L’économie ukrainienne face à la guerre : la clé par la mer

1 février 2026

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L’économie ukrainienne face à la guerre : la clé par la mer

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Malgré la guerre, les bombardements et le blocus initial de la mer Noire, l’économie ukrainienne continue de fonctionner au prix d’une adaptation permanente. Entre débrouillardise industrielle, aides financières internationales et recomposition accélérée des chaînes logistiques, l’accès maritime apparaît comme le véritable nerf de la guerre économique. De Kiev à Odessa, ce reportage montre comment la survie économique de l’Ukraine se joue désormais sur mer, au croisement des combats navals, des corridors commerciaux et des équilibres géopolitiques.

Jean-Baptiste Bless. Reportage en Ukraine

L’arrivée en Ukraine se fait nécessairement par la route ou le rail, car l’espace aérien est fermé aux avions civils. Les accès principaux venant de l’ouest passent par la Pologne et Lviv, ou via la Moldavie, au sud. Pour arriver directement à Kiev, la variante polonaise est la plus directe, même si aucune autoroute n’a été construite entre la frontière et la capitale depuis que l’Ukraine ne forme plus les marches de l’Empire soviétique…

Au premier abord, la vie dans la capitale se déroule normalement : les magasins sont ouverts, les restaurants pleins, le trafic dense, la vie continue. Nous sommes tout de même à plus de 500 km du front. Pourtant, un regard plus attentif permet de constater l’omniprésence des femmes dans l’espace public. Quelques jeunes couples se retrouvent en tête-à-tête, mais les groupes d’hommes sont quasiment inexistants. « Le recrutement de militaires s’applique en effet aux tranches d’âge entre 25 et 60 ans », raconte un entrepreneur, raison pour laquelle, par exemple, les chauffeurs de taxi sont toujours très jeunes ou plutôt âgés.

Ce qui frappe ensuite, ce sont les alarmes, plus ou moins régulières selon les jours. « Au début, tout le monde s’affolait, mais à présent, elles font partie de la routine », continue notre interlocuteur. Lorsqu’une sirène retentit, toute la rue consulte son téléphone pour identifier la menace. Des flux Telegram automatisés indiquent quels types de projectiles sont attendus.

« La nuit, en plus de la défense aérienne lourde, des équipes parcourent les rues pour identifier les drones ou projectiles légers qui sont passés sous les radars et les engager directement », explique un diplomate spécialisé dans les affaires militaires. « Le couvre-feu s’étend de minuit à six heures du matin, période durant laquelle les combats les plus violents ont lieu. » Autre phénomène particulièrement visible la nuit : les coupures de courant. Parfois, une rue s’éteint d’un coup, ou presque, puis se rallume progressivement, en fonction des dispositifs électriques privés de chacun. Certaines devantures restent noires, tandis que les dîners aux chandelles se multiplient… Les générateurs individuels envahissent les trottoirs pour pallier les défaillances du réseau public. Par moment, c’est toute la ville qui clignote, comme le dispositif d’un patient sous perfusion.

La statue de Catherine II a été remplacée par un mémorial aux morts (c) JB Bless

Les récits sont graves. S’ils ne se battent pas au front, les hommes qui manquent sont déjà tombés, ont fui, ou vivent cachés par leurs mères, leurs filles, leurs sœurs, leurs épouses. On sent aussi qu’on ne dit pas tout au visiteur, car il ne pourrait pas comprendre : « Ce sont des barbares et ils viendront en Europe, où vous manquez de résilience, d’unité, d’armée, d’industrie… », nous avertit un négociant qui a mis ses activités en veille. Les souvenirs de l’Holodomor, grande famine orchestrée par Staline en 1932, ressurgissent. Les récits des grands-parents font surface. Le Soviétique et le Russe ne font qu’un dans la plupart des esprits.

Des destructions, des aides et des idées

Il est vrai que les bombardements de plus en plus intenses n’améliorent pas les rapports de voisinage. « Je ne retournerai jamais en Russie ; depuis 2022, je ne leur parle même plus », lâche un ingénieur dont plusieurs silos à grains ont été détruits. Si les zones habitées sont clairement épargnées, les infrastructures électriques et ferroviaires souffrent régulièrement. Des équipes dédiées œuvrent en permanence pour rétablir les lignes, les câbles, les rails, les routes, les usines et les ports.

Mais les difficultés résultant de la guerre dépassent ce cadre. Un propriétaire d’exploitation avicole analyse : « Nos principaux problèmes sont : l’électricité, le personnel, et les financements ». Il explique que le réseau électrique ukrainien s’est débranché du russe et raccordé aux Européens deux jours avant ce qu’il appelle « l’invasion à grande échelle » ; cette manœuvre aurait contribué à déclencher « l’opération spéciale ». Le réseau étant constamment atteint, notre entrepreneur est obligé de trouver une parade pour éviter à ses volailles des différences de température qu’elles ne supportent pas. Il a donc investi dans des structures autonomes : les panneaux solaires et les batteries viennent de Chine ; les éléments électroniques, comme les onduleurs, de pays européens, « pour des raisons de sécurité », malgré un coût 50 % plus élevé. En effet, la méfiance règne envers l’Empire du Milieu, qui commerce avec les deux belligérants. Le réseau national se reconstitue ainsi en petits îlots locaux, souvent sur base privée. « La débrouillardise devient le nouveau sport national. »

(c) Conflits

Aux problèmes de fonctionnement vient se rajouter le manque de personnel. Dans le monde agricole, les chauffeurs sont les premiers réquisitionnés, mais souvent aussi heureux d’augmenter notoirement leurs revenus. « Un salaire militaire s’élève à 32 000 hryvna (650 euros) avec des provisions payées à l’avance, ainsi que des primes de 100 euros par jour passé à moins de 15 km de la ligne de front. Ce cumul permet des revenus de 3 000 à 4 000 euros par mois, alors qu’un employé de ferme ne gagne que l’équivalent de 500 à 600 euros. » Ces rémunérations expliquent aussi pourquoi de nombreux mercenaires se battent de part et d’autre : des Géorgiens, des Colombiens et des Brésiliens d’un côté, des Cubains avec l’armée russe.

Les exportateurs rencontrent également des difficultés à trouver des financements internationaux pour l’exportation de leurs marchandises. Les banques ukrainiennes ne disposent pas des outils financiers nécessaires, tandis que ni les banques ni les assurances étrangères ne reprennent le risque de guerre en territoire et eaux territoriales ukrainiennes.

La logistique de l’exportation

Outre les difficultés de production et de financement, l’écoulement des marchandises a connu des aléas majeurs. Or, les exportations céréalières et métallurgiques représentent le pilier principal de l’économie : deux tiers des exportations et 10-12% du PIB du pays. Ce d’autant qu’une partie des services informatiques vendus à l’extérieur se sont relocalisés à l’étranger. L’exportation de grains contribue aussi à nourrir différents pays d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient.

En février 2022, la marine russe impose un blocus aux ports ukrainiens. La mer Noire, débouché naturel des matières premières ukrainiennes, se ferme au commerce. « Ils étaient là en face », se souvient un directeur d’usine dans le port de Pyvdennyi en parlant des bâtiments militaires russes. Si la logique de l’adversaire est en priorité d’empêcher tout soutien militaire extérieur, l’asphyxie économique menace. Les exportateurs sont obligés de trouver d’autres routes pour écouler leurs marchandises et les voies terrestres se développent. Dès le mois de mai 2022, l’Union européenne facilite les exportations via les « corridors de la solidarité », principalement vers la Pologne, mais aussi la Roumanie et la Moldavie par le rail et la route. « Le prix du transport explose pour les exportateurs, tandis que les investissements logistiques flambent durant la première année du conflit, ce qui mène à une surchauffe de l’offre », explique un entrepreneur qui a profité de l’occasion pour acheter ses propres wagons. D’autres ont investi dans des camions. « Mais les agriculteurs polonais protestent (en 2024), suivis des routiers (novembre-décembre 2025) contre cette explosion des flux venus de l’Est », raconte un banquier. C’est ainsi que certains produits – blé, maïs, colza, graines de tournesol – sont à présent interdits d’importation en Pologne, malgré la levée des taxes et des quotas par l’UE depuis 2022.

Une autre voie se développe via le Danube, à la frontière avec la Roumanie. Les ports fluviaux ukrainiens (Izmail, Reni et Ust-Dunaisk) jouent un rôle crucial comme alternative logistique pour exporter céréales, huiles et autres marchandises vers la Roumanie, sur des barges qui remontent le fleuve vers l’Europe centrale. Les flux sur le fleuve se multiplient par six par rapport à la période pré-guerre et perdurent les années qui suivent.

En juillet 2022 cependant, inquiets de la pression mondiale sur les prix alimentaires comme du manque de marchandise, l’ONU et la Turquie réunissent les belligérants pour négocier l’Initiative céréalière de la mer Noire, qui autorise les Ukrainiens à écouler leurs produits via la mer moyennant des inspections russes dans le Bosphore. Elle représente un succès diplomatique pour les médiateurs, la Turquie étant aussi le principal bénéficiaire du commerce de la mer Noire. Mais cette solution ne dure qu’une année : « Les Russes faisaient de plus en plus traîner les inspections », se plaint un directeur de terminal à Odessa. 32.9 millions de tonnes de marchandises ont malgré tout été exportées pendant ce laps de temps.

« Les exportations ont alors continué, mais sous protection militaire jusqu’aux eaux territoriales des pays de l’UE, la Roumanie, puis la Bulgarie. », raconte un négociant. « Certaines marchandises sont déchargées sur les barges qui remontent le Danube, tandis qu’en 2025, 90% des cargaisons continuent vers le Bosphore, la route la plus économique », précise un des banquiers rencontrés.

Odessa et les combats décisifs autour de la mer Noire

Odessa, à près de 500 km au sud de Kiev, représente la charnière entre terre et mer. La région, avec ses infrastructures logistiques et portuaires, constitue le débouché naturel pour les matières premières de l’Ukraine. On s’y rend par la route ou le train, toujours en fonction malgré la guerre. La ville a été vidée d’une partie de sa population, qui a fui à l’ouest. « Même les marins préfèrent loger leurs familles à Chișinău, en Moldavie voisine », regrette une employée de société de négoce. La statue de Catherine II, la tsarine qui a fondé la ville en 1794, a été remplacée par un drapeau jaune et bleu, et le carré de verdure qui l’entoure, transformé en mémorial des martyrs d’Azovstal. Pourtant, les discours sur la guerre sont plus nuancés que dans la capitale. Ici, un tiers de la population est russophone. Au bas des célèbres escaliers du Potemkine, le port et ses différents terminaux s’étendent plusieurs dizaines de kilomètres. Au loin, la mer Noire.

Dans cette mer, la guerre fait rage depuis 2022. Dès les premiers jours de « l’opération spéciale », la prise temporaire par la marine russe de l’île aux Serpents, à 45 km des côtes roumaines, montre l’importance stratégique de l’accès aux terminaux d’Odessa. Mais la destruction, en avril 2022, par des missiles ukrainiens Neptune du vaisseau amiral russe Moskva en mer Noire change le visage des rapports maritimes : la flotte russe se retire à Sébastopol, puis vers Novorossiïsk, tandis que le commerce reprend progressivement. C’est un choc stratégique pour la Russie, qui doit concéder la suprématie navale et subir une guerre asymétrique. L’Ukraine pratique en effet ce qui est appelé le « déni d’accès » et le « déni de zone » à travers ses missiles à longue portée, ses mines et ses nouveaux drones navals appelés Sea Babies. C’est une rupture doctrinale majeure, puisqu’à présent, une puissance sans marine peut fortement réduire la liberté d’action d’une flotte classique[1].

(c) Conflits

Fin 2025, l’Ukraine monte d’un cran son action militaire en mer Noire. Soutenue notamment par les Britanniques, elle frappe deux pétroliers de ladite flotte fantôme russe. Remontés par le craquement du front terrestre, les Ukrainiens auraient poussé la provocation jusqu’à frapper avec un drone Sub sea baby un sous-marin russe à l’ancre dans le port de Novorossiïsk. La Russie conteste tout dommage sérieux, mais sa flotte reste paralysée. En contrepartie, les installations portuaires ukrainiennes se voient massivement bombardées depuis le mois de décembre 2025, ralentissant à nouveau l’écoulement de la marchandise.

Dans l’accord de paix proposé par l’Ukraine et les États-Unis en décembre 2025, le point 16 révèle le centre de gravité de l’économie ukrainienne : « La Russie n’entravera pas l’utilisation par l’Ukraine du Dniepr et de la mer Noire à des fins commerciales ». Mais cette option idéale nécessite une désescalade entre les belligérants. Un scénario alternatif envisage que la Russie maîtrise toute la côte jusqu’à la frontière roumaine, qu’elle prenne donc Odessa, ainsi que tous les ports maritimes et fluviaux. Dans cette perspective, les musées de la ville ont d’ailleurs évacué leurs collections les plus précieuses… Priver l’Ukraine de ses derniers ports d’exportation, la couperait de son poumon économique. « L’objectif final de la Russie est de faire de l’Ukraine un pays comme la Biélorussie », explique un interlocuteur dans le port d’Odessa, Un pays dépendant de la Russie pour ses accès à la mer, donc.

Après avoir constitué le point de départ de la guerre en 2014 avec la prise de la Crimée, la côte pourrait également concentrer l’effort principal russe en 2026. Un gel des fronts rapide, assorti de garanties de sécurité, est donc essentiel pour l’économie du pays.

Annexe. Les projectiles ukrainiens

Selon les récits recueillis sur place et les sources ouvertes, quatre grandes catégories de projectiles sont principalement employées contre les infrastructures énergétiques, logistiques et portuaires du pays :

Les drones iraniens de type Shahed, améliorés et rebaptisés Geran-2 par la Russie, mesurent environ 3,5 mètres de long pour une envergure de 2,5 mètres et volent à une vitesse d’environ 180–190 km/h. Ils sont désormais équipés d’un système de navigation satellitaire GLONASS Kometa-M, conçu pour résister partiellement au brouillage électronique. Leur charge militaire atteint de 40 à 80 kg d’explosif, selon les sources. Leur logique est celle de la saturation à bas coût.

Les missiles quasi-balistiques (Iskander-M, KN-23), reconnaissables à leur trajectoire « en cloche aplatie », disposent d’une portée d’environ 500 km. Leur vitesse terminale élevée et leurs manœuvres en phase finale les rendent particulièrement difficiles à intercepter. Ils sont privilégiés pour frapper des cibles à haute valeur militaire ou critique dans la profondeur opérationnelle.

Les missiles de croisière, lancés depuis des avions stratégiques ou des plateformes navales, suivent des trajectoires complexes à basse ou moyenne altitude. Leur portée peut atteindre plusieurs milliers de kilomètres, au prix d’une vitesse moindre, ce qui les rend plus vulnérables aux défenses aériennes modernes, mais redoutables par leur précision et leur flexibilité d’emploi.

Les missiles hypersoniques, plus récents et plus rares, combinent vitesse extrême et portée élevée. Difficiles à détecter et à intercepter, ils emportent des charges militaires très importantes, de l’ordre de 500 kg pour le Kinzhal à 1000, selon les estimations, pour l’Oreshnik.

La combinaison coordonnée de ces vecteurs — drones lents, missiles de croisière, balistiques et hypersoniques — vise avant tout la saturation des défenses aériennes ukrainiennes, tout en maximisant l’impact sur des infrastructures critiques.

Au bas des escaliers du Potemkine, les terminaux du port d’Odessa. Des dégats sont visibles sur la tour hôtel. (c) JB Bless

Annexe. L’aide financière

Un banquier ukrainien explique. L’aide financière extérieure opère à travers trois instruments :

  1. Les lignes de crédit – Dans ce cas, une banque ou un fonds international prête de l’argent à une banque ukrainienne à ses conditions. La banque ukrainienne peut ensuite prêter cet argent à des entreprises ukrainiennes en respectant les conditions du prêteur international et celles de la Banque Nationale ukrainienne.
  2. Les garanties de risques – L’institution financière internationale garantit à la banque ukrainienne un prêt en faveur d’une société ukrainienne. En cas de non-recouvrement, c’est elle qui prend la perte.
  3. Les subsides – Dans certains domaines précis, agricoles ou énergétiques, par exemple, des fonds sont alloués gracieusement pour favoriser la construction ou l’investissement dans du matériel (panneaux solaires, tracteurs, etc.).

Les principaux acteurs de l’aide financière internationale sont la BERD (Banque européenne pour la Reconstruction et le Développement, SFI (Société financière internationale, Groupe de la Banque mondiale), Swedfund International AB (fonds suédois de développement), BDF (Fonds de développement des entreprises, créé pour soutenir les PME en Ukraine), la BEI (Banque européenne d’investissement), etc. Les différentes agences de coopération internationale opèrent également selon leurs critères propres. Sur territoire ukrainien, trois banques internationales opèrent : la Raiffeisen, le Crédit agricole et la BNP.

De son côté, la Banque Nationale (BNU) a la charge difficile de maîtriser la monnaie. Après des premières semaines tumultueuses en 2022, elle s’est fixé trois objectifs : 1. Éviter la déflation ; 2. Éviter la sortie des capitaux ; 3. Contenir l’inflation à 5%. Pour ce faire, elle a établi des taux directeurs à 15% et accorde aux entreprises des prêts sponsorisés à la hauteur de 5 à 9% selon la taille de l’entreprise et le type d’affaires. Le programme est connu sous le nom de 5-7-9.

 

 

[1] D’une certaine manière, il s’agit également d’une mise à jour de la Jeune école française, qui préconisait, au XIXe siècle déjà, la multiplication de petits navires rapides pour défendre les côtes.

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