La Nouvelle-Zélande met en garde contre des incursions militaires chinoises « persistantes » dans le Pacifique

28 juin 2026

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La Nouvelle-Zélande met en garde contre des incursions militaires chinoises « persistantes » dans le Pacifique

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  • Dans un document interne de décembre 2025 obtenu par l’AFP, des responsables néo-zélandais préviennent que les essais de missiles et les incursions navales chinoises deviendront une caractéristique « persistante » du Pacifique.

  • Le rapport — transmis au Premier ministre Christopher Luxon — cite le transit d’un groupe naval chinois dans la mer de Tasman et un tir de missile balistique intercontinental dans le Pacifique en septembre 2024.

  • Wellington y voit l’« expansion progressive » d’une marine chinoise en plein essor, dans une région longtemps dominée militairement par les États-Unis.

Ben Strang, à Wellington

Les essais de missiles balistiques et les incursions de la marine chinoise deviendront une caractéristique « persistante » dans le Pacifique à mesure que Pékin renforce sa présence militaire, ont averti des responsables néo-zélandais dans un document interne obtenu par l’AFP.

Nous prévoyons que les actions chinoises, telles que le transit du groupe opérationnel de la marine chinoise dans la mer de Tasman en février et le tir par la Chine d’un missile balistique intercontinental dans le Pacifique en septembre 2024, constitueront une caractéristique persistante de notre environnement stratégique.

Le document, daté de décembre 2025, a été rédigé par la Force de défense et le ministère des Affaires étrangères de Nouvelle-Zélande, alors que Wellington surveillait une flottille de la marine chinoise dans la mer des Philippines.

« Les responsables néo-zélandais sont en contact étroit avec leurs homologues australiens et maintiennent une veille opérationnelle sur ces navires », y est-il indiqué.

Le rapport de 15 pages a été transmis au Premier ministre néo-zélandais Christopher Luxon ainsi qu’à ses ministres de la Défense, des Affaires étrangères et du Renseignement.

La Chine a consacré des milliards de dollars à sa défense ces dernières années, une tendance qui a inquiété certains gouvernements, bien que Pékin insiste sur le fait que ses objectifs sont pacifiques.

À lire aussi : La marine chinoise étoffe sa présence dans le Pacifique Sud

« Expansion progressive »

La marine chinoise, en particulier, s’est développée rapidement alors que les dirigeants de la deuxième économie mondiale cherchent à étendre l’influence de leur pays dans le Pacifique, une région où les États-Unis sont depuis longtemps la puissance militaire prédominante.

Les inquiétudes de Wellington concernant des mouvements militaires chinois avaient déjà été accentuées par le déploiement, en février 2025, de trois navires de guerre chinois dans la mer de Tasman, située entre l’Australie et la Nouvelle-Zélande.

La majorité du rapport transmis à l’AFP a été caviardée, pour des raisons de protection de la vie privée, de sécurité nationale et de confidentialité.

Dans les parties non censurées, les responsables précisent que le déploiement chinois de février 2025 dans la mer de Tasman s’est déroulé conformément au droit international, y compris la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer.

« Cela inclut la manière dont le groupe de mission a notifié ses intentions de mener des exercices de tir réel, que nous estimons ne pas correspondre aux meilleures pratiques internationales et qui a contraint plusieurs compagnies aériennes à modifier leur itinéraire », peut-on lire dans le rapport.

Le déploiement de Pékin en décembre dans la mer des Philippines s’inscrivait, selon le rapport, dans une tendance déjà ancienne.

Une expansion progressive de la présence de sécurité maritime de la Chine dans le Pacifique Sud au cours de la dernière décennie.

« Pékin a déployé une large gamme de navires militaires dans la région, y compris, mais sans s’y limiter, des navires-hôpitaux, de grands navires amphibies en soutien aux opérations d’aide humanitaire et de secours en cas de catastrophe, ainsi que des navires de soutien aux événements spatiaux », indique le document.

Les navires de soutien spatial sont conçus pour suivre les lancements de fusées, les satellites et l’activité des missiles intercontinentaux.

À lire aussi : La Chine déploie sa marine

© Agence France-Presse

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