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L’opération Praying Mantis (18 avril 1988) reste la plus importante action de combat naval américaine depuis 1944 : en quelques heures, l’US Navy détruisit la moitié des capacités navales iraniennes, mettant fin à la guerre des pétroliers dans le golfe Persique.
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Ses enseignements demeurent d’actualité en 2026 : le brouillard de la guerre persiste malgré la supériorité technologique, la violence est plus difficile à maîtriser qu’à libérer, et tout conflit avec l’Iran est plus facile à déclencher qu’à terminer.
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De Praying Mantis à Epic Fury, la doctrine américaine est passée de la frappe limitée ciblée à l’anéantissement radical — dans un contexte où l’Iran a délibérément construit une tenaille asymétrique pour défier spécifiquement l’US Navy.
Replonger dans l’histoire de la dernière confrontation navale survenue entre les États-Unis et l’Iran en 1988 permet de répondre à quelques questions nées de la crise qui se déroule dans le golfe Persique : pourquoi la marine iranienne n’a-t-elle pas risqué un nouvel affrontement conventionnel avec l’US Navy ? Pourquoi cette dernière a-t-elle adopté un mode d’action plus prudent en 2026 qu’en 1988 ?
Trente-huit ans après, quels enseignements retenir de l’opération Praying Mantis, qui a potentiellement marqué la jeunesse, la formation et la culture des stratèges navals américains et iraniens actuels1 ?
Au niveau tactique, cette bataille navale reste riche d’enseignements en tant que coup d’arrêt infligé par la thalassocratie à un « perturbateur » dont elle parvint à juguler les ambitions grâce à une action offensive adroite suivie d’une destruction fulgurante de la riposte sans jamais perdre le contrôle du niveau de violence. Mais c’est au niveau stratégique que cette victoire est encore plus intéressante à étudier aujourd’hui, car elle met en évidence l’importance de bien cerner les capacités et les motivations de l’adversaire en dépit du brouillard de la guerre, signale les risques d’escalade qui existent en l’absence d’une maîtrise stricte de la violence par le niveau politique, et rappelle enfin qu’il est plus facile de déclencher un conflit avec l’Iran que d’y mettre fin.
L’opération Praying Mantis
Printemps 1988 : la guerre Iran-Irak bat son plein
Depuis un an, les États-Unis ont déclenché l’opération Earnest Will afin de protéger les pétroliers koweïtiens victimes de multiples attaques en les plaçant sous pavillon américain : en juillet 1987, dès le premier convoi, le supertanker Bridgeton a été victime d’une mine, dont l’origine iranienne est confirmée deux mois plus tard lorsque l’US Navy intercepte le mouilleur de mines iranien Iran Ajr au large de Bahreïn. Un mois plus tard, le pétrolier Sea Isle City est victime d’un missile Silkworm, auquel l’US Navy riposte en détruisant la plateforme pétrolière de Rostam (opération Nimble Archer).
En février 1988, alors que les attaques se poursuivent à un rythme soutenu, le contre-amiral Anthony Less prend le commandement de la Joint Task Force Middle East. Ce pilote de chasse, vétéran du Vietnam et ancien leader des Blue Angels, adopte un comportement plus agressif : il demande à ses subordonnés d’intimider les Iraniens en mer et d’« explorer la zone grise entre le tir et l’oisiveté »2 pour éviter les attaques de navires neutres.
Le 14 avril 1988, la frégate USS Samuel B. Roberts détecte trois mines sur son avant : en battant en arrière, elle en heurte une quatrième qui ouvre une brèche de 8 mètres de large près de sa poupe et fait dix blessés3
La comparaison des numéros de série des mines M-08 désigne rapidement l’auteur de l’attaque.
Quand le Département d’État propose une opération punitive proportionnelle, le Pentagone préconise une série de frappes contre les installations terrestres iraniennes. Le président Reagan privilégie la première option, et les États-Unis déclenchent une opération visant à neutraliser les postes de surveillance sur plusieurs plateformes pétrolières et à détruire une frégate iranienne, si possible la frégate Sabalan, accusée spécifiquement d’attaques impitoyables contre les navires de commerce4.
Trois Surface Action Groups (SAG) comptant chacun trois bâtiments sont constitués sous les ordres du contre-amiral Less, lui-même embarqué à bord du bâtiment de commandement USS Coronado : le SAG Bravo est chargé de neutraliser la plateforme de Sassan, le SAG Charlie celle de Sirri, tandis que le SAG Delta reçoit pour mission de verrouiller les accès au port de Bandar Abbas. Le Battle Group Foxtrot constitué autour du porte-avions USS Enterprise est chargé de fournir un appui aérien à partir du golfe d’Oman. Le piège est en place : il s’agit de frapper en premier pour ensuite mieux détruire toute éventuelle riposte iranienne.
Le 18 avril, à 07h55, le SAG Bravo5 s’approche de la plateforme de Sassan et indique par VHF qu’il laisse cinq minutes aux occupants pour s’échapper avant d’ouvrir le feu. Plusieurs militaires iraniens se précipitent vers un canon de 23mm, tandis que la plupart prend la fuite à bord de remorqueurs. Le canon iranien, qui tente de riposter, est réduit au silence par un coup au but de la frégate Merrill6. À 09h20, des marines déposent 1 500 livres d’explosifs qui rendent les infrastructures inutilisables.
Dans le même temps, le SAG Charlie7 conduit une opération similaire sur la plate-forme de Sirri. Les tirs finissent par embraser un réservoir de gaz, rendant inutile l’intervention des SEALs.
En réponse, les Pasdarans font appareiller de l’île d’Abu Musa un groupe de trois vedettes rapides8 pour attaquer des navires civils dans le champ pétrolier émirien de Mubarak. Une patrouille de deux A-6E Intruder bombarde les vedettes à l’aide de bombes à fragmentation Rockeye : une vedette est coulée tandis que les autres retournent s’échouer sur Abu Musa.
Le patrouilleur lance-missile iranien Joshan9 reçoit l’ordre de se rapprocher à grande vitesse du SAG Charlie. Après avoir reçu une dernière sommation, il décoche un missile antinavire Harpoon, presque en même temps que le Simpson tire un SM-1 contre le Joshan. Les trois navires américains placés en ligne de front10 parviennent à esquiver le missile, qui s’abîme à quelques centaines de mètres sur l’arrière du croiseur Wainwright. Les navires américains ripostent aussitôt et réduisent le patrouilleur iranien à l’état d’épave, tuant 15 marins.
À 12h50, trois chasseurs-bombardiers F-4 Phantom iraniens sont détectés en rapprochement : le Wainwright tire deux missiles SM-2ER qui endommagent sérieusement un appareil que le pilote parvient toutefois à ramener à Bandar Abbas. L’Enterprise subira aussi des tentatives d’approche de F-4, qui n’oseront jamais se frotter aux Tomcat qui assurent sa protection.
En milieu d’après-midi, la frégate Sahand, sister-ship du Sabalan, appareille de Bandar Abbas à 25 nœuds. Elle est rapidement détectée par l’E-2C. Touchée par les missiles et les roquettes, achevée par les bombes d’une nouvelle vague d’A-7E catapultés de l’Enterprise, le Sahand brûle durant de longues heures avant de couler dans la nuit, entraînant avec lui une cinquantaine de membres d’équipage.
Plus tard dans l’après-midi, la frégate Sabalan appareille enfin.
Elle essuie plusieurs tirs d’artillerie avant qu’une bombe Mk83 de 500 livres ne soit placée exactement dans sa cheminée par le capitaine de corvette James Engler12
L’attaque d’une seconde vague est interrompue in extremis : à Washington, le secrétaire à la Défense Frank Carlucci approuve la recommandation de l’amiral Crowe13 de cesser toute nouvelle action hostile, estimant que le sang avait assez coulé. À 20h30, l’amiral Less autorise les Iraniens à remorquer la frégate Sabalan fortement endommagée jusqu’à sa base. Elle y restera en réparation trois ans.
Souvent considérée comme l’action de combat naval de la marine américaine la plus importante depuis la bataille du golfe de Leyte en 1944, Praying Mantis s’achève sur un bilan sans appel : l’Iran a perdu deux plateformes pétrolières, une frégate, un patrouilleur et plusieurs vedettes, tandis qu’une seconde frégate est fortement endommagée. Au moins 57 marins iraniens et une vingtaine de Pasdarans ont été tués14. Les États-Unis ont seulement perdu un hélicoptère d’attaque AH-1T Sea Cobra et ses deux membres d’équipage15.
Ce revers naval coïncide avec un revers terrestre majeur pour l’Iran, puisque le même jour, 100 000 soldats irakiens reprennent le site stratégique de la péninsule de Fao après une bataille de 36 heures.
Le 29 avril 1988, onze jours après Praying Mantis, le secrétaire à la Défense Carlucci annonce que l’US Navy étend sa protection à l’ensemble des navires de commerce neutres. Téhéran cesse aussitôt ses actions de harcèlement contre le trafic maritime : c’est la fin de la Tanker War.
Quels enseignements pour aujourd’hui ?
Le brouillard de la guerre persiste toujours
En 1988, l’écrasant avantage technologique dont bénéficiaient les Américains ne leur permit pas d’éviter le « brouillard de la guerre ». Dans la matinée du 18 avril, un patrouilleur émirien qui s’approchait à grande vitesse fut d’abord classifié comme un Boghammar iranien avant qu’un avertissement radio ne permette de lever le doute. Quelques heures plus tard, un hélicoptère Cobra identifia à tort un contact comme une « possible frégate iranienne de la classe Saam ». Le Merrill se prépara à lancer une salve de missiles Harpoon, avant que l’appareil n’annonce in extremis le numéro de coque d’une frégate soviétique de la classe Sovremennyy16. Praying Mantis passa donc à quelques nautiques d’une catastrophe géopolitique majeure.
En 2026, Epic Fury nous rappelle qu’une supériorité informationnelle exhaustive est toujours difficilement atteignable et qu’il reste illusoire de dissiper complètement le brouillard de la guerre. Quand bien même l’incertitude des forces en présence aurait disparu grâce aux technologies de renseignement, aux drones ou à l’intelligence artificielle, il subsistera encore longtemps l’incertitude de la contingence, de la surprise et de l’inventivité. Citons, par exemple, les chasseurs américains abattus par la défense sol-air iranienne quand les États-Unis pensaient disposer de la suprématie aérienne, ou les attaques ayant visé le porte-avions USS Abraham Lincoln malgré son éloignement des côtes. Fonder la supériorité décisionnelle uniquement sur la domination informationnelle reviendrait à faire du facteur matériel l’aboutissement d’une stratégie alors qu’il n’en est qu’un moyen.
Il est plus difficile de maîtriser la violence que de la libérer
En combinant un gant de fer et des doigts de fée17, l’US Navy parvint en 1988 à concentrer rapidement ses moyens18 avant de passer à l’offensive pour tendre un piège dans lequel la marine iranienne se précipita furieusement, de manière erratique et sans soutien aérien adapté, permettant à l’US Navy de conduire des attaques coordonnées d’attrition jusqu’à atteindre précisément le « point culminant » clausewitzien.
En 1988, les Américains furent surpris de la vigueur de la riposte iranienne malgré la disproportion de l’écart technologique, faisant dire au secrétaire à la Défense Carlucci : « Je ne suis pas sûr que cela puisse s’expliquer selon la logique occidentale »19 — une phrase qui résonne de manière singulière dans le contexte d’Epic Fury.
Praying Mantis illustre surtout comment les opérations sont orientées par leurs objectifs : conçue comme une frappe limitée de représailles en réponse au minage du Golfe, elle fut interrompue lorsque le président Reagan estima que les objectifs étaient atteints. Plus important encore, il existe des hypothèses crédibles20 selon lesquelles l’USS Gary fut attaqué par au moins un missile Silkworm dans l’après-midi du 18 avril, et que le SAG Delta fut la cible de plusieurs missiles antinavires iraniens. Malgré l’affirmation du capitaine de vaisseau Donald Dyer21, ces événements furent soigneusement omis des comptes rendus et le Pentagone évita de les évoquer officiellement.
Les officiels américains préférèrent insister sur le succès majeur de Praying Mantis, qui permit de maintenir ouvertes les lignes d’approvisionnement maritimes22 et persuada les dirigeants régionaux qu’ils pouvaient désormais faire confiance aux États-Unis23. Au bord de la déroute sur le front terrestre24, au bord de l’émeute à Téhéran et au bord de la banqueroute, l’Iran accepta finalement le cessez-le-feu proposé par l’ONU le 18 juillet 1988.
En 2026, le narratif américain est beaucoup plus offensif, au service d’un objectif bien plus ambitieux.
Mais l’importance de cet objectif reste toujours cruciale pour calibrer les effets militaires souhaités afin d’envisager ensuite un processus de désescalade pérenne. De Praying Mantis à Epic Fury, l’US Navy est passée de l’avertissement magistral ciblé à l’anéantissement radical total
Mais si l’effet conventionnel immédiat est garanti, le narratif associé est moins fin et l’effet dans la durée beaucoup plus incertain tant le rapport de force dans ce domaine est historiquement favorable aux acteurs qui n’ont plus rien à perdre.
L’histoire ne se répète pas (toujours)
L’opération Praying Mantis se distingue à bien des égards d’Epic Fury par sa durée, son intensité et ses objectifs. La première est une action tactique limitée au domaine naval quand la seconde est une campagne stratégique d’usure dans tous les domaines. L’une des principales raisons pour lesquelles la situation dans le golfe Persique est aujourd’hui très différente réside dans le rapport de force matériel.
En 1988, la petite marine iranienne était fortement affaiblie par huit années de guerre avec l’Irak, et le Corps des Gardiens de la révolution islamique ne disposait que de moyens navals embryonnaires. Surtout, l’Iran tomba dans le piège dressé par l’US Navy en quittant son domaine de prédilection de la guerre navale asymétrique pour celui de la bataille « mahanienne », et perdit en une dizaine d’heures la moitié de son potentiel de combat naval.
En 2026, l’Iran a certes renforcé son arsenal conventionnel, mais l’a surtout doublé d’une « tenaille » de déni d’accès : dans le haut du spectre, le développement de missiles balistiques capables de frapper des cibles navales ; dans le bas du spectre, le foisonnement d’armes asymétriques relativement peu coûteuses : vedettes rapides, drones aériens et navals, missiles antinavires, mines… Contrairement à 1988, les moyens iraniens ont été délibérément et patiemment affûtés pour défier spécifiquement la marine américaine.
C’est probablement pour cette raison que l’US Navy paraît bien plus prudente qu’en 1988 : un mois après le début d’Epic Fury, les navires américains ne sont toujours pas revenus dans le Golfe. Le porte-avions USS Abraham Lincoln stationne presque exactement au même emplacement que l’USS Nimitz en 1988, dans le golfe d’Oman, mais plus loin des côtes iraniennes pour prendre en compte l’allonge accrue des missiles et drones adverses. À la différence de 1988, ce sont en 2026 les militaires qui paraissent plus prudents que les politiques, ce qui n’est pas toujours bon signe.
Quand Praying Mantis constitua probablement l’apogée du formidable outil de combat naval forgé sous l’administration Reagan, Epic Fury intervient dans une période de doute technologique pour l’US Navy, dont les capacités de conception et de construction navale sont remises en cause25 et dont la suprématie est questionnée par la croissance de la marine chinoise, par la persistance de la menace russe et par l’émergence de menaces asymétriques crédibles en Iran, mais aussi au Yémen.
Vers la bataille navale totale
Dans une vision un peu manichéenne, l’action navale a longtemps eu deux facettes : la bataille décisive entre forces organisées, vantée par Mahan, et la maîtrise des communications maritimes prônée par Corbett. Ce qu’avait préfiguré Praying Mantis, et ce que confirme Epic Fury, est un mouvement plus profond : la différence entre bataille entre forces organisées et guerre des communications est abolie. Les opérations menées contre l’Iran en 1988 comme en 2026 confirment que la première est souvent le préalable à la seconde — comme en témoigne la destruction de la flotte iranienne dans les premiers jours de la crise —, mais aussi que la seconde fait sans cesse appel à la première — comme en témoigne la nécessité de disposer de navires de combat de premier rang pour escorter des navires de commerce face à la menace balistique dans les détroits.
Nous sommes entrés dans une ère de bataille navale totale. D’une part, les acteurs asymétriques historiques sont désormais capables de déployer des moyens du « haut du spectre » ; c’est par exemple le cas de la marine nord-coréenne qui construit des destroyers lourds. D’autre part, les acteurs conventionnels classiques se dotent de moyens hybrides ; c’est le cas de la marine chinoise avec ses flottes de pêche ou de recherche scientifique. Enfin, la dissémination des technologies et la miniaturisation des composants démocratisent considérablement l’accès aux armements perfectionnés.
Dans ce contexte, la domination navale est de moins en moins synonyme de contrôle : une frégate moderne peut être aussi bien confrontée à un missile balistique arrivant de l’espace à Mach 4, à un navire de commerce civil qui lui décoche une salve de missiles antinavires ou à un jet-ski dronisé équipé de lance-roquettes. Pour conjurer ces menaces, elle doit aussi être capable de frapper de manière « left on launch »26 visant à détruire des moyens navals avant même qu’ils ne prennent la mer27.
Ce phénomène de « guerre navale totale » met le modèle des marines occidentales à rude épreuve : confrontées à un éventail des menaces toujours plus large et évolutif, elles sont engagées dans une course implacable où il faut courir pour rester à la même place28 et dont le risque majeur est d’être « en retard, toujours en retard » tel le lapin de Lewis Carroll dans Alice au pays des merveilles.
Notes
- Pour approfondir l’ensemble du contexte, voir notamment PENISTON Bradley, No Higher Honor, Naval Institute Press, Annapolis, 2006.
- ZATARAIN Lee Allen, America’s first clash with Iran – The Tanker War 1987-88, Casemate, Philadelphia & Oxford, 2013.
- Transporté par barge aux États-Unis, l’USS Samuel Roberts sera réparé en 13 mois pour 90 millions de dollars avant de reprendre sa carrière opérationnelle en 1989 jusqu’à son désarmement en 2015.
- La frégate Sabalan était réputée pour effectuer des enquêtes de pavillon à bord d’un navire de commerce, souhaiter un « bon voyage » à l’équipage, puis revenir et les attaquer froidement en ciblant les quartiers de l’équipage, in SYMONDS, Craig L. Decision at sea, Oxford University Press, 2005. L’amiral Crowe ordonna explicitement à l’amiral Less : « Coulez le Sabalan », in ZATARAIN, op. cit., p. 207.
- Constitué des frégates USS Merrill et USS Lynde McCormick, du navire amphibie USS Trenton et d’un détachement de marines avec leurs hélicoptères.
- PERKINS J. B., « The Surface View: Operation Praying Mantis », Proceedings, Mai 1989.
- Composé du croiseur USS Wainwright et des frégates USS Simpson et USS Bagley et d’un détachement de SEALs.
- Le terme Boghammar, qui désignait initialement une série de 50 vedettes rapides construites par le chantier suédois Boghammar Marin AB, finit par désigner l’ensemble des vedettes iraniennes dans le vocable de l’US Navy.
- Construit en France par les Constructions Mécaniques de Normandie dans le cadre d’un contrat de 12 patrouilleurs Combattante II, formant en Iran la classe « Kaman ».
- Afin de réduire la surface équivalente radar et de favoriser l’emploi de leurs armes placées sur la plage avant.
- Cette performance lui vaudra l’attribution d’une Distinguished Flying Cross.
- Chairman of the Joint Chiefs of Staff depuis 1985.
- RAZOUX Pierre, La Guerre Iran-Irak, Perrin, Paris, 2013.
- Cet appareil des marines, qui avait décollé du Trenton pour un vol de reconnaissance, s’écrasa en mer à environ 15 Nq de l’île d’Abu Musa. L’épave relevée ne montra aucune trace d’impact ni de combat, laissant supposer un accident selon SYMONDS, op. cit. ; cependant, d’autres sources indiquent qu’il aurait pu être abattu par un missile tiré d’un navire iranien, version que les Iraniens revendiquèrent aussitôt, cf ZATARAIN, op. cit., p. 256.
- SYMONDS Craig L., Decision at sea, Oxford University Press, 2005.
- L’expression est inspirée de Christian Malis, in MALIS Christian, Guerre et stratégie au XXIe siècle, Fayard, 2014.
- Plusieurs unités américaines s’apprêtaient à faire escale à Mombasa, au Kenya, lorsqu’elles reçurent l’ordre de se diriger à grande vitesse vers le golfe Persique après l’attaque du Samuel Roberts.
- ZATARAIN, op. cit., p. 257.
- Voir notamment ZATARAIN, op. cit., p. 261-289.
- ZATARAIN, op. cit., p. 276.
- L’opération Eagle Claw (24-25 avril 1980) fut un fiasco durant lequel 8 militaires américains trouvèrent la mort.
- « Les Américains allèrent plus loin dans les affrontements du 18 avril que ce que tout le monde pensait », expliqua un dirigeant du Bahreïn, « et démontrèrent clairement pour la première fois qu’ils prenaient la sécurité du Golfe réellement au sérieux. » in PENISTON Bradley, No Higher Honor, Naval Institute Press, Annapolis, 2006.
- Le 13 juillet 1988, l’armée irakienne entra en territoire iranien pour la première fois depuis 1982.
- LEVEQUE Joël, « Les difficultés structurelles des programmes navals américains face au défi du renouvellement des la flotte », Revue Défense nationale, n°88, mars 2026, p. 63-70.
- Cette expression désigne les mesures visant à empêcher ou à retarder les lancements de missiles avant leur tir, par opposition à l’approche « right of launch », qui vise à les détruire en vol après le lancement.
- Comme cela s’est produit en 2025 lors de Prosperity Guardian au Yémen ou en 2026 lors d’Epic Fury en Iran.
- C’est ce qu’en évolution des espèces Leigh Van Valen a nommé l’hypothèse de la Reine Rouge d’après le second volet d’Alice au pays des merveilles de Lewis Carroll.









