Georges Prévélakis, Qui sont les Grecs ? Une identité en crise

10 avril 2018

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Georges Prévélakis, Qui sont les Grecs ? Une identité en crise

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Georges Prévélakis, Qui sont les Grecs ? Une identité en crise

Georges Prévélakis, Qui sont les Grecs ? Une identité en crise

Les Grecs par eux-mêmes, pour permettre aux Européens de les comprendre. Tel est l’enjeu de l’ouvrage de Georges Prévélakis, professeur à la Sorbonne, dans cet ouvrage adressé aux Européens, comme il l’exprime dans son introduction. L’auteur analyse l’identité de la Grèce en la replaçant dans le temps long de la formation du pays au XIXe siècle et de son combat contre les Ottomans. Le pays semble osciller entre miracle économique et crise profonde, allant ainsi d’admiration en mépris. Après avoir été l’espoir de l’Europe, la Grèce est aujourd’hui une source de grande inquiétude parce que sa faillite menace toute la zone euro. L’auteur développe l’idée d’un néo-hellénisme qui a contribué à la formation de l’identité grecque, faisant de ce pays un être à part au sein de l’Europe.

L’originalité de l’étude est également de sortir des Balkans et d’analyser la force de projection de la Grèce dans un nouveau monde westphalien. Avec sa diaspora, son Église et sa marine, le pays dispose d’atouts certains qu’il peut mobiliser au service de son développement et de son rayonnement. Sauf le risque que lui fait conduire une corruption endémique et un État providence en faillite.

J.B.N.

[colored_box bgColor= »#DCEDC8″ textColor= »#222222″]Georges Prévélakis, Qui sont les Grecs ? Une identité en crise, CNRS Editions, 2017, 180 pages 20 euros.[/colored_box]

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Maréchal de France en 1643 et maréchal général des camps et armées du roi en 1660, il est l’un des meilleurs généraux de Louis XIII puis de Louis XIV. Gloire militaire du Grand Siècle avec son rival Condé, il reste un maître incontesté de l’art de la guerre. Lorsqu’il apprend la mort de Turenne à la bataille de Salzbach, Montecuccoli s’exclame : « Aujourd’hui est mort un homme qui faisait honneur à l’Homme. » Napoléon lui-même admirait son génie militaire et affirma qu’il était « le plus grand commandant de l’ère moderne ».