Les États-Unis renforcent leur présence navale au Moyen-Orient

30 janvier 2026

Temps de lecture : 2 minutes

Photo : (c) AFP

Abonnement Conflits

Les États-Unis renforcent leur présence navale au Moyen-Orient

par

Les États-Unis ont renforcé leur dispositif militaire au Moyen-Orient avec le déploiement d’un groupe aéronaval articulé autour du porte-avions USS Abraham Lincoln. Cette présence vise à affirmer la capacité de projection américaine dans une région marquée par de fortes tensions sécuritaires et stratégiques.

Mis en service en 1989, l’USS Abraham Lincoln est l’un des porte-avions à propulsion nucléaire de la marine américaine. Long de 333 mètres et affichant un déplacement d’environ 88 000 tonnes, il peut dépasser les 30 nœuds et embarquer plus de 65 aéronefs. Son équipage compte environ 5 700 marins et aviateurs, ce qui en fait une véritable base aérienne mobile.

Le groupe aérien embarqué comprend plusieurs types d’appareils destinés à couvrir l’ensemble du spectre des opérations aéronavales : des avions de chasse F-35C Lightning II et F/A-18 Super Hornet, des avions de guerre électronique EA-18G Growler, des appareils de veille aérienne E-2D Hawkeye, ainsi que des hélicoptères MH-60 Seahawk dédiés à la lutte anti-sous-marine et aux missions de sécurité maritime.

(c) AFP

Le porte-avions est escorté par plusieurs destroyers lance-missiles, chargés d’assurer sa protection et d’étendre ses capacités de frappe et de défense. Parmi eux figurent notamment les USS Spruance, USS Michael Murphy et USS Frank E. Petersen Jr., auxquels s’ajoutent d’autres bâtiments similaires comme les USS Delbert D. Black, USS McFaul et USS Mitscher.

Le dispositif est complété par des navires de combat littoral, conçus pour opérer à proximité des côtes et dans des environnements maritimes contraints. Les USS Canberra, USS Santa Barbara et USS Tulsa renforcent ainsi la flexibilité opérationnelle du groupe naval, notamment pour des missions de surveillance, de sécurisation des voies maritimes et de réaction rapide.

Par cette concentration de moyens, Washington affiche clairement sa volonté de maintenir une capacité de dissuasion crédible et de préserver la liberté de navigation dans une zone stratégique pour les échanges énergétiques et commerciaux mondiaux. La présence d’un groupe aéronaval complet permet également aux États-Unis de disposer d’un outil militaire polyvalent, capable aussi bien de frappes de précision que de missions de renseignement, de protection de leurs alliés ou de gestion de crise.

Mots-clefs :

Vous venez de lire un article en accès libre

La Revue Conflits ne vit que par ses lecteurs. Pour nous soutenir, achetez la Revue Conflits en kiosque ou abonnez-vous !
À propos de l’auteur
Revue Conflits avec AFP

Revue Conflits avec AFP

Voir aussi

Trump joue au fou, mais compte les dollars

Derrière les coups d’éclat et l’imprévisibilité affichée, Donald Trump déploie une méthode de négociation étonnamment stable : surprise, enchères, « théorie du fou » et démonstrations de force à bas coût. Cette analyse montre que ce spectaculaire unilatéralisme « low cost » masque...

La Syrie comme matrice de la recentralisation régionale

La reprise progressive du contrôle territorial par le régime syrien ne signe ni la fin du conflit ni le retour d’un État au sens classique du terme. Elle révèle au contraire l’émergence d’une souveraineté recomposée, partielle et coercitive, où la recentralisation s’opère sans...