Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi a indiqué avoir eu ses pourparlers les « plus intenses » à ce jour avec les Américains, après une journée de discussions indirectes à Genève jeudi.
« Cette session de négociations a été la plus intense à ce jour », a souligné le négociateur iranien dans la nuit dans un message sur X, soulignant que « de nouveaux progrès ont été réalisés dans notre engagement diplomatique avec les Etats-Unis ».
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Ces négociations sont peut-être la dernière chance pour les Iraniens d’éviter une attaque américaine de grande ampleur sur le pays, alors que la flotte américaine croise dans le golfe arabo-persique. Puisque ni l’accord cadre de 2015 sur le nucléaire iranien – que Donald Trump avait quitté en 2018 – ni les bombardements contre les infrastructures nucléaires en juin 2025 n’ont été efficace, la Maison Blanche espère provoquer une solution.
La pression militaire maximale et la crise politico-économique qui touche l’Iran pourraient précipiter un accord. S’il est trouvé, dans quelle mesure sera t-il respecté par Téhéran ? En 2015, l’accord cadre limitait l’enrichissement de l’uranium à 3,67 %. Mais on s’est aperçu que l’Iran avait vraisemblablement continué sa marche vers la bombe, atteignait les 60 % d’uranium enrichi ; l’objectif étant les 90 % nécessaires à l’arme nucléaire.
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