blache s’en méfie autant qu’il l’emploie : « notion dont l’apparence vague tient à l’abus qu’on en fait ». Mais il la redéfinit avec précision. Les formes naturelles, dit-il, ne se présentent jamais isolées : ce sont « des groupes de formes obéissant à une action d’ensemble, liées par des affinités ». Le milieu n’est donc pas une simple somme de conditions physiques ; il est la trame des relations qui rendent ces conditions solidaires. D’où l’équation centrale :
« L’idée de milieu, dans ces expressions diverses, se précise comme corrélative et synonyme d’adaptation. »[5]
Adaptation : le mot annonce déjà que le milieu n’agit pas à sens unique. Plantes, animaux et « jusqu’à un certain point même les groupes humains » trouvent dans cet « environnement » — Vidal note le mot anglais — « le principe d’un genre de vie ». Le genre de vie, concept clé de toute son œuvre, naît ici : il désigne la manière dont un groupe humain organise son existence en composant avec les ressources d’un milieu donné.
Le paysage : une « synthèse vivante » de la nature et de l’œuvre humaine
La question « les paysages sont-ils des espaces naturels ou des espaces façonnés par l’homme ? » reçoit chez Vidal de la Blache une réponse qui refuse l’alternative. Le paysage est précisément le lieu où nature et action humaine deviennent indissociables. Dès l’ouverture de De l’interprétation géographique des paysages (1908), il le définit comme un objet de synthèse :
« Ce paysage forme un tout dont les éléments s’enchaînent et se coordonnent ; son interprétation exige une perception raisonnée de la synthèse vivante qu’il met sous nos yeux. »[6]
L’interprétation procède en deux temps : l’analyse, qui « s’efforce de distinguer les traits hétérogènes qui entrent dans la composition d’un paysage » et « tient un peu de l’exégèse » ; la synthèse, qui ressaisit le tout. La « plus large part » revient d’abord à l’étude du terrain : « Elles sont l’architecture du paysage, parfois le paysage même ». Mais aussitôt l’eau, la végétation et l’homme s’y ajoutent :
« En général l’eau, la vie végétale, les œuvres de l’homme se combinent avec les linéaments du relief pour composer l’image qu’encadre l’horizon. »[7]
L’homme n’est donc pas extérieur au paysage qu’il contemplerait : il en est un composant. Vidal de la Blache le dit dans une formule qui répond directement à notre question :
« Par ses œuvres, par l’influence qu’il exerce autour de lui sur le monde vivant, l’homme est partie intégrante du paysage. Il le modifie et l’humanise en quelque sorte. »[8]
« Humaniser » : le verbe est capital. Le paysage que décrit Vidal n’est presque jamais une nature vierge, mais une nature travaillée, marquée par des siècles d’établissements. Les villages, les cultures, les routes « s’ordonnent » autour des « établissements fixes » de l’homme, lesquels « introduisent un élément de fixité dans les relations géographiques » et constituent « un dépôt que les générations antérieures laissent aux suivantes ». Le paysage est ainsi un palimpseste : même les ruines y parlent, car « il y a […] une géographie des ruines », et « la persistance dont elles font preuve […] est en elle-même un fait géographique ».
Cette humanisation du paysage trouve sa plus belle expression dans l’avant-propos du Tableau de la géographie de la France, où Vidal de la Blache dit avoir voulu peindre une France « profondément humanisée, mais non abâtardie par les œuvres de la civilisation ». Le sol y porte « l’empreinte » d’une coexistence millénaire. Mais humaniser le paysage n’est pas le dénaturer : l’œuvre humaine y prolonge la nature plutôt qu’elle ne s’y oppose. C’est pourquoi le végétal sert constamment de métaphore au social : l’établissement humain est « une plante qui étend ses racines ».
Il faut souligner que, pour Vidal de la Blache, le paysage est aussi un objet d’ordre, non un chaos. Les associations végétales — maquis, garrigues — composent « l’aspect normal sous lequel se présente et se grave dans nos yeux la physionomie du paysage », chaque plante s’étant « arrangée avec ses voisines pour avoir sa part de sol, de lumière, de nourriture ». L’homme s’insère dans cet équilibre, qu’il « dérange incessamment ou, suivant les cas, redresse, en y portant la main »[9]. Le paysage est donc un équilibre vivant et instable, jamais un décor inerte.
À lire également : Les penseurs de la géographie urbaine
Du milieu au genre de vie : comment s’articulent nature et action humaine
Comment, plus précisément, la nature et l’action humaine se commandent-elles l’une l’autre ? Vidal reconnaît à la nature un poids réel. L’homme « est un des agents puissants qui travaillent à modifier les surfaces. Il se range à ce titre parmi les facteurs géographiques de premier ordre ». Mais il est aussi soumis, en retour, aux conditions du lieu. Dans Les conditions géographiques des faits sociaux (1902), il cherche à fonder en science l’étude de ces rapports, au-delà des « cas de corrélation intime » anecdotiques. Le facteur qu’il juge le plus déterminant n’est pas le climat ni le sol, mais la situation :
« La cause qui, d’après nous, introduit le plus de différences entre les sociétés, est la position. Suivant qu’une contrée est vouée à l’isolement, ou qu’elle est ouverte, au contraire, aux courants de vie générale, les rapports des hommes entre eux sont tout autres. »[10]
L’isolement perpétue la vie de clan, la vendetta, la méfiance de l’étranger ; l’ouverture aux « courants de vie générale » favorise au contraire l’échange et la complexité sociale. Vidal multiplie les exemples : les ksour sahariens où s’imbriquent sédentaires et nomades, les sociétés de la riziculture extrême-orientale, la civilisation américaine façonnée par « l’étendue des surfaces ». Dans le cas du riz, il va jusqu’à affirmer un « rapport de cause à effet entre le mode de culture inspiré par les conditions géographiques et la seule forme vraiment populaire d’organisation sociale » de ces régions.
Faut-il y voir un déterminisme ? Vidal de la Blache s’en garde avec soin. Les conditions géographiques « inspirent » et « impriment », mais ne décrètent pas. Le vocabulaire est révélateur : la nature « inspire » une culture ; le milieu « sollicite » des activités, les objets façonnés « reflètent des habitudes qui dérivent de l’état social ou qui l’inspirent ». L’influence circule dans les deux sens. Surtout, l’homme reste un acteur qui peut choisir : Vidal de la Blache consacre de belles pages à « l’isolement voulu, méthodique, cartésien pourrait-on dire », celui des mormons du Lac Salé, des puritains du Massachusetts, des communautés religieuses retirées, où c’est la volonté humaine qui prend l’initiative et plie le milieu à un projet.
C’est dans le Tableau que se trouve la formule la plus achevée de cette articulation. Posant la question « En quel sens la France est un être géographique », Vidal de la Blache récuse l’idée d’une France donnée d’avance par la nature ; « Ce n’est pas une chose donnée d’avance par la nature », et propose son image la plus célèbre :
« Il faut partir de cette idée qu’une contrée est un réservoir où dorment des énergies dont la nature a déposé le germe, mais dont l’emploi dépend de l’homme. C’est lui qui, en la pliant à son usage, met en lumière son individualité. »[11]
Tout le possibilisme tient dans cette phrase. La nature « dépose le germe » ; elle offre des virtualités, des « énergies » qui « dorment », mais « l’emploi dépend de l’homme ». La contrée n’a pas de personnalité avant que l’homme ne la révèle : « C’est alors qu’une contrée se précise et se différencie, et qu’elle devient à la longue comme une médaille frappée à l’effigie d’un peuple. » Le rapport n’est pas de cause à effet mécanique, mais de potentialité à actualisation.
Ce rapport est aussi un rapport de durée. En France, écrit Vidal de la Blache, « L’homme a été […] le disciple longtemps fidèle du sol » ; « Une adaptation s’est opérée, grâce à des habitudes transmises et entretenues sur les lieux où elles avaient pris naissance ». Le « disciple » n’est pas un esclave : il apprend du sol, puis s’en émancipe partiellement par l’accumulation des « habitudes », c’est-à-dire des genres de vie. Et ces genres de vie deviennent eux-mêmes des forces géographiques : l’industrie moderne « vient apporter […] une puissante cause de perturbation dans les groupements humains ». L’histoire humaine entre ainsi dans la géographie comme un facteur parmi d’autres, capable à son tour de remodeler le milieu.
Ni déterminisme ni hasard : le possibilisme vidalien
Si une seule phrase devait résumer la position de Vidal de la Blache sur le débat déterminisme / liberté, ce serait celle de l’article de 1908, où il trace explicitement sa ligne de crête :
« Sans tomber dans un excès de déterminisme qui ne serait pas moins fallacieux que son contraire, on peut affirmer que les groupements, cultures, mouvements et relations de l’homme n’échappent point à ce réseau de causes et d’effets. »[12]
La formule est d’un équilibre remarquable. Vidal de la Blache refuse les deux excès symétriques : le déterminisme géographique, à la manière où certains expliquaient « le spectacle de civilisations déchues » par de simples « changements de climats », hypothèses devant lesquelles « on reste inquiet » ; et son « contraire », un volontarisme qui ferait de l’homme un pur esprit affranchi des lieux. Entre les deux, il maintient un « réseau de causes et d’effets » auquel l’homme « n’échappe point », mais dans lequel il garde une marge d’invention.
Cette position — que Lucien Febvre baptisera « possibilisme » en 1922, contre le déterminisme d’un Ratzel — n’est pas une fuite dans le compromis. Elle découle rigoureusement de la conception de la géographie exposée plus haut. Puisque les phénomènes se présentent toujours en combinaisons instables, « l’équilibre qui résulte de ces combinaisons n’a rien d’absolument stable », aucune condition naturelle ne produit jamais à elle seule un effet social univoque. La multiplicité des facteurs « ouvre une ample marge » : c’est dans cette marge que se loge la liberté des sociétés.
Le possibilisme vidalien se reconnaît enfin à son vocabulaire causal prudent. Vidal de la Blache écrit que les conditions géographiques « mettent en œuvre et en lumière […] des propriétés, des virtualités qui sans eux seraient restées latentes »[13]. La géographie ne crée pas l’histoire ; elle en révèle les possibles. « L’histoire d’Angleterre est insulaire, celle de la France est tiraillée entre la mer et le continent ; le doigt de la géographie est marqué sur chacune. » Le « doigt de la géographie » oriente sans contraindre : il marque, il incline, il rend possible.
Cette ouverture explique l’insistance de Vidal de la Blache sur la circulation. Une contrée n’est jamais close sur elle-même : « Aucune contrée civilisée n’est l’artisan exclusif de sa propre civilisation. » La France, « contrée de grande circulation » dont les grandes voies « sont conformes aux lignes fondamentales de structure de la contrée »[14], montre comment la structure naturelle ménage des possibilités de mouvement que l’homme actualise en réseaux d’échange. Là encore, la nature dispose les seuils et les couloirs ; l’histoire en fait des routes.
À lire également : Les grands théoriciens de la géopolitique. La boîte à outils de la géopolitique
Conclusion
La vision géographique de Paul Vidal de la Blache forme un tout cohérent. La géographie est pour lui la science autonome de la combinaison des phénomènes à la surface terrestre, attentive aux liaisons plutôt qu’aux causes isolées, descriptive et explicative à la fois, « science des lieux » qui saisit l’homme comme habitant et transformateur. Le paysage en est l’objet emblématique : « synthèse vivante » où le relief, l’eau, le vivant et « les œuvres de l’homme » se composent, espace ni purement naturel ni purement artificiel, mais nature « humanisée » par des siècles d’établissements.
Quant à l’articulation de la nature et de l’action humaine, Vidal de la Blache la pense comme un dialogue inégal mais réciproque, dont la formule du Tableau, la contrée « réservoir où dorment des énergies […] dont l’emploi dépend de l’homme », donne la clé. Ni déterminisme, qui ferait du milieu un destin, ni indéterminisme, qui couperait l’homme de la terre : un « réseau de causes et d’effets » où la nature ouvre des possibles et où les genres de vie, lentement sédimentés en habitudes, les réalisent et parfois les dépassent. C’est cette voie médiane, exigeante et féconde, que la géographie humaine a retenue sous le nom de possibilisme, et qui demeure la contribution la plus durable de Paul Vidal de la Blache à la pensée de l’espace.
Notes
[1] P. Vidal de la Blache, « Des caractères distinctifs de la géographie », Annales de géographie, t. 22, no 124, 1913, p. 289-299. ↩
[2] « Des caractères distinctifs de la géographie », art. cité. ↩
[3] « Des caractères distinctifs de la géographie », art. cité. ↩
[4] « Des caractères distinctifs de la géographie », art. cité. ↩
[5] « Des caractères distinctifs de la géographie », art. cité. ↩
[6] P. Vidal de la Blache, « De l’interprétation géographique des paysages », IXe Congrès international de géographie (Genève, 1908), Genève, 1911, p. 59-64. ↩
[7] « De l’interprétation géographique des paysages », art. cité. ↩
[8] « De l’interprétation géographique des paysages », art. cité. ↩
[9] « Des caractères distinctifs de la géographie », art. cité. ↩
[10] P. Vidal de la Blache, « Les conditions géographiques des faits sociaux », Annales de géographie, vol. XI, 1902, p. 13-23. ↩
[11] P. Vidal de la Blache, Tableau de la géographie de la France, Paris, Hachette, 1903. ↩
[12] « De l’interprétation géographique des paysages », art. cité. ↩
[13] « Des caractères distinctifs de la géographie », art. cité. ↩
[14] P. Vidal de la Blache, « Routes et chemins de l’ancienne France », Bulletin de géographie historique et descriptive, 1902, p. 115-126. ↩
Références
Vidal de la Blache, P. (1902). « Les conditions géographiques des faits sociaux ». Annales de géographie, vol. XI, p. 13-23.
Vidal de la Blache, P. (1902). « Routes et chemins de l’ancienne France ». Bulletin de géographie historique et descriptive, p. 115-126.
Vidal de la Blache, P. (1903). Tableau de la géographie de la France. Paris : Hachette.
Vidal de la Blache, P. (1908). « De l’interprétation géographique des paysages ». IXe Congrès international de géographie (Genève), Compte rendu des travaux du Congrès, 1911, p. 59-64.
Vidal de la Blache, P. (1913). « Des caractères distinctifs de la géographie ». Annales de géographie, t. 22, no 124, p. 289-299.










