Iran : Cyrus peut-il sauver Khomeiny ?

28 mars 2026

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Iran : Cyrus peut-il sauver Khomeiny ?

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  • Après la guerre de douze jours de juin 2025, la République islamique recourt à un registre qu’elle avait historiquement combattu — la Perse antique, Cyrus, Persépolis — pour compenser l’usure de son langage révolutionnaire et chiite auprès d’une société de moins en moins mobilisable.

  • Ce glissement ne traduit pas une conversion au nationalisme : le régime superpose une couche identitaire à un socle islamiste qui s’érode, sans renoncer à la centralité du chiisme politique ni à la matrice révolutionnaire de 1979.

  • En réintroduisant dans l’espace politique des références comme Cyrus ou Persépolis, même de manière instrumentale, le pouvoir libère des forces partiellement incontrôlables : à terme, ce second langage pourrait prendre le pas sur le premier.

Après la guerre de douze jours de juin 2025, la République islamique n’a pas vacillé, mais elle a changé de registre. Confronté à l’usure idéologique et à une société de moins en moins mobilisable au nom de la seule révolution islamique, le régime puise désormais dans un répertoire qu’il avait longtemps combattu : celui de la Perse antique. Derrière la réapparition de Cyrus, de Persépolis ou des mythes nationaux se joue moins un retour au passé qu’un aveu discret : celui d’une idéologie qui ne suffit plus à elle seule à faire tenir le présent.

La guerre de douze jours de juin 2025 n’a pas provoqué en Iran le soulèvement que certains, à l’extérieur, imaginaient. Celui-ci a eu lieu plus de six mois. En attendant, dans les jours et semaines qui ont immédiatement suivi la dernière salve, cette guerre a produit autre chose : un resserrement national, non pas autour d’une adhésion retrouvée au régime, mais autour de l’idée d’Iran menacé. Dès la fin des frappes israéliennes, puis américaines, le pouvoir a combiné deux réflexes.

Le premier a été répressif avec la multiplication des arrestations, renforcement des contrôles intérieurs, exécutions pour espionnage allégué et déploiement sécuritaire massif, notamment dans les régions kurdes. Le second a été symbolique et s’est exprimé par un effort visible pour envelopper la République islamique dans les habits plus anciens, plus larges et plus consensuels de la nation iranienne.

C’est dans ce contexte qu’a pris forme ce que beaucoup ont décrit comme un « sursaut nationaliste ». Le mot mérite d’être manié avec prudence. Il ne s’agit pas d’un ralliement populaire au régime islamique en tant que tel, mais d’un réflexe de défense nationale exploité par le pouvoir.

La direction iranienne a compris qu’après la guerre, son vocabulaire strictement révolutionnaire, chiite et anti-impérialiste ne suffisait plus

Pour parler à une société lassée par l’idéologie, mais encore sensible à l’humiliation nationale, il fallait puiser dans un répertoire plus ancien que 1979. C’est ainsi que l’on a vu remonter à la surface des symboles que la République islamique avait longtemps regardés avec méfiance, voire avec hostilité.

Des images de Cyrus le Grand, de Persépolis et d’autres figures ou lieux de la Perse antique sont réapparues dans l’espace public et sur les réseaux sociaux, souvent juxtaposées à des symboles chiites. Des affichages nationalistes ont fleuri, tandis que des chants patriotiques de tonalité plus séculière ont été entendus jusque dans des cérémonies religieuses. La figure d’Arash l’Archer, héros mythique de l’imaginaire iranien, a aussi été mobilisée dans cette nouvelle mise en scène. Même Ali Khamenei, dont le régime s’est longtemps défié de l’exaltation préislamique, a davantage insisté sur la « richesse culturelle et civilisationnelle » de l’Iran. Autrement dit, un pouvoir fondé sur la révolution islamique s’est mis, sous la pression de la guerre et de l’usure intérieure, à parler davantage le langage de la continuité historique perse.

Ce glissement est politiquement significatif, parce qu’il contredit une partie du logiciel originel du régime. Depuis 1979, la République islamique s’est construite contre le nationalisme monarchique du Shah et contre la sacralisation du passé préislamique. Sa promesse fondatrice n’était pas de restaurer la grandeur de la Perse, mais de réinscrire l’Iran dans l’histoire universelle de l’islam révolutionnaire. Le fait que le pouvoir soit aujourd’hui conduit à recycler Cyrus, Persépolis ou l’imaginaire héroïque iranien dit moins sa force retrouvée que sa difficulté à continuer de gouverner avec les seuls ressorts de l’islamisme khomeyniste.

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Pour comprendre ce basculement, il faut revenir à une notion essentielle de la pensée islamiste moderne et, plus encore, de la vision de Khomeyni, celle de jahiliyya. Dans le vocabulaire coranique classique, la jahiliyya désigne l’« âge de l’ignorance », c’est-à-dire l’état spirituel, moral et politique de l’Arabie avant la révélation islamique. Le terme ne renvoie pas simplement à une absence de savoir. Il désigne un monde privé de véritable guidance, dominé par l’idolâtrie, les loyautés tribales, l’injustice et la souveraineté des hommes à la place de celle de Dieu.

Les penseurs islamistes du XXe siècle, notamment Sayyid Qutb, théoricien des Frères musulmans dont plusieurs ouvrages ont été traduits en persan par Ali Khamenei avant la révolution, ont considérablement élargi le sens de cette notion, au point d’en faire une catégorie d’analyse du monde moderne dans son ensemble. Une société peut être technologiquement avancée, administrativement puissante, militairement redoutable et demeurer, dans cette perspective, plongée dans la jahiliyya dès lors qu’elle n’est pas ordonnée par la souveraineté divine.

Khomeyni a traité le problème de la jahiliyya en Iran d’une manière cohérente avec sa vision islamique radicale. Il a subordonné et dévalorisé la gloire préislamique, celle des Achéménides, des Parthes et des Sassanides, au profit de l’islam comme seule source légitime de grandeur et d’identité. Dans sa lecture, l’histoire iranienne n’atteint pas son accomplissement avec Cyrus et Darius, mais avec l’entrée de l’Iran dans l’islam, puis avec sa contribution propre à la civilisation musulmane, enfin avec la révolution islamique elle-même, présentée comme la restauration de l’authenticité après des siècles de déviation.

Dans cette perspective, la jahiliyya n’est plus seulement l’Arabie préislamique. Elle peut être étendue à toute histoire non islamique. Khomeyni et les islamistes radicaux qui l’entouraient ont ainsi traité l’Iran préislamique comme un âge d’ignorance, ténèbres et idolâtrie, même si le zoroastrisme ne relevait évidemment pas du polythéisme arabe classique. Ce qui comptait, ce n’était pas la précision historique ou théologique, mais la hiérarchie idéologique. Les empires perses antiques étaient décrits comme des systèmes monarchiques, oppressifs, païens ou au moins spirituellement inférieurs, incompatibles avec l’islam authentique. La grandeur impériale, dans cette optique, ne vaut rien si elle n’est pas soumise à la vérité religieuse.

Cette hostilité prenait un relief particulier face au projet du Shah Mohammad Reza Pahlavi. Celui-ci avait fait du passé perse antique l’un des piliers de sa légitimation. Les fastes de Persépolis en 1971 pour le 2500e anniversaire de la monarchie, l’exaltation de Cyrus le Grand, la tentative de faire démarrer le calendrier officiel à partir de Cyrus plutôt qu’à partir de l’Hégire, tout cela relevait d’une stratégie cohérente visant à déplacer le centre de gravité symbolique de l’Iran depuis l’islam vers la continuité impériale perse. Pour Khomeyni, ce n’était pas une simple orientation culturelle. C’était une idolâtrie nationaliste et un dispositif de substitution destiné à effacer l’islam et à occidentaliser la société sous couvert de grandeur nationale.

Sa critique ne visait donc pas seulement les choix du Shah, mais plus profondément l’idée même d’une fierté nationale fondée sur l’ère préislamique. À ses yeux, la vraie histoire glorieuse de l’Iran commence avec l’arrivée de l’islam et avec la conversion progressive des Iraniens. Ce basculement ne signifiait pas, dans sa pensée, une humiliation perse, mais au contraire une élévation. L’islam venait arracher l’Iran à la jahiliyya, c’est-à-dire à un passé de domination monarchique, d’illusion civilisatrice et d’égarement spirituel.

Le rejet de la monarchie occupait ici une place centrale. Khomeyni considérait la monarchie héréditaire comme une institution fondamentalement contraire à l’islam

Dans son esprit, le problème ne commençait pas avec les Pahlavi. Il était plus ancien. La monarchie, qu’elle soit achéménide, sassanide ou moderne, appartenait à une logique de pouvoir corrompue, étrangère au gouvernement islamique juste. Il allait jusqu’à présenter la révolution de 1979 comme la rupture destinée à mettre fin à des millénaires de royauté et de dictature. La condamnation du Shah s’inscrivait donc dans une condamnation beaucoup plus vaste du principe dynastique lui-même.

Il faut toutefois noter que cette délégitimation de l’Iran préislamique n’a pas débouché sur une destruction systématique de son patrimoine matériel. Certes, au début de la révolution, certaines voix extrêmes, comme celle de Sadegh Khalkhali, proposèrent de détruire Persépolis ou multiplièrent les insultes contre Cyrus. Mais Khomeyni ne fit pas de la démolition physique des vestiges antiques un axe majeur de son action. Le régime choisit une voie plus subtile et souvent plus efficace préférant dévaloriser plutôt que détruire. L’héritage préislamique fut dilué, minimisé ou traité comme secondaire dans l’éducation, les médias et la propagande. L’identité nationale officielle fut recentrée sur l’islam chiite, sur la mémoire du martyre de l’imam Hussein, sur la résistance aux oppresseurs et sur le rejet de l’Occident laïque.

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En résumé, Khomeyni n’a pas nié l’existence historique de la grandeur perse antique. Il l’a relativisée, subordonnée et finalement dépassée. Dans sa vision, cette grandeur appartient à une époque de jahiliyya, donc à un stade inférieur de l’histoire iranienne. La vraie gloire de l’Iran réside dans son islamisation, dans sa contribution au monde musulman, dans des périodes comme l’époque safavide où l’identité chiite de l’Iran s’affirme, puis dans la révolution islamique elle-même, censée rendre au pays sa vocation authentique.

C’est précisément pour cette raison que le moment ouvert par la guerre de juin 2025 est si révélateur. Lorsqu’un régime né de la dénonciation du culte de Cyrus se met à recycler Cyrus, Persépolis ou Arash pour rallier la population, il avoue en creux l’épuisement relatif de son récit fondateur. La République islamique n’abandonne pas l’islamisme. Elle ne renonce ni à la centralité du chiisme politique ni à la matrice révolutionnaire de 1979. Mais elle cherche désormais à les enchâsser dans quelque chose de plus ancien et émotionnellement mobilisateur : l’Iran comme civilisation et comme continuité historique. Cette construction repose toutefois sur une fiction partielle. Car, si l’Iran peut revendiquer une profondeur historique exceptionnelle, la continuité politique et stratégique avec les grands empires antiques est beaucoup plus fragile qu’il n’y paraît.

Depuis quatre siècles au moins, l’Iran n’a été qu’épisodiquement une puissance structurante. La dynastie safavide, qui unifie le pays au XVIe siècle et en fait un État chiite, constitue un moment fondateur, mais aussi une exception relative dans une histoire marquée par des phases de fragmentation, de dépendance ou de marginalisation stratégique. Après leur déclin au XVIIIe siècle, l’espace iranien entre dans une longue période d’instabilité, puis de faiblesse face aux puissances extérieures, qu’il s’agisse de l’Empire russe, de la Grande-Bretagne ou, plus tard, des États-Unis.

Autrement dit, la continuité entre l’Iran achéménide ou sassanide et l’Iran contemporain est moins une réalité historique qu’une reconstruction politique. Elle ressemble, toutes proportions gardées, à celle que mobilise l’Égypte moderne lorsqu’elle se réclame des pharaons. Il existe bien une mémoire, des vestiges, un imaginaire, mais pas de fil politique ininterrompu ni de transmission institutionnelle directe.

C’est précisément dans cet écart que s’inscrit la stratégie actuelle du régime. En mobilisant Persépolis, Cyrus ou les figures mythiques de l’Iran ancien, la République islamique ne ressuscite pas une continuité réelle. Elle produit un récit. Un récit destiné à combler un vide, celui laissé par l’érosion du langage révolutionnaire et religieux.

Ce recours au passé n’est donc pas le signe d’un retour à une grandeur ancienne, mais celui d’un besoin contemporain. Plus le présent est incertain, plus le régime a besoin d’un passé stabilisateur. Plus sa légitimité idéologique s’effrite, plus il cherche à s’adosser à une profondeur historique supposée incontestable.

En ce sens, l’Iran officiel d’aujourd’hui ne renoue pas avec son passé impérial. Il s’efforce de se donner l’apparence d’une continuité qui, historiquement, a été largement rompue.

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Le paradoxe est saisissant. Le régime, qui avait construit sa légitimité contre le nationalisme préislamique du Shah, se voit contraint, après la guerre de douze jours, d’en récupérer une partie des codes. Non parce qu’il se convertirait soudain à une lecture pluraliste de l’histoire iranienne, mais parce qu’il sait que la seule rhétorique islamique ne suffit plus à maintenir l’adhésion. Il ne célèbre pas véritablement l’Iran antique pour lui-même. Il l’instrumentalise pour préserver la République islamique face à un affaissement de sa légitimité.

La question décisive est donc moins de savoir si le régime est devenu nationaliste que de comprendre pourquoi il l’est devenu davantage. La réponse tient dans l’après-guerre de juin 2025 et dans ses prolongements jusqu’à aujourd’hui, à la fin du mois de mars 2026. La guerre n’a pas renversé le pouvoir. Elle l’a fragilisé, exposé et contraint à élargir sa base symbolique. Mais, surtout, elle a ouvert une séquence de tension durable avec pression militaire persistante, vulnérabilité stratégique désormais visible avec le réalignement des pays de GCC, crise économique aggravée par la destruction massive et défiance sociale qui ne s’est pas résorbée. Dans ce contexte, la République islamique continue de se vouloir l’héritière de Karbala. Mais, pour tenir, elle doit désormais aussi parler au nom de Persépolis.

Les mois qui ont suivi la guerre de juin ont confirmé cette inflexion. Le pouvoir a simultanément durci son contrôle intérieur et élargi son registre symbolique. D’un côté, répression accrue, surveillance renforcée, rappels constants à la fidélité révolutionnaire. De l’autre, mise en avant plus insistante de la « civilisation iranienne », de la profondeur historique du pays et de son rôle ancien de puissance structurante de la région. Cette coexistence n’est pas contradictoire. Elle est fonctionnelle. Elle permet au régime de compenser l’érosion de sa légitimité idéologique par une mobilisation identitaire plus large, moins strictement religieuse.

Sur le fond, il ne s’agit pas d’une transformation idéologique profonde ou d’un basculement doctrinal. Le cœur du régime ne change pas. La centralité du chiisme politique, la référence à la révolution de 1979, la matrice anti-occidentale et la logique de légitimité religieuse demeurent intactes. Rien, dans les discours structurants du pouvoir, n’indique un renoncement à ces fondements.

Ce à quoi nous assistons est une adaptation stratégique devenue, depuis l’été 2025, plus systématique.

Le régime ne remplace pas un récit par un autre. Il superpose. Il ajoute une couche nationale à un socle islamique qui s’érode en termes de capacité mobilisatrice. Il ne devient pas nationaliste. Il devient plus national en surface, sans cesser d’être islamiste en profondeur

Cette évolution répond à une contrainte simple : gouverner une société qui ne se reconnaît plus entièrement dans le seul langage de la révolution, mais qui reste sensible à l’idée d’Iran comme communauté historique menacée.

Cependant, la mémoire est une matière radioactive. Et, à mesure que l’on avance vers 2026, cette dimension devient plus visible. À force de mobiliser des références comme Cyrus ou Persépolis, même de manière instrumentale, le régime contribue à les réintroduire dans l’imaginaire politique légitime. Or ces références ne sont pas neutres. Elles portent en elles une autre définition possible de la légitimité, moins exclusivement religieuse, plus civilisationnelle, parfois même implicitement concurrente.

À court terme, cette stratégie stabilise. À plus long terme, elle peut fissurer. Car en élargissant son récit pour survivre à la crise ouverte par la guerre de juin 2025, la République islamique introduit en son sein des éléments qui échappent partiellement à son contrôle. Elle continue de parler au nom de Karbala. Mais plus elle parle aussi au nom de Persépolis, plus elle ouvre la possibilité qu’un jour, ce second langage prenne le pas sur le premier.

Le projet khomeyniste reposait sur une idée forte, presque exclusive de l’islam révolutionnaire, et plus précisément le chiisme politique, devait fournir à lui seul l’ensemble des ressources de légitimité, d’identité et de mobilisation. Il n’avait pas besoin du nationalisme. Il s’était même construit contre lui, en dénonçant le Shah et son culte du passé préislamique comme une imposture et une déviation.

Or, ce langage ne suffit plus. S’il suffisait, le régime n’aurait pas besoin d’aller chercher Cyrus, Persépolis ou l’idée d’une civilisation iranienne plurimillénaire. Le simple fait qu’il le fasse constitue déjà un signal.

C’est donc un aveu d’échec. L’idéologie ne disparaît pas, mais elle ne remplit plus entièrement son rôle mobilisateur. Elle doit être complétée, épaulée, élargie. Et dans l’histoire des régimes idéologiques, ce moment est toujours significatif : c’est celui où la doctrine cesse d’être autosuffisante.

Quand un pouvoir commence à emprunter des registres qu’il avait historiquement rejetés, ce n’est presque jamais par choix pur, mais parce que quelque chose, dans son dispositif initial, ne suffit plus à tenir la société.

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À propos de l’auteur
Gil Mihaely

Gil Mihaely

Journaliste. Docteur en histoire