<i class='fa fa-lock' aria-hidden='true'></i> Un siècle de drogues illicites 1925-2025   

26 août 2025

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Un siècle de drogues illicites 1925-2025  

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En un siècle, les drogues illicites ont changé de nature et de dimension. De l’opium des années 1930 aux Nouvelles substances psychoactives, ce sont autant de substances qui détruisent les corps et les esprits. 

Anne de Bongain, docteure en criminologie

Article paru dans le no58 – Drogues La France submergée

1925-1945 : Période d’entre-deux-guerres et Seconde Guerre mondiale

Opium et morphine : Utilisés en raison de leur pouvoir analgésique, l’opium et ses dérivés étaient courants dans les traitements médicaux.

Cocaïne : Bien que son usage thérapeutique ait été populaire au début du xxe siècle, la cocaïne a commencé à être mieux réglementée au cours des années 1930.

1945-1960 : Après-guerre et début de la consommation récréative

Morphine et héroïne : L’héroïne, dérivée de la morphine, commence à devenir un problème majeur de santé publique dans certaines régions.

Cannabis : Bien qu’il ait une longue histoire, l’usage récréatif du cannabis se développe dans certaines communautés, notamment en Amérique du Nord, à partir des années 1950-1960.

1960-1980 : Contre-culture et guerre contre les drogues

LSD : Le LSD et d’autres hallucinogènes sont devenus populaires pendant la contre-culture des années 1960. Ils sont abondamment consommés par les jeunes, notamment dans le cadre des mouvements pacifistes.

Cannabis : Le cannabis devient largement associé à la culture hippie et aux mouvements de protestation. Aux États-Unis, la consommation devient de plus en plus répandue.

Héroïne : L’héroïne connaît un essor au niveau mondial, avec un usage de plus en plus fréquent dans les milieux urbains.

Cocaïne : Bien que l’usage récréatif de la cocaïne commence à augmenter à la fin des années 1970, ce n’est qu’au début des années 1980 qu’elle devient une drogue emblématique dans la culture populaire.

1980-2000 : Guerre contre les drogues et explosion de la cocaïne et des opiacés

Cocaïne : Dans les années 1980, la cocaïne devient un phénomène de masse, notamment aux États-Unis et en Europe. C’est également l’époque de l’apparition du crack, une forme plus addictive et accessible de la cocaïne.

Héroïne : La consommation d’héroïne continue de progresser, avec des taux élevés de dépendance, notamment dans les milieux urbains.

Ecstasy (MDMA) : À la fin des années 1980 et au début des années 1990, l’ecstasy devient populaire dans les clubs et chez les jeunes. Son usage est associé à la scène rave.

Cannabis : Bien que de plus en plus de pays mettent en place des lois plus strictes contre sa consommation, le cannabis reste une drogue courante, notamment dans les milieux sociaux moins favorisés.

2000-2025 : Nouvelles tendances et régulations

Cannabis : Le cannabis connaît une libéralisation progressive, surtout en Amérique du Nord et dans certains pays européens. De plus en plus de régions l’autorisent pour un usage médical et récréatif.

Cannabis (usage médical) : La légalisation pour un usage médical s’étend à de plus en plus de pays à travers le monde, marquant un tournant majeur dans la perception de cette substance.

Cocaïne et héroïne : Bien que ces drogues restent populaires, leur usage tend à diminuer en comparaison avec des substances comme les opiacés synthétiques.

Opiacés (médicaments) : L’usage de médicaments opioïdes comme la méthadone et l’oxycodone se développe, ce qui mène à des problèmes majeurs de dépendance, notamment aux États-Unis. La crise des opioïdes devient un problème de santé publique majeur.

Nouvelles substances psychoactives (NPS) : Des drogues comme les « bath salts », le fentanyl et d’autres produits chimiques de synthèse connaissent un essor inquiétant. Ces substances, souvent plus puissantes et difficiles à contrôler, deviennent un défi de santé publique dans de nombreux pays. Notamment avec la découverte des nitazènes et de la xylazine. Ceux-ci étant 500 fois plus puissants que la morphine et souvent coupé avec du fentanyl rendant la naxolone (médicament permettant de sauver d’une surdose) inefficace.

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