L’Iran dit avoir eu ses négociations les plus « intenses » avec Washington

27 février 2026

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Photo : Le ministre des Affaires étrangères d'Oman, Sayyid Badr bin Hamad Al Busaidi, à droite, tient une réunion avec l'envoyé spécial de la Maison Blanche, Steve Witkoff, au centre, et Jared Kushner, dans le cadre des négociations irano-américaines en cours, à Genève, le jeudi 26 février 2026. (Ministère des Affaires étrangères d'Oman via AP)

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L’Iran dit avoir eu ses négociations les plus « intenses » avec Washington

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Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi a indiqué avoir eu ses pourparlers les « plus intenses » à ce jour avec les Américains, après une journée de discussions indirectes à Genève jeudi.

« Cette session de négociations a été la plus intense à ce jour », a souligné le négociateur iranien dans la nuit dans un message sur X, soulignant que « de nouveaux progrès ont été réalisés dans notre engagement diplomatique avec les Etats-Unis ».

Lire aussi : Ali Larijani, l’homme de l’ombre des négociations nucléaires iraniennes

Ces négociations sont peut-être la dernière chance pour les Iraniens d’éviter une attaque américaine de grande ampleur sur le pays, alors que la flotte américaine croise dans le golfe arabo-persique. Puisque ni l’accord cadre de 2015 sur le nucléaire iranien – que Donald Trump avait quitté en 2018 – ni les bombardements contre les infrastructures nucléaires en juin 2025 n’ont été efficace, la Maison Blanche espère provoquer une solution.

La pression militaire maximale et la crise politico-économique qui touche l’Iran pourraient précipiter un accord. S’il est trouvé, dans quelle mesure sera t-il respecté par Téhéran ? En 2015, l’accord cadre limitait l’enrichissement de l’uranium à 3,67 %. Mais on s’est aperçu que l’Iran avait vraisemblablement continué sa marche vers la bombe, atteignait les 60 % d’uranium enrichi ; l’objectif étant les 90 % nécessaires à l’arme nucléaire.

Lire aussi : Les ambitions nucléaires de l’Iran et la géopolitique au Moyen-Orient

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