Lancé à l’automne, le nouveau système d’entrée/sortie de l’UE — qui enregistre les données biométriques des voyageurs non européens — provoque de longues files d’attente dans les aéroports européens.
Aéroports et compagnies aériennes dénoncent une « pression insoutenable » et des attentes atteignant cinq heures aux heures de pointe ; Ursula von der Leyen reconnaît qu’il reste « beaucoup à faire ».
Bruxelles défend un outil « crucial » pour contrôler les entrées et sorties — plus de 108 millions de passages déjà enregistrés — et promet une réunion avec le secteur le 7 juillet.
Il y a « encore beaucoup à faire » pour mettre fin aux « problèmes » liés aux nouveaux contrôles automatisés aux frontières de l’UE, qui entraînent de longues files d’attente dans les aéroports européens, a reconnu la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.
« Nous travaillons avec les États membres pour que ces problèmes techniques soient résolus », a-t-elle assuré vendredi lors d’une conférence de presse en Irlande.
L’UE a lancé à l’automne un nouveau système pour enregistrer les voyageurs non européens arrivant sur son territoire. Il remplace le tampon manuel sur le passeport et permet d’enregistrer les coordonnées et données biométriques des voyageurs, tout comme leurs dates d’entrée et de sortie, afin de suivre les dépassements de séjour et les refus d’entrée.
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« Ils n’ont qu’à rejoindre l’espace Schengen »
Mais à écouter les aéroports européens et les compagnies aériennes, sa mise en place est catastrophique et leur fait subir une « pression insoutenable », d’autant plus avec les vacances d’été.
Dans une lettre à Bruxelles cette semaine, ils tirent la sonnette d’alarme.
Des files d’attente aux frontières pouvant désormais atteindre jusqu’à 5 heures aux heures de pointe.
« Les passagers ont déjà été contraints de faire la queue de longues heures à l’extérieur des terminaux et sur des aires de stationnement, car les services de contrôle aux frontières ne parviennent pas à traiter les arrivées assez rapidement », écrivent-ils. De nombreuses vidéos de passagers coincés dans des files d’attente circulent également sur les réseaux sociaux.
Bruxelles rétorque que ce système est crucial pour avoir un meilleur contrôle sur qui entre et sort de l’UE, et que les États membres et les aéroports ont eu le temps de se préparer à ce nouveau dispositif.
« S’ils ne sont pas contents, ils n’ont qu’à rejoindre l’espace Schengen », a lancé un responsable européen à l’AFP, à propos des passagers frustrés.
Plus de 108 millions de personnes sont déjà entrées ou sorties via ce nouveau système.
Durant cette même période, près de 44 000 personnes ont été interdites d’entrée, la plupart parce qu’elles n’avaient « pas de motif valable » justifiant leur séjour, d’après l’UE.
La Commission s’est toutefois engagée à échanger prochainement avec des représentants du secteur. Une réunion est prévue le mardi 7 juillet.
© Agence France-Presse










