Lula remporte le second tour de la présidentielle brésilienne avec 51,8 % des suffrages exprimés, contre 48,2 % à Flavio Bolsonaro, alors que les derniers sondages donnaient une légère avance au fils de l’ancien président.
Lula consolide son bastion du Nordeste, où il dépasse 60 % dans neuf États et atteint 75,9 % dans le Piauí.
Sans surprise, et comme au premier tour, le Sud a voté massivement pour Bolsonaro : 69,4 % dans le Santa Catarina, 62,6 % dans le Paraná, 57,8 % dans le Rio Grande do Sul, où Flavio progresse encore de deux points par rapport au 4 octobre.
Le Tocantins, passé du PT au PL au premier tour, reste à Bolsonaro, mais de justesse (51,4 %).
Lula l’emporte avec 51,79 % des voix ; Flávio Bolsonaro garde 14 États sur 27
Second tour de la présidentielle du 25 octobre 2026 : avance du candidat arrivé en tête dans chaque État, en points de pourcentage des suffrages valides
Lula (PT) en têteFlávio Bolsonaro (PL) en tête
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points
Source : TSE (Tribunal supérieur électoral), 100 % des urnes dépouillées, 26 octobre 2026. Résultat national : Lula 51,79 %, Flávio Bolsonaro 48,21 % ; électeurs de l’étranger : Lula 53,63 %, Flávio Bolsonaro 46,37 %.
Revue Conflits
L’élection s’est jouée dans le Minas Gerais, État charnière entre le Nordeste et le Sud. Il avait placé Bolsonaro en tête au premier tour (48,2 %) avant de basculer vers Lula au second (50,4 %). Depuis le retour des élections directes en 1989, le candidat qui remporte le Minas Gerais a toujours remporté la présidence.
L’abstention, forte au premier tour (21 %), est retombée à 19 %, soit près de trois millions d’électeurs supplémentaires venus départager les deux candidats.
Le Brésil ne suivra donc pas la dynamique droitière du continent sud-américain.
Confronté à un Congrès où le PL forme le premier groupe à la Chambre comme au Sénat, Lula devra gouverner par le compromis. Néanmoins sa maîtrise de l’appareil d’État, notamment le Tribunal suprême fédéral, plus haute instance judiciaire et cour constitutionnelle du Brésil, lui assure une solide marge de manoeuvre.
Il entend faire avancer ses réformes, à commencer par son projet de hausse des impôts, largement rejeté dans le Sud industriel du pays, dont le processus devrait commencer dès janvier prochain.
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